The content bellow is available only in French.

publié dans Revue Grain de sel le 11 juillet 2008

Pour la régulation et la stabilisation des marchés agricoles

Hélène Delorme/Jean-Marc Boussard

Politique agricole et rurale nationaleRégulation des marchés

Vous lisez un article de la publication "41-42 : L’agriculture en quête de politiques".

Jean-Marc Boussard et Hélène Delorme, co-auteurs d’un ouvrage sur la stabilisation des marchés agricoles, apportent un éclairage sur la question en Afrique de l’Ouest. À la lumière des évolutions de l’histoire, ils offrent ici un vibrant plaidoyer pour la régulation des marchés agricoles.

_ Pourquoi vouloir réguler les marchés agricoles ? Ne fonctionnent- il pas seuls ? La réponse est non, pour deux raisons.
D’abord, n’importe quel marché a toujours besoin d’un minimum de police, pour éviter les fraudes, les tromperies et les accords clandestins. Les plus enragés des libéraux sont d’accord sur ce point. Mais, dans le cas des marchés agricoles, il y a plus. Les marchandises qui y sont échangées ne sont pas tout à fait comme les autres. L’alimentation est un besoin vital pour les hommes, qui, par conséquent, sont disposés à tous les sacrifices pour s’en procurer en cas de pénurie. En même temps, une fois ce besoin couvert, les quantités d’aliment en excédent n’ont plus aucune valeur. De ce fait, les prix des produits agricoles, sur un marché libre et concurrentiel, sont susceptibles de monter à des hauteurs vertigineuses, comme de descendre au voisinage de zéro. Dans le premier cas, les consommateurs souffrent et meurent de faim. Dans le second, les producteurs sont découragés et cessent de produire, préparant ainsi une nouvelle phase de pénurie. Ces à coups ne favorisent pas la bonne utilisation des ressources…
En fait, même si les fluctuations qui viennent d’être décrites restaient confinées dans une fourchette assez étroite pour être supportable, elles resteraient nuisibles en décourageant l’investissement et la croissance. Aucune banque sérieuse ne prête à des producteurs lorsque ceux-ci sont confrontés à des marchés susceptibles de se retourner à chaque instant. Celles qui le font sont imprudentes et en paient les pots cassés, comme le montre l’actualité récente aux États-Unis. Dans ces conditions, les fluctuations sur les marchés agricoles interdisent le crédit, et donc le progrès, aux agriculteurs pauvres qui ne peuvent autofinancer leurs investissements. En particulier, elles constituent un obstacle très fort au « microcrédit » (dans lequel, pourtant, les théoriciens de la lutte contre la pauvreté mettent beaucoup d’espoir) qui devra se borner à financer des opérations commerciales à court terme plutôt que les investissements agricoles à plus long terme qui seraient tout aussi nécessaires. C’est pourquoi la régulation des marchés agricoles ne doit pas se limiter au « service minimum » envisagé par les libéraux (la « police des marchés » qui veille à la concurrence et à l’information des consommateurs) mais doit aller jusqu’à l’intervention sur les prix et les quantités, afin de stabiliser les cours.

L’histoire agricole de l’Afrique de l’Ouest depuis un siècle illustre ces propos. La production agricole y a augmenté à un rythme soutenu, bien que faible, du temps de la colonisation, parce que la métropole offrait un débouché relativement stable aux produits tropicaux d’exportation, considérés alors comme des produits « de luxe », auxquels les raisonnements précédents s’appliquent moins. Mais les produits tropicaux devinrent vite des produits de base pour l’alimentation des métropolitains, de sorte que leurs prix se mirent à fluctuer comme ceux de tous les produits agricoles. Au début des années 50, furent mises en place des institutions de régulation des marchés comme les « caisses de stabilisation ». Ces politiques étaient calquées sur celles qui étaient mises en oeuvre dans les métropoles, à la suite de la crise des années 30, et qui consistaient pour l’essentiel en garanties de prix. Dans les métropoles comme dans les colonies, le succès fut total au point qu’aux pénuries récurrentes succéda la pléthore dans les années 70-80.
Encore faut-il relativiser la notion de pléthore. Celle-ci se manifestait surtout sur les marchés des cultures d’exportation, qui, justement, avaient fait l’objet des mesures qui viennent d’être évoquées, parce que c’étaient les produits dont les consommateurs des métropoles avaient besoin, et pour lesquels, par conséquent, des politiques de croissance de la production paraissaient justifiées. Les cultures dites « vivrières », destinées aux consommateurs des pays producteurs, avaient fait l’objet de beaucoup moins d’attention, et leurs marchés étaient restés « libres ».
Il est vrai qu’avant les années 50, négliger les marchés de cultures vivrières pouvait se justifier par leur faible importance. En l’absence de grandes villes, l’essentiel de la production alimentaire ne passait pas par les marchés. L’offre était adaptée à la demande directement au niveau des villages. Il existait d’ailleurs une véritable confusion dans l’esprit des administrateurs entre les cultures d’autoconsommation (les « cultures de case ») et celles destinées au marché intérieur, dont le volume était très faible par rapport à la production totale.

Les choses sont maintenant différentes, dès lors que la croissance démographique n’est plus compatible avec la production directe de nourriture par les consommateurs et surtout que l’urbanisation implique le passage par le marché de l’essentiel de la production alimentaire. Alors, le marché devient un élément indispensable à l’équilibre du système, et quand il ne fonctionne pas, les urbains souffrent. Cependant, deux circonstances ont masqué l’ampleur du phénomène dans les années 70-80.
La première est que le soutien des cultures d’exportation a bénéficié indirectement aux cultures vivrières. Le fait pour les paysans de pouvoir compter sur un revenu assez sûr en provenance des cultures de rente leur a souvent permis de prendre des risques avec les cultures vivrières souvent plus rentables en moyenne. Il en est résulté une offre significative de cultures vivrières. L’espèce de symbiose souvent observée entre les cultures vivrières et le coton en est un des témoignages.
La seconde est que les pays développés se sont trouvés à la tête d’excédents importants qu’ils ont bradés vers les pays en développement. Cela n’a certes pas arrangé les affaires des paysans locaux, privés de leurs débouchés naturels par une concurrence déloyale : cet effet là a joué en sens inverse du précédent, en diminuant l’offre de cultures vivrières. Mais en même temps, les urbains ont pu obtenir une alimentation à des prix souvent inférieurs aux coûts de production locaux. Les habitants des villes ont donc pu avoir l’illusion d’une certaine sécurité alimentaire à bon marché, qui a masqué pendant un temps le problème de fond : celui qui résulte de l’incapacité des pays à se nourrir eux-mêmes.

Qu’en est-il aujourd’hui ? La croissance de la population d’un côté, les changements de politiques des pays développés (qui veulent à bon droit réduire les coûts engendrés par leurs excédents) de l’autre côté, placent maintenant les autorités politiques des pays africains en face de leurs responsabilités. Il faut augmenter la production locale pour nourrir la population locale. Il ne s’agit pas évidemment de viser l’autarcie complète, ni de refuser toute importation alimentaire de luxe, mais de chercher à produire sur place l’essentiel de la nourriture consommée dans un pays.
Cet objectif implique de produire de façon plus intensive, avec plus de capital (c’est-à-dire d’outils comme les engrais, les machines, le bétail, mais aussi les routes, les ponts et les infrastructures de toute sorte) par travailleur et par hectare. Bien sûr, il ne s’agit pas d’employer n’importe quelle quantité de capital à n’importe quoi : le capital est rare, il faut l’employer à bon escient. Les périodes coloniales et post-coloniales ont été fertiles en investissements pharaoniques mal calculés et gaspillés en pure perte. Cela tenait au mépris avec lequel étaient traités les agriculteurs de base, supposés stupides et ignorants (en réalité, ils étaient pauvres, ce qui n’est pas la même chose !) au point qu’il fallait penser à leur place les décisions de production et d’investissement. Or ils ne sont ni stupides, ni ignorants. Ils sont même les mieux placés pour utiliser au mieux les rares ressources d’épargne qui existent. Mais la politique agricole doit leur permettre de mobiliser cette épargne… et pour mobiliser l’épargne — on l’a vu plus haut — ils doivent pouvoir compter sur des prix assez stables pour effectuer leurs calculs économiques en toute connaissance de cause.

Voilà pourquoi la régulation et la stabilisation des marchés agricoles, aussi bien ceux des cultures vivrières que des produits d’exportation, sont des actions vitales à entreprendre par les autorités politiques des pays africains. Ces politiques, contrairement à une idée reçue, ne nécessitent quasiment pas de coût budgétaire. En tout cas, elles sont moins coûteuses que le financement des infrastructures, pourtant tout aussi nécessaire mais qui ne produira d’effets que s’il est complété par des marchés stables. La stabilisation des prix peut même constituer une incitation à la production d’infrastructures de statut privé, comme en rêvent les libéraux. Alors, pourquoi s’en priver ?

Jean-Marc Boussard est chercheur associé à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), unité de recherche sur les paysanneries, territoires, environnement, marchés et politiques publiques (Inra – Mona).
Hélène Delorme est chercheure associée au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri, Sciences Po Paris). Ils sont membres de l’Académie d’agriculture et animent le Groupe de recherche et d’échanges sur la régulation des marchés agricoles (Grema).
Ils sont co-auteurs de : La régulation des marchés agricoles. Un enjeu décisif pour le développement. Jean-Marc Boussard et Hélène Delorme (éd.) (2007) L’Harmattan, Paris.

Restez informé⸱e !

Abonnez-vous à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

Autres articles qui pourraient vous intéresser

Vous lisez un article de la publication "41-42 : L’agriculture en quête de politiques".

50 ans d’histoire du conseil agricole en Afrique de l’ouest et centrale (version longue)
Cheikh Mbacké Mboup, Dominique Anouilh

Auteurs : Cheikh Mbacké MBOUP, Directeur technique de l’ANCAR et Dominique ANOUILH, Assistante technique à la DG de l’ANCAR Il est des mutations sémantiques qui ne sont pas vides de sens : l’utilisation en Afrique sub-saharienne du terme de vulgarisation agricole ces dix dernières années est de moins en moins « politiquement correcte» : elle tend à s’effacer au profit de celle du conseil agricole et rural. Ces subtilités de vocabulaire traduisent une sensible évolution de la façon…

Lire
Entretien avec Shelby Matthews, directrice du Copa-Cogeca (version longue)
Shelby Matthews

Le Copa-Cogeca regroupe deux organisations, des organisations agricoles et des coopératives agricoles. Au total, 76 organisations agricoles nationales sont membres, représentant les 26 pays de l’Union européenne (contacts en cours avec des représentants en Roumanie). L’objectif du Copa Cogeca est de représenter les intérêts des agriculteurs en Europe. Le Copa a été établi en 1958, année de mise en place de la Politique agricole commune européenne (Pac). Il aura donc 50 ans cette année. Cet organisme travaille avec…

Lire
Políticas y Regulación adecuadas para el financiamiento agrícola y rural. Por: Reynaldo Marconi (*)
Inter-réseaux

¿Por qué son necesarias políticas específicas para las finanzas rurales agrícolas? En los países en vía de desarrollo, existen al menos cuatro razones, que justifican la necesidad de políticas propias y adecuadas para las finanzas rurales y agrícolas. Previamente, es pertinente la aclaración entre finanzas rurales de las agrícolas. Lo rural está vinculado a lo regional y espacial, en cambio las finanzas agrícolas están circunscritas a lo sectorial. Obviamente merced a esta diferenciación las políticas son también de…

Lire
Una forma de Comunicación que contribuye al Desarrollo. Por Jorge Irán Vásquez Zeledón
Inter-réseaux

Este Programa que comenzó como una experiencia piloto de Conservación de Suelos y Agua con una forma de comunicación sencilla De Campesino a Campesino (PCaC), se ha convertido en un movimiento diverso e integral, encaminado a la construcción de una propuesta para el agro nicaragüense. Representa además una referencia importante en los programas de desarrollo rural que se implementan tanto en el país, como en Centro, Sur América y El Caribe. Los resultados hasta ahora logrados nos muestran…

Lire
La formation agricole, parent pauvre du développement. Un enjeu politique
Christophe Lesueur, Isabelle Touzard, eagfissel

Auteurs: El hadji Abdou Gueye, Isabelle Touzard et Christophe Lesueur A l’heure où la communauté internationale s’alarme sur la situation alimentaire mondiale, et que les politiques agricoles des pays en développement font l’objet d’une attention de tous les instants, il serait facile dans l’urgence d’oublier « l’urgence de long terme » de refonder les socles du développement agricole, particulièrement en Afrique subsaharienne. Parmi eux le capital humain est essentiel. Un regard attentif sur les systèmes sensés le développer…

Lire
Quelques éléments de réflexion sur la rénovation d’un dispositif de formation professionnelle et technique agricole : exemple de la Tunisie
Alain Maragnani

Auteur : Alain Maragnani La Tunisie s’est engagée dans un projet ambitieux de mise à niveau de son dispositif de formation professionnelle et de l’emploi (programme MANFORM). Il s’agit d’un programme de réforme du dispositif de formation professionnelle et technique, y compris dans le secteur de l’agriculture et la pêche, afin que celui-ci réponde aux besoins en qualification. Ce programme comprend certes des investissements (équipement, construction, réhabilitation des bâtiments…), mais surtout une rénovation fondamentale du dispositif de formation…

Lire
Entretien avec N’Diogou Fall (version longue)
Ndiogou Fall

Pour le président du Roppa, les Africains sont les acteurs de leurs propres politiques agricoles. Ils ne doivent pas se laisser enjôler par l’aide budgétaire de leurs partenaires. GDS : Qu’est-ce qu’une politique agricole ? Ndiogou Fall : C’est avant tout une vision, qui doit permettre de s’accorder sur l’idée que l’on se fait de l’agriculture dans notre région. Car il y a plusieurs types d’agriculture… S’agit-il de promouvoir la grande agriculture industrielle – qui suppose concentration des…

Lire
Entretien avec Ousséni Salifou, Commissaire à l’Agriculture de la CEDEAO
Ousséni Salifou

Transcription intégrale de l’entretien, réalisé à Ouagadougou le 3 avril 2008 par Roger Blein et Souleymane Ouattara. Grain de sel : Quel est votre parcours professionnel ? Ousséni Salifou, Commissaire à l’Agriculture de la CEDEAO : Je suis Nigérien, hydraulicien de formation avec comme spécialité « mobilisation des ressources en eau ». Dans mon pays, j’ai été directeur dans plusieurs régions et secrétaire général du ministère en charge des ressources puis de celui en charge de l’environnement et…

Lire
Entretiens : A propos de politique agricole

Qu’est-ce qu’une politique agricole ? Est-ce encore utile et nécessaire aujourd’hui ? Pour quelle agriculture ? Grain de sel prépare un numéro spécial sur cette question, dont la sortie est prévue pour la fin avril. Dans le cadre de cette préparation, nous avons rencontré un grand nombre d’acteurs, des quatre coins du monde, et nous leur avons demandé : Une politique agricole, c’est quoi ? A quoi ça sert ? Où en est la situation dans votre pays…

Lire
Kiosque GDS 41-42
Café : petits producteurs, grands marchés
Hadj Lakhal

Les prix du café remontent, ramenant l’espoir de tirer un trait sur la crise qui a affecté la filière de 1997 à 2004. Mais il reste beaucoup à faire pour voir apparaître une caféiculture socialement et écologiquement durable._ La vie de plus de 120 millions d’individus dans le monde, principalement dans les pays en développement, dépend de la culture du café. Partout où celle-ci est pratiquée, elle suscite espoir ou incertitude selon les variations (à la hausse comme…

Lire
Panorama des politiques agricoles régionales européenne et d’Afrique de l’Ouest et du Centre

Pour visualiser le panorama des politiques agricoles régionales européennes et d’Afrique de l’Ouest et du Centre, nous vous invitons à consulter le fichier suivant : http://inter-reseaux.org/IMG/pdf/gds-41-42-politiques-agricoles-panorama.pdf.

Lire
Les politiques agricoles à l’épreuve de la hausse des prix
Bio Goura Soulé, Roger Blein

Quelques mois de hausse des prix ont remis les politiques de production agricole au centre du débat. Oubliant les leçons du passé, les discussions font la part belle aux enjeux techniques. Le défi est ailleurs : concevoir des politiques agricoles et alimentaires qui permettent aux producteurs de vivre et aux consommateurs de manger._ Longtemps, les grands pays exportateurs ont été tenus pour responsables de niveaux de prix très bas sur les marchés mondiaux. Les subventions permettaient de dégager…

Lire
Grain de sel n°41-42 : L’agriculture en quête de politiques

Editorial Poser les bonnes questions, inventer de nouvelles réponses pour des politiques agricoles adaptées et efficaces Gros sel L’invité de Grain de sel : Ndiogou Fall N’Diogou Fall, président du Réseau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’Ouest (Roppa), nous livre sa vision des politiques agricoles. Version longue : Entretien avec N’Diogou Fall (version longue) Première partie – Regards sur les politiques agricoles Les politiques agricoles en Afrique subsaharienne : une symphonie inachevée Les politiques…

Lire
Politique rizicole en Indonésie, entre protectionnisme et libéralisation
Robin Bourgeois

L’Indonésie compte 110 millions de ruraux dont la majorité produit du riz sur des exploitations microscopiques. Le riz est au coeur de son agriculture et de son alimentation. La politique rizicole a résisté longtemps à la libéralisation. La crise asiatique a sonné le glas de cette résistance._ Puissance agricole du Sud-Est asiatique, l’Indonésie compte la moitié de sa population dans le monde rural. C’est dire l’importance de la riziculture dans ce pays, principale culture et source de son…

Lire PDF
Pour la régulation et la stabilisation des marchés agricoles
Hélène Delorme, Jean-Marc Boussard

Jean-Marc Boussard et Hélène Delorme, co-auteurs d’un ouvrage sur la stabilisation des marchés agricoles, apportent un éclairage sur la question en Afrique de l’Ouest. À la lumière des évolutions de l’histoire, ils offrent ici un vibrant plaidoyer pour la régulation des marchés agricoles._ Pourquoi vouloir réguler les marchés agricoles ? Ne fonctionnent- il pas seuls ? La réponse est non, pour deux raisons. D’abord, n’importe quel marché a toujours besoin d’un minimum de police, pour éviter les fraudes,…

Pour des politiques et une régulation adaptées au financement agricole et rural
Reynaldo Marconi

Pourquoi des politiques spécifiques sont-elles nécessaires pour les finances rurales agricoles ? La question se pose en Amérique latine comme partout ailleurs dans les pays en développement. L’auteur tente d’y répondre, et, plus avant, essaie de dire « comment », à la lumière de l’expérience bolivienne._ Dans les pays en développement, quatre raisons au moins expliquent le besoin de politiques propres et adaptées aux finances rurales et agricoles. La première est que ces politiques accordent un traitement privilégié…

Lire PDF
Financement de l’agriculture à Madagascar, le point de vue d’une OP
Mamy Rajohanesa

À Madagascar, de récentes expériences, prometteuses, de bonification des taux d’intérêt des crédits accordés par les IMF ont été abandonnées. Mamy Rajohanesa, président de Fifata, en appelle à un appui de l’État sur la durée qui permette aux producteurs d’atteindre les objectifs ambitieux qu’il a fixés.Entretien avec Mamy Rajohanesa. Grain de sel : Quelle est l’implication des organisations de producteurs (OP) dans la question du financement de l’agriculture à Madagascar ? Mamy Rajohanesa : Les organisations paysannes conscientisent…

Lire PDF
Évolution du rôle de l’État dans l’accès aux services financiers des populations exclues
Solène Morvant-Roux

De l’intervention à l’ajustement structurel, les États des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont opté pour des stratégies opposées dans la deuxième moitié du XXe siècle. L’échec de ces mouvements successifs appelle de nouvelles politiques, et peut-être avant tout, de nouveaux partenariats._ Les rôles de l’Etat et de l’intervention publique dans la promotion de l’accès aux services financiers des populations qui en sont exclues ont considérablement évolué depuis les années 60. La logique interventionniste a…

Lire PDF
Kiosque
Inter-réseaux

Le paradoxe du café Benoît Daviron et Stefano Ponte Exploitations agricoles familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre M. Gafsi, P. Dugué, J.Y. Jamin, J. Brossier Agricultures africaines et marché mondial Marc Dufumier Agriculture tropicale et exploitations familiales d’Afrique Hugues Dupriez

Lire PDF
Des politiques agricoles nationales aux politiques régionales. Entretien avec Jean-Michel Debrat, directeur général adjoint de l’AFD
Jean-Michel Debrat

Grain de sel : À l’heure de la globalisation et de l’intégration régionale, quelle est l’utilité des politiques agricoles nationales pour les États de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ? Jean-Michel Debrat : Les politiques agricoles nationales comme régionales s’attachent à répondre à un même constat, qui est la place primordiale du secteur agricole dans l’économie des pays en développement. Un constat d’ailleurs rappelé avec force par le dernier rapport annuel de la Banque mondiale. Or les…

Lire PDF
Compatibilité et articulations des politiques agricoles du national à l’international
Arlène Alpha

Cadre contraignant obligeant les pays à l’ouverture économique ou garde-fou limitant celle-ci, l’OMC définit, pour tous ses pays membres, des règles auxquelles ils doivent se plier. Les institutions régionales déterminent aussi leurs propres normes. Reste-t-il des marges de manœuvres pour des politiques nationales ?_ En adhérant à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les pays en développement comme les pays développés s’engagent à appliquer les règles qu’ils sont censés avoir contribué à définir. Les règles de l’Accord sur l’agriculture…

Lire PDF
Entretien avec Shelby Matthews, directrice du Copa-Cogeca
Shelby Matthews

Le Copa- Cogeca, dont l’objectif est de représenter les intérêts des agriculteurs en Europe, regroupe des organisations agricoles et des coopératives agricoles. Au total 76 organisations nationales membres représentant les 26 pays de l’Union européenne.Grain de sel : Quelles ont été les idées fondatrices de la Politique agricole commune (Pac) et quels sont les acteurs qui l’ont portée ? Shelby Matthews : À l’époque de la fondation de la Pac, il est clair que les acteurs étaient moins…

Lire PDF
Des nouveaux acteurs et processus pour les politiques agricoles en Afrique ?
Augustin Wambo Yamdjeu, wardanseeuw

La participation des nouveaux acteurs est réelle dans l’élaboration des politiques. Pour autant, ces dernières demeurent difficiles à mettre en oeuvre. En complément, la directrice d’une organisation européenne d’agriculteurs apporte un témoignage édifiant._ La rénovation des politiques publiques, agricoles en particulier, apparaît dans nombre de cas comme une nécessité pour relever les nombreux défis auxquels sont confrontées les agricultures africaines : poids démographique des actifs agricoles en Afrique subsaharienne ; forte prévalence de la pauvreté en milieu rural…

Lire PDF
Comment financer les politiques agricoles ? Entretien avec Michel Petit
Michel Petit

La question du financement des politiques est centrale. Sans financement, des politiques, quand bien même elles sont bien pensées, bien négociées, acceptées par tous, ne pourront être mises en oeuvre. Pour traiter cette question au combien complexe, nous avons eu un long entretien avec Michel Petit, ancien cadre à la Banque mondiale. En complément de cet entretien, nous vous proposons un encadré avec quelques repères sur le coût d’une politique agricole, et les marges de manoeuvres budgétaires des…

Lire PDF
L’invité de Grain de sel : Ndiogou Fall
Ndiogou Fall

N’Diogou Fall, président du Réseau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’Ouest (Roppa), nous livre sa vision des politiques agricoles.Grain de sel : Qu’est-ce qu’une politique agricole ? N’Diogou Fall : C’est avant tout une vision, qui doit permettre de s’accorder sur l’idée que l’on a de l’agriculture dans notre région. S’agit-il de promouvoir la grande agriculture industrielle — qui suppose concentration des terres, élimination des petites exploitations familiales et renforcement de l’exclusion, de la…

Lire PDF
Panorama des politiques agricoles régionales européennes et d’Afrique de l’Ouest et du Centre

Un panorama en PDF à télécharger…Pour visualiser le panorama des politiques agricoles régionales européennes et d’Afrique de l’Ouest et du Centre, nous vous invitons à consulter le fichier suivant : http://inter-reseaux.org/IMG/pdf/gds-41-42-politiques-agricoles-panorama.pdf.

Lire PDF
Politiques agricoles : de quoi parle-t-on ?
Vincent Ribier

Le terme « politique agricole » fait partie de ces mots aux usages multiples qui sont repris sous des sens différents. Divers interlocuteurs employant le même mot font en fait référence à des concepts distincts. Pour éviter la confusion, il est donc nécessaire de préciser ce que l’on entend par « politique agricole »._ Il ne saurait y avoir de définition universelle permettant de caractériser la politique agricole. Toute définition dépend en premier lieu du contexte historique en…

Lire PDF
Les politiques agricoles en Afrique subsaharienne : une symphonie inachevée
pndieye

Les politiques agricoles ont connu d’importantes évolutions au cours du temps. Mais des politiques interventionnistes nationales aux politiques d’intégration régionale en passant par l’ajustement structurel, les évolutions n’ont pas mené au développement tant attendu d’un secteur pourtant vital._ L’agriculture a été au coeur de l’agenda du développement des pays de l’Afrique subsaharienne durant les cinq dernières décennies. Différentes orientations ont été données au secteur agricole. Cependant, les facteurs déterminants des politiques agricoles ont été essentiellement exogènes. Même si…

Lire PDF
Agriculture : quelle vision pour quelle politique ?
Bio Goura Soulé

Doit-on soutenir les exploitations familiales ou développer les entreprises agricoles ? Une politique agricole est le reflet d’une vision, qui résulte de choix politiques. Mais souvent, les décideurs ont du mal à trancher… il en ressort des politiques de compromis pas faciles à mettre en œuvre.Les politiques agricoles ont connu, au cours des vingt cinq dernières années, une mutation qualitative tant du point de vue de leur orientation que du contenu des objectifs, des stratégies et des axes…

Lire PDF
« On ne doit pas abandonner l’agriculture familiale mais accompagner sa modernisation »
Ousséni Salifou

Ousséni Salifou occupe le poste de commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) depuis 2007. Ce haut responsable politique régional évoque d’un ton libre les enjeux politiques d’un secteur sensible et en pleine évolution.Entretien avec Ousséni Salifou réalisé à Ouagadougou, le 3 avril 2008, par Roger Blein et Souleymane Ouattara, membres du comité de rédaction de GDS. Grain de sel : Pouvez-vous…

Lire PDF
La Tunisie rénove son dispositif de formation agricole
Alain Maragnani

La Tunisie s’est engagée dans un projet ambitieux de mise à niveau de son dispositif de formation professionnelle et de l’emploi (programme Manform). Cette réforme, engagée y compris dans le secteur de l’agriculture et de la pêche, vise à répondre aux besoins croissants en qualification d’un secteur en évolution.Le programme Manform comprend certes des investissements, mais surtout une rénovation fondamentale du dispositif de formation tant dans son volet ingénierie que dans ses procédures de fonctionnement et dans son…

Lire PDF
Le conseil agricole au Cameroun : une pièce maîtresse du développement rural
Valentine Achancho

Au Cameroun, une table ronde a rassemblé une quarantaine d’acteurs autour de la question « Place et rôle du conseil agricole dans les politiques agricoles ». L’occasion de débats animés et ouverts, où ont été abordés de multiples sujets comme, entre autres, celui de la définition, du rôle, du financement du conseil._ Auteurs: La rédaction (gds@inter-reseaux.org), à partir du compte rendu de la table ronde rédigé par Valantine Achancho (achancho_ va@yahoo.fr). Le Cameroun a récemment redéfini sa stratégie…

Lire PDF
La sécurisation foncière : un des défis majeurs pour le nouveau siècle
hodrago

L’enjeu foncier en Afrique de l’Ouest rurale est plus que jamais d’importance, alors que la pression sur les terres augmente. Différentes solutions sont proposées selon les pays. Des processus nationaux de dialogue sur les politiques associant tous les acteurs concernés semblent indispensables.Dans l’ensemble des pays ouest-africains partageant le même héritage colonial français, la gestion foncière repose sur le système de l’immatriculation foncière. Il s’agit d’un système de création administrative de la propriété privée individuelle, qui aboutit à une…

Lire PDF
La politique foncière au Burkina Faso : une élaboration participative ?
Souleymane Ouattara

Les avis divergent sur le caractère participatif de l’élaboration de la Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural au Burkina Faso. Les spécialistes admettent son caractère innovant, par le souci de ses concepteurs d’y associer tous les acteurs du foncier. Mais est-elle vraiment « participative » ?Si tout va bien, en décembre 2008, le Burkina Faso disposera d’une loi foncière avec des textes d’application et un plan de mise en oeuvre. Le pays pourra alors souffler, après…

Lire PDF
Accès à la terre en Équateur : chronique d’un non-débat
Michel Laforge

Petit pays d’Amérique latine, l’Équateur a connu deux réformes agraires. Pour autant, les organisations paysannes revendiquent encore une révolution agraire. En effet, la loi en vigueur, qui garantit les droits des grands propriétaires, fait peu de cas des petits et moyens producteurs et des territoires indiens.Hériter d’une colonisation où les populations indiennes d’origine ont été peu à peu dépossédées de leurs terres, l’Équateur a vu s’installer dans les terres hautes et tempérées une structure classique de latifundia/minifundia. Les…

Lire PDF
La formation agricole, parent pauvre du développement. Un enjeu politique
Christophe Lesueur, Isabelle Touzard, eagfissel

À l’heure où la situation alimentaire mondiale est alarmante, et où les politiques agricoles des pays en développement (PED) sont sous les projecteurs, il serait facile, face à l’urgence, d’oublier « l’urgence de long terme » : refonder les socles du développement agricole, notamment le capital humain, particulièrement en Afrique subsaharienne._ Le capital humain est essentiel au développement agricole et rural. Or un regard attentif sur les systèmes sensés le développer montre l’ampleur du chantier à engager, car…

Lire PDF
Formation agricole et rurale au Sénégal : de la stratégie à la mise en oeuvre
Jacques Faye, eagfissel

Changer les pratiques et les comportements des acteurs, tel est l’un des défis majeurs de la formation agricole et rurale en Afrique subsaharienne. Au Sénégal, pays pionnier dans la mise en oeuvre d’une stratégie nationale dans ce domaine, des avancées notables sont constatées. Mais le vrai changement demandera du temps._ Le Sénégal a joué un rôle de pionnier dans la formulation de stratégies nationales de formation agricole et rurale (SNFAR). Un document de référence élaboré de façon participative…

Lire PDF
50 ans d’histoire du conseil agricole en Afrique de l’Ouest et Centrale
Cheikh Mbacké Mboup, Dominique Anouilh

L’étude du conseil agricole en Afrique sur ces 50 dernières années constitue une sorte de fil rouge dans l’analyse des politiques agricoles. Plus largement, elle questionne la place des agriculteurs et de leurs organisations dans la construction des stratégies et politiques agricoles._ Il est des évolutions dans le choix des mots qui ne sont pas vides de sens. L’utilisation en Afrique subsaharienne du terme de « vulgarisation agricole » ces dix dernières années est de moins en moins…

Lire PDF
Paysan à paysan : le conseil agricole au Nicaragua
Jorge Irán Vásquez Zeledón

À la base programme destiné à améliorer la conservation des sols, le programme « Paysan à paysan » de l’Union nationale des agriculteurs et éleveurs du Nicaragua est devenu une référence en matière de développement rural en Amérique latine, faisant des paysans des acteurs politiquement engagés et écoutés._ Dans les campagnes nicaraguayennes, les petits producteurs agricoles et les pêcheurs doivent faire face à une situation permanente de crise. C’est dans ce contexte qu’a été mis en place le…

Lire PDF
Café : petits producteurs, grands marchés
Inter-réseaux

Hadj Lakhal, Agence française de développement (AFD) Les prix du café remontent, ramenant l’espoir de tirer un trait sur la crise qui a affecté la filière de 1997 à 2004. Mais il reste beaucoup à faire pour voir apparaître une caféiculture socialement et écologiquement durable.

Lire PDF
8. Entretien avec Olaseinde Arigbede (traduction à venir)
1. Entretien avec Jean-Philippe Audinet, directeur ad interim de la division des Politiques au Fonds international de développement agricole (Fida)

J.-P. Audinet travaille au Fida depuis 18 ans. Il est basé à Rome, après avoir travaillé précédemment en Afrique subsaharienne et en Haïti. Grain de sel : Qu’est-ce qu’une politique agricole ? Jean-Philippe Audinet : Une politique est un ensemble cohérent de mesures, de lois, de programmes et de ressources financières qui vise à atteindre un ou des objectifs collectifs. Le choix de cet objectif ou de ces objectifs résulte d’un arbitrage entre les intérêts en présence dans…

Lire
11. [english] Interview with Olaseinde Arigbede, National Coordinator, Union of Small and Medium Scale Farmers of Nigeria (USMEFAN)

Olaseinde Arigbede coordinates the United Small and Medium Scale Farmers Association of Nigeria. A medical doctor – neuroscientist -, he became a small-scale farmer heavily involved in the defence of Nigerian small and medium-scale farmers. Grain de sel: What does your farm produce? Olaseinde Arigbede : On my farm, we produce like the farmers in Nigeria and most of Africa. We practise mixed cropping. I grow cassava, maize, yams, some vegetables. It is a farm slightly larger than…

Lire
2. Entretien avec N’Diogou Fall, président du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (Roppa)

Pour le président du Roppa, les africains sont les acteurs de leurs propres politiques agricoles. Ils ne doivent pas se laisser enjôler par l’aide budgétaire de leurs partenaires. GDS : Qu’est-ce qu’une politique agricole ? Ndiogou Fall : C’est avant tout une vision, qui doit permettre de s’accorder sur l’idée que l’on se fait de l’agriculture dans notre région. Car il y a plusieurs types d’agriculture… S’agit-il de promouvoir la grande agriculture industrielle – qui suppose concentration des…

Lire
4. Entretien avec Guillaume Fongang, chercheur, AgroParisTech

Grain de sel : qu’est-ce qu’une politique agricole ? Guillaume Fongang : Ça devrait être une vision portée par des choix résultant d’une réflexion sur « où on va ? » « qu’est-ce qu’on veut ? » à la fois en partant de la situation que l’on a et en prenant surtout en compte où on veut aller. Il faut aussi intégrer le fait que finalement on ne se retrouve pas seul dans le monde, et prendre en…

Lire
5. Entretien avec Paul Nicholson, membre du Comité de coordination internationale de la Via Campesina

Paysan au Pays Basque, Paul Nicholson possède une petite ferme et exerce le métier de producteur de lait. Il fait aussi partie d’une petite coopérative qui produit des fruits et légumes pour le marché local. Grain de sel : Quel est le rôle d’une politique agricole ? Paul Nicholson : Elle doit gérer les priorités des besoins de la société. Elle doit gérer la production, la qualité, les modes de production, dans un cadre social et écologique. GDS…

Lire
3. Entretien avec Elizabeth Atangana, présidente de la Plate-forme sous-régionale des organisations paysannes d’Afrique centrale (Propac)

Grain de sel : Quel est selon vous le rôle d’une politique agricole ? Elisabeth Atangana : C’est un cadre général dans lequel doivent pouvoir se mouvoir toutes les initiatives qui concernent le domaine agricole et peut-être également le domaine du développement rural. Son but doit être notamment d’assurer à la fois une sécurité alimentaire et une souveraineté alimentaire pour toute la nation et également un revenu suffisant aux paysans, qui représentent 80 % de la population, afin…

Lire
9. [english] Interview with Estrella Penunia Banzuela, Secretary General of the Asian Farmers Association for Sustainable Rural Development (AFA)

GDS: What is the main objective of an agricultural policy? EPB : In the Philippines – because that is where I come from – it is hard to say what is the aim of an agricultural policy. Our farmers would say we don’t have any agricultural policy at all. If we do, it is so incoherent so that we don’t know. I think the aim of an agricultural policy should be — how to develop the agricultural sector…

Lire
6. Entretien avec Estrella Penunia Banzuela, secrétaire générale de l’Association des agriculteurs d’Asie pour le développement rural durable (Afa)

Grain de sel : Quel est selon vous le principal objectif d’une politique agricole ? Estrella Penunia Banzuela : Pour ce qui concerne les Philippines – car je viens de ce pays – il est difficile de définir l’objectif principal d’une politique agricole. Nos agriculteurs ont tendance à dire que nous n’avons pas du tout de politique agricole. Il faut dire que celle-ci est tellement incohérente que nous ne savons pas si elle existe réellement. Je pense que…

Lire
7. Entretien avec Fernando Lopez, secrétaire général de la Commission nationale de développement rural, organisation nationale représentative de l’agriculture familiale d’Uruguay

Membre de la Commission nationale de développement rural et horticulteur-fruticulteur au sud de l’Uruguay, Fernando Lopez expose sa vision de l’agriculture familiale. Il met, entre autres, l’accent sur le problème foncier lié aux grands investisseurs étrangers. Grain de sel : Combien de membres comprend votre organisation et quand a t-elle été créée? Fernando Lopez : La Commission nationale de développement rural (Comisión nacional de Fomento Rural, CNFR) a été créée en 1915. Elle comprend une centaine d’organisations de…

Lire
10. [español] Entrevista con Fernando Lopez, Secretario General de la Comisión Nacional de Fomento Rural, organización nacional representativa de la agricultura familial de Uruguay

Miembro de la Comisión nacional de fomento rural y productor hortifrutícola al sur de Uruguay, Fernando Lopez expone su visión de la agricultura familiar. Pone, entre otras cosas, el acento en el problema de la tierra debido a los inversores extranjeros. Grain de sel : ¿Cuantos miembros tiene su organización y cuando fue creada? FL: La CNFR fue fundada en 1915 y es una organización de segundo grado que tiene unas 100 organizaciones de base afiliadas en todo…

Lire