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publié dans Revue Grain de sel le 30 mai 2007

La belle de Guinée est-elle menacée ?

Patrick Delmas

Pomme de terreGuinée

Vous lisez un article de la publication "38 : Demain, encore des jeunes agriculteurs motivés?".

La belle de Guinée, produit d’une longue bataille menée par les producteurs guinéens pour développer une production nationale de pommes de terre et se substituer aux importations, vient de se voir frappée d’interdit d’exportation . D’un blocage des importations salvateur à une interdiction d’exportation funeste, l’État guinéen souffle le chaud et le froid.

Avant 1990, la production guinéenne de pomme de terre était insignifiante. Les semences locales réutilisées d’année en année apportaient des tubercules de qualité médiocre. Entre 150 et 200 t de pommes de terre étaient commercialisables de février à juin, avec un pic durant les deux mois d’avril et mai, aucun moyen de stockage efficace n’existant. Pendant ces deux mois le marché national était saturé. La consommation nationale était essentiellement satisfaite par des importations régulières, d’un volume d’environ 1000 t/an. Produit de luxe dont le prix de détail était toujours élevé, la pomme de terre guinéenne était peu consommée.
Le tournant est pris au début des années 90. En 1992, la Fédération des paysans du Fouta Djallon (FPFD) obtient le blocage des importations de pomme de terre pendant la période de commercialisation de la production locale, de février à juin. Cette mesure, obtenue de haute lutte, sera maintenue jusqu’en 1998. Le marché national protégé, la filière va pouvoir se développer. La production guinéenne, qui était de 1800 t en 1996, est passée à 5000 t en 2002. Jusque tout récemment elle continuait d’augmenter régulièrement.
Le blocage des importations de pommes de terre en Guinée est un bel exemple de mesure de politique agricole ayant permis le développement des productions locales. Il est connu comme tel, la FPFD est même venue le présenter à l’Assemblée nationale française en décembre 2006 lors d’un débat sur les APE. Pour autant, on ne doit pas oublier que cette « bataille » pour la filière pomme de terre du Fouta Djallon a été gagnée grâce à la mobilisation, l’inventivité et la ténacité de producteurs et de leurs organisations.
L’amélioration de la qualité et l’augmentation de la production se sont d’abord appuyées sur la fourniture aux producteurs de semences améliorées et importées. En l’absence d’offre locale, l’Union des groupements de Timbi Madina, puis la FPFD, se sont chargées de l’approvisionnement des producteurs. Ces semences étaient fournies à crédit, dont le remboursement permit la constitution du fonds de roulement appartenant à la Fédération. Géré avec rigueur, ce fonds augmentant régulièrement a constitué la force économique de cette dernière. Autour de l’approvisionnement en semences, la FPFD a organisé l’ensemble des services d’appui à la production (crédit, conseil technique et commercialisation), faisant preuve d’une grande capacité de coordination de la filière.
Ce contrôle de la production, renforcé par la réalisation d’infrastructures de stockage, a permis à la Fédération de jouer un rôle majeur dans la coordination entre les acteurs intervenant dans la commercialisation. La FPFD s’est ainsi alliée avec les commerçants locaux acceptant d’une part de se spécialiser dans la pomme de terre et d’autre part de négocier et de respecter ses règles (en particulier la fixation d’un prix d’achat au producteur et la négociation de marges). Son objectif était d’offrir un prix de vente au détail favorisant l’augmentation de la consommation.

Des paysans innovants.
L’étalement de la production a joué un grand rôle dans la victoire sur les importations. En effet, tant que celle-ci se limitait à 5 mois, de février à juin, il était toujours nécessaire d’importer des pommes de terre pendant le reste de l’année. Le développement de la production de saison sèche (février à juin) a mis sur le marché les « écarts de triage », pommes de terre de petit calibre issues de semences sélectionnées, qui convenaient parfaitement comme semences dès le début de la saison des pluies. Ces « écarts de triage » ont rapidement vu leur prix augmenter et même dépasser la pomme de terre de consommation. L’utilisation de ces « nouvelles » semences entraîna rapidement une production de saison des pluies de qualité qui couvrit les besoins du marché. D’autres paysans firent sortir la pomme de terre des bas-fonds pour la planter sur les terres argileuses de plateaux couvrant des centaines d’hectares autour de Timbi Madina. Dans ce pays montagneux, le plateau de Timbi Madina a longtemps suscité l’attention des autorités tant à l’époque coloniale qu’après l’indépendance. Mais toutes les tentatives avaient échoué et seul le fonio poussait sur ces terres s’appauvrissant rapidement et difficiles à travailler. Quelques paysans essayèrent la pomme de terre, avec une bonne fertilisation tant organique que minérale, et en calant le cycle en fin de saison des pluies – début de saison sèche. La pomme de terre démarrait son cycle avec les pluies et le finissait sur les réserves en eau du sol. Les résultats furent concluants. Une troisième période de production de la pomme de terre, commercialisée entre octobre et décembre complétait le calendrier et permettait de se passer complètement des importations.
Les mesures de protection douanière et d’interdiction des importations furent levées en 1998. Protégée au plan politique par le blocage des importations, la « Belle de Guinée » avait remplacé la pomme de terre d’importation grâce à l’amélioration de la production à tous niveaux (quantité, qualité, productivité), l’organisation d’une filière nationale, la qualité et l’engagement des responsables et des techniciens de la FPFD et grâce aux capacités d’innovation des paysans. Pour autant la pomme de terre est demeurée un produit secondaire dans le panier de la ménagère guinéenne. Et depuis la fin janvier 2007, l’heureux conte de la belle de Guinée a pris un ton plus morose…

Une interdiction populaire…
Face à la dépréciation du Franc guinéen et à la baisse drastique du pouvoir d’achat des Guinéens, les marchés des pays voisins sont devenus de plus en plus attractifs tant pour les producteurs que pour les commerçants. En janvier 2007, compte tenu des énormes difficultés d’approvisionnement que rencontrent les populations, notamment urbaines, les syndicats et la société civile demandent et obtiennent l’interdiction des exportations de tous les produits agricoles jusqu’en… décembre 2007. Cette mesure est saluée unanimement par la presse guinéenne. Une presse qui dénonce fortement les « responsables de la hausse des prix » (les commerçants), loue les « efforts » de la population pour faire respecter l’interdiction (et faire la police par elle-même) et vante les effets rapides sur l’approvisionnement des marchés et la diminution des prix des denrées. Il faut dire que les mesures de restriction et d’interdiction d’exportation des produits agricoles, ainsi que les mesures de fixation des prix, sont une vieille tradition de l’administration guinéenne — mesures souvent populaires en milieu urbain — même si les effets de ces mesures n’ont jamais entraîné d’amélioration durable, bien au contraire.

… Mais dramatique pour les producteurs.
Le marché national étant incapable d’absorber la totalité de la production, l’interdiction des exportations ne permet plus aux producteurs d’écouler leurs pommes de terre. Une baisse trop importante des prix ne leur permettra pas de couvrir leurs coûts de production et donc de s’approvisionner en intrants pour la campagne suivante. De nombreux paysans seront obligés d’arrêter cette production. La voie est libre pour le retour des pommes de terre importées. Doit-on dès lors annoncer la fin d’une expérience devenue emblématique dans la bataille que mènent les organisations de producteurs de la sous-région et certains États pour la souveraineté alimentaire ? En privant les producteurs d’une partie de leur revenu, en provoquant des pertes de production et une baisse des prix sur le moyen terme, la mesure d’interdiction des exportations fragilise certaines filières agricoles et appauvrit le monde rural. À l’heure où nous écrivons (début avril 2007), il semble que cette situation a été comprise par le nouveau gouvernement guinéen, qui, en accord avec les mouvements sociaux, a déjà proposé des adaptations à cette mesure générale pour tenir compte des cas spécifiques et ne pas compromettre l’avenir de l’agriculture guinéenne. La levée de l’interdiction des exportations aurait été obtenue par les organisations de producteurs pour certains produits, comme la pomme de terre et le café.

La pomme de terre en Guinée
Si l’introduction de la pomme de terre est ancienne au Fouta Djallon, cette culture restera longtemps cantonnée dans les fermes d’État qui occupent bon nombre des bas-fonds irrigables. Après 1984, plusieurs projets proposent la pomme de terre comme culture locomotrice pour la mise en valeur des bas-fonds rendus à des producteurs qui commencent à s’organiser.

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