Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

publié dans Revue Grain de sel le 30 mai 2007

Des politiques publiques pour la jeunesse rurale au Brésil

Maria José Carneiro

JeunesBrésil

Vous lisez un article de la publication "38 : Demain, encore des jeunes agriculteurs motivés?".

Le souci de tracer des lignes directrices et formuler des politiques publiques pour la jeunesse est relativement récent au Brésil. C’est à partir du gouvernement Lula que sont apparues des mesures significatives comme la création, en 2005, d’un Secrétariat national de la jeunesse qui vise à élaborer des politiques destinées à la jeunesse.

UNE DES INITIATIVES les plus importantes du Secrétariat fut l’institutionnalisation du Conseil national de la jeunesse composé pour 2⁄3 de représentants de la société civile (diverses entités, organisations et mouvements sociaux ruraux et urbains) et 1⁄3 de représentants du gouvernement. Ces initiatives apparaissent dans un contexte d’intense débat promu par les entités représentatives de la jeunesse urbaine et rurale, autour de questions relatives au rôle des jeunes dans la société, ainsi qu’à leurs droits et revendications. La perception de la jeunesse comme représentant une part significative de la population directement atteinte par les drames sociaux contemporains comme le chômage, la violence et la criminalité ou l’échec scolaire, bien qu’elle se reflète dans les actions gouvernementales, peut être comprise comme faisant partie d’un processus social de construction et de reconnaissance d’un nouvel acteur social.

Apporter des financements pour éviter l’exode. Concrètement, les principales politiques pour la jeunesse rurale sont : le programme complémentaire à la réforme agraire intitulé « Nossa Primeira Terra » (« notre première terre ») et la ligne d’investissement du programme national de renforcement de l’agriculture familiale pour les jeunes (« Pronaf-Jovem ») qui visent à générer des revenus, stimuler l’installation des jeunes dans une exploitation agricole et réduire l’exode rural.
« Notre première terre » apporte un financement pour l’acquisition de terres, il est partie prenante d’un programme national de crédit foncier. Le public cible est constitué de fils d’agriculteurs ou d’étudiants en écoles d’agriculture ou maisons familiales rurales âgés de 18 à 24 ans. Ils doivent eux-mêmes être organisés en association pour avoir accès au crédit.
« Pronaf-Jovem » est une ligne de financement pour le développement d’activités agricoles ou d’investissements dans la campagne. Elle est aussi orientée pour les jeunes entre 16 et 24 ans qui suivent une école technique agricole de niveau moyen ou qui ont un minimum de 100 heures de cours technique ou de stage. La limite de financement est de 6000 Reais (2200 euros). Cependant, les représentants des organisations de jeunes ruraux regrettent une bureaucratie excessive et des critères de sélection des bénéficiaires qui rendent l’accès au crédit difficile pour une grande partie des populations rurales jeunes qui ne fréquentent pas les écoles techniques agricoles.
Dans le domaine de l’éducation on trouve encore le programme national d’éducation de la réforme agraire (Pronera). Cette politique du gouvernement fédéral est mise en oeuvre par l’Institut national de la réforme agraire (Incra) et le ministère du Développement agraire (MDA), en partenariat avec les organisations de travailleurs ruraux et les mouvements sociaux, comme les institutions publiques d’enseignement, les gouvernements municipaux et l’État. L’objectif du programme est d’augmenter la scolarisation des travailleurs touchés par la réforme agraire dans une perspective pédagogique qui valorise le contexte social vers lequel il s’oriente. Il propose et appuie des projets d’éducation à tous les niveaux d’enseignement, pour les jeunes et les adultes, visant à combattre l’analphabétisme et former des éducateurs et coordinateurs locaux comme promoteurs et organisateurs d’activités dans les communautés. Bien qu’il ne soit pas un programme exclusivement destiné aux jeunes, ces derniers en sont les principaux bénéficiaires.
Le groupement social « Jeunes ruraux », créé en partenariat avec les organisations syndicales et le gouvernement, est aussi voué au renforcement des capacités des jeunes ruraux. Bien que considérées par le gouvernement lui-même et les leaders syndicaux comme une action compensatrice qui ne résoudra pas les problèmes de manque de formation et de renforcement des capacités des jeunes, ces deux initiatives ont pour avantage qu’elles sont le résultat d’une action conjointe entre le gouvernement et les organisations syndicales. Dans le cas du groupement social « jeunes ruraux », le gouvernement transfère les ressources à la commission nationale des jeunes de la confédération nationale des travailleurs agricoles (Contag) qui met en oeuvre le programme via ses commissions au niveau des États.
Cependant, la mise en oeuvre de ce programme rencontre une série de difficultés, du fait de lourdeurs bureaucratiques.

Les organisations divisées quant aux programmes de financement. Les organisations représentatives des travailleurs ruraux sont divisées pour ce qui concerne la politique de crédit foncier à l’attention des jeunes ruraux. D’un côté, on trouve celles (Contag et Fretaf) qui appuient l’initiative du gouvernement comme une alternative à la réforme agraire, surtout dans les zones qui ne sont pas passibles d’expropriation. Ces entités défendent l’organisation de la jeunesse rurale et des politiques spécifiques pour la jeunesse du monde rural. Elles revendiquent en priorité un programme d’éducation et la mise en place de politiques sportives et culturelles dans le monde rural. Ces organisations sont membres du conseil national de la jeunesse.
Au contraire, le mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), comme la Via Campesina, ne participe pas à ce conseil. Le MST est plus critique en ce qui concerne les politiques publiques pour les jeunes, surtout visà- vis du programme « notre première terre ». Il considére que ce programme impliquerait l’endettement des jeunes pour acquérir des terres. Cette organisation réaffirme la défense d’unequi aille au-delà de mesures compensatoires et comprenne les problèmes de la jeunesse rurale comme ceux de toute une société et d’une époque, celle où nous vivons, dont les politiques ne peuvent être dissociées.
Joao Paulo, jeune leader du Mouvement des sans terres (MST) s’exprimait ainsi à l’occasion d’un séminaire à Rio de Janeiro, en mai 2006: « Le MST entrevoit la politique publique pour la jeunesse dans le cadre d’une réforme agraire comme une politique de distribution des terres (…). Nous avons une position tout à fait opposée à celle présentée par le gouvernement car nous sommes contre “Notre première terre” ². Selon nous, une partie des jeunes a recours à “Notre première terre” car l’État n’est pas capable de lancer un véritable processus de réforme agraire et de redistribuer les terres déjà disponibles sans que les personnes aient à s’endetter (…). Cette condition (le crédit) pour que les jeunes obtiennent une terre créé généralement “Mon premier jeune endetté”, car le jeune aura difficilement les moyens de rembourser son crédit. Notre principale revendication est que l’État intervienne avec ses instruments et redistribue la terre afin de résoudre la question de la réforme agraire. »
En maintenant une critique des initiatives gouvernementales, le MST, à travers son représentant, attire l’attention sur les limites du système de crédit contenu dans Pronaf Jeunes. Malgré les avancées, comparé aux gouvernements antérieurs, il avertit que « pour le MST, penser crédit n’est pas simplement répondre au besoin de paiement des coûts de production pour résoudre un problème urgent » mais c’est aussi « penser une politique plus globale sur la filière où l’on arrive à garantir que le jeune (…) peut, dans le milieu rural, résoudre des problèmes de revenu à travers la transformation de ses produits, des mécanismes coopératifs, la résolution de problèmes de commercialisation d’une partie de sa production agricole. Donc, la politique de crédit doit résoudre le problème des coûts de production, mais elle doit résoudre l’investissement comme un tout pour créer des mécanismes permettant aux jeunes de rester à la campagne et, dans le même temps, penser une perspective de transformation de leur production agricole ».
En ce qui concerne le programme national d’éducation rurale (Pronera), les propositions vont dans le sens de la création d’un nouveau dispositif pour le monde rural qui soit articulé à un programme de formation spécifique, qui prenne en outre en compte les spécificités de chaque type d’assentamento ³. Étant donné les avancées obtenues à travers quelques-unes des expériences de ce programme, il est attendu qu’un tel projet de formation et de renforcement des capacités techniques soit intégré au sein d’un plan national de réforme agraire. En conclusion, les mouvements sociaux comme le MST ou la Via Campesina ne reconnaissent pas que le thème de la jeunesse rurale doive être discuté indépendamment, dans la mesure où il existe des problèmes transversaux tant au monde des jeunes (rural et urbain) qu’au milieu rural dans son ensemble. Comme le rappelle le leader du MST (Joao Paulo), lors de la rencontre mentionnée précédemment, « tous nos Assentamentos en zones rurales, d’une forme ou d’une autre, sont en relation avec la jeunesse des petits municipes du pays, et les besoins comme les problèmes sont les mêmes. Par conséquent, il est nécessaire de discuter de la jeunesse comme d’un tout, tant dans le milieu rural qu’urbain ». Cette vision est justifiée par la nécessité de prendre en compte les questions qui sont communes à toute une classe sociale. Dans ce sens, les problèmes rencontrés par la jeunesse rurale ne peuvent être résolus par des politiques orientées pour ce seul segment social, sans compter que l’on entend déjà « notre jeunesse doit aider à construire un débat sur la lutte contre la guerre et la lutte anti-impérialiste dans ce pays ».

L’émergence de jeunes ruraux citoyens défenseurs d’une identité propre. Une donnée pertinente est la revendication toujours plus présente dans les forums de discussion et la mobilisation politique des jeunes ruraux pour une intervention publique qui promeuve les activités culturelles et de loisirs pour les jeunes ruraux. Le fait que les jeunes, de nos jours, ne veuillent plus être obligés de partir vers les villes pour avoir accès à l’éducation, au travail, aux loisirs ou à des activités culturelles, est une donnée nouvelle qui fait sens. Ils comprennent qu’ils ont les mêmes droits que les jeunes urbains et revendiquent un accès à ces droits dans le milieu rural. Comme on peut le constater, on assiste aujourd’hui au Brésil à un processus de mobilisation sociale et politique par et pour la jeunesse qui s’exprime dans les recherches réalisées au plan national, les rencontres de jeunes de partis politiques, les mouvements sociaux et syndicaux des campagnes et des villes. Nous sommes face à un débat très riche et à une mobilisation croissante de la jeunesse rurale qui indiquent des directions nouvelles pour la construction d’une citoyenneté propre au milieu rural.

Restez informé⸱e !

Abonnez-vous à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

Autres articles qui pourraient vous intéresser

Vous lisez un article de la publication "38 : Demain, encore des jeunes agriculteurs motivés?".

Réaction de Alain Maragnani à GDS 38
Alain Maragnani

Je suis très surpris que « Grain de sel », dans son dernier numéro sur l’insertion professionnelle des jeunes, n’ait fait aucune référence au travail d’analyse et de réflexion conduit depuis une quinzaine d’années en collaboration étroite entre les ministères français des Affaires étrangères et de l’Agriculture avec leurs partenaires responsables des formations rurales des pays du Sud, notamment d’Afrique. Outre la réunion de plusieurs groupes de travail et la réalisation de journées d’étude sur les formations rurales,…

Lire
Le programme des petits crédits pour les femmes de la structure d’appui à la MPE (AMIE)

Présentation d’un programme visant à « former les femmes et leurs associations à l’esprit d’entreprise pour les orienter dans les créneaux porteurs, en vu de créer des emplois dans les petites entreprises » aux Comores.

Lire PDF
La communication de masse : force du changement social. Cas de la région du Vakinankaratra
Stefano Etienne

Stefano ETIENNE

Lire PDF
Juventude rural e políticas públicas no Brasil
Repères Changements climatiques : Pour en savoir plus
On en parle…
Inter-réseaux

Produitdoc, le bulletin des matières premières de l’AFD… s’associe à Grain de sel pour une nouvelle rubrique régulière sur les matières premières

Lire PDF
Kiosque
Inter-réseaux

– Regards sur la Terre – 2007. L’annuel du développement durable Sous la direction de Laurence Tubiana et Pierre Jacquet Agroalimentaire et lutte contre la pauvreté en Afrique subsaharienne Cecile Broutin et Nicolas Bricas L’Afrique des inégalités : où conduit l’histoire Denis Cogneau L’exploitation agricole familiale : mythe ou réalité. Cahiers d’agriculture nº15 Coordonné par Eduardo Chia et Patrick Dugué

Lire PDF
Changement climatique. Prévenir. S’adapter. Changer les politiques de développement ?
Hubert Kieken

L’Afrique subsaharienne est très peu émettrice de gaz à effet de serre. Pourtant le continent africain vient d’être désigné comme « le plus vulnérable aux effets prévus du changement climatique ». Ce constat, établi par le Giec, signale l’urgence de la lutte contre le changement climatique en Afrique. Aider le continent à mieux s’adapter en prévision des changements climatiques à venir ? Des choix politiques s’imposent.L’Afrique subsaharienne est très peu émettrice de gaz à effet de serre. Pourtant…

Lire PDF
Des cultures traditionnelles pour pallier la pénurie de manioc
Adeline Nsimire

Meurtries par la famine et la pauvreté, les femmes rurales du Sud-Kivu s’organisent individuellement et collectivement pour trouver des réponses à la pénurie de manioc. Elles recourent à certaines cultures traditionnelles en remplacement de cette plante vulnérable à la mosaïque, un virus qui rend les tubercules rachitiques.LE MANIOC, principale culture et aliment de base de la province du Sud-Kivu, est en voie de disparition dans la région. De vastes étendues sur lesquelles cette culture était souvent pratiquée sont…

Lire PDF
Dynamiser et fédérer les OP du Congo
Jean-Valère Ngoubangoyi

La République du Congo ou « Congo Brazzaville » n’est pas souvent abordée dans GDS. Pour mettre un pied (et surtout un oeil) dans ce pays d’Afrique centrale, nous avons choisi de demander à un journaliste congolais de réaliser un panorama des OP congolaises.LES TROUBLES SOCIO-POLITIQUES et les conflits armés qui ont déchiré le Congo tout au long des années 90 n’ont pas permis aux OP de s’organiser. Depuis 2002, date à laquelle la République du Congo a…

Lire PDF
Les Tic au service des OP
Valérie Koutou

Les organisations paysannes (OP) renforcent la gestion de l’information et de la communication dans la commercialisation de leurs productions. Outre les méthodes « classiques » (radio, télévision, bulletins, etc.), elles s’ouvrent à de nouveaux outils : systèmes d’information sur les marchés, vidéo participative, web, etc.Le forum régional de Bamako, un espace de partage d’expériences et d’apprentissage des Tic pour les OP. Le forum régional organisé par Inter-réseaux à Bamako du 16 au 18 janvier 2007 a fait le…

Lire PDF
Les Maisons familiales rurales au Maroc, un acteur de la formation de plus en plus reconnu
Patrick Guès

On estime à 1 million le nombre de jeunes déscolarisés dans le milieu rural marocain. Apporter une formation à ces jeunes constitue un défi majeur auquel les Maisons familiales rurales (MFR) tentent de répondre, avec l’appui de différents partenaires. Encore peu nombreuses mais mieux structurées, elles viennent de recevoir le soutien opportun de l’État marocain.L’ ÉLOIGNEMENT de l’école du domicile, absence de centres de formation professionnelle, disparités culturelles, programmes inadaptés aux réalités, etc. : les jeunes ruraux marocains…

Lire PDF
Des politiques publiques pour la jeunesse rurale au Brésil
Maria José Carneiro

Le souci de tracer des lignes directrices et formuler des politiques publiques pour la jeunesse est relativement récent au Brésil. C’est à partir du gouvernement Lula que sont apparues des mesures significatives comme la création, en 2005, d’un Secrétariat national de la jeunesse qui vise à élaborer des politiques destinées à la jeunesse. UNE DES INITIATIVES les plus importantes du Secrétariat fut l’institutionnalisation du Conseil national de la jeunesse composé pour 2⁄3 de représentants de la société civile…

La formation, un problème majeur
Patrick Delmas

À l’origine nous avions souhaité présenter un centre de formation pour jeunes ruraux du Burkina Faso. Mais sur le terrain, difficile de trouver des informations intéressantes sur ces structures. Faute de témoignage parlant, nous vous proposons un tour d’horizon historique sur les aléas de la formation des agriculteurs en Afrique de l’Ouest.IL SEMBLE que depuis les indépendances, les initiatives destinées à former des jeunes agriculteurs se sont succédées, on serait tenté de dire d’échec en échec — on…

Lire PDF
« Nenako ho Tantsaha », collèges agricoles à Madagascar
Colette Ravelomanana, Laurence Tommasino

Offrir à leurs enfants la possibilité de se former de manière professionnelle au métier d’agriculteur, telle était la volonté des paysans à l’origine des collèges agricoles à Madagascar. Fifata, avec l’appui de Fert et du Cneap, a ainsi initié une expérience unique dans ce pays, alliant proximité avec les paysans et professionnalisme.EN 2002, Fifata, accompagnée par Fert, décide de faire de la formation initiale agricole un axe fort de ses activités. Convaincus des limites de l’apprentissage traditionnel, les…

Lire PDF
Pourquoi les jeunes ruraux ne veulent pas rester au village ! Enseignements et initiatives de la Fongs au Sénégal
Daouda Diagne

La concertation entre décideurs publics, acteurs du développement et responsables paysans est la clé d’une amélioration réelle du sort des jeunes paysans. Telle est, en partie, l’analyse de la Fongs, qui, après avoir fait le constat des multiples difficultés que rencontrent les jeunes ruraux au Sénégal, propose des pistes d’action.LA FONGS est un mouvement paysan autonome de près de trente ans d’existence. Elle compte aujourd’hui plus de 150000 membres actifs regroupés dans 32 associations paysannes de dimensions variées…

Lire PDF
« Porque queremos seguir en el campo »
Severine Carmem Macedo

Dans tous les pays d’Amérique latine, on constate un flux permanent de jeunes ruraux vers les grands centres urbains, ou vers les « pays développés». De jeunes agriculteurs argentins, brésiliens et uruguayens ont décidé de s’allier pour défendre leur cause au niveau sous-régional. Un exemple édifiant pour la jeunesse rurale africaine. Entretien avec Severine Carmem Macedo, coordinatrice des jeunes agriculteurs de la Fetraf Grain de sel : Qu’est-ce que la fédération des travailleurs de l’agriculture familiale (Fetraf) ?…

Lire PDF
Angeline Konso, agricultrice et vendeuse de produits agricoles
Martin Nzegang

À 23 ans, Angeline Konso est à la tête d’une grande famille camerounaise de 8 personnes qu’elle entretient grâce à l’agriculture et à la vente des produits agricoles. Une vocation tardive mais bien ancrée chez cette jeune femme qui ne s’est pas arrêtée au premier obstacle, et cultive de belles ambitions… ANGELINE KONSO est née il y a 23 ans à Dziguilao, à 180 km au sud est de la ville de Maroua dans l’extrême nord du Cameroun….

Lire PDF
La jeunesse africaine face à l’agriculture
Moussa Seck

Pour ouvrir ce dossier, nous avons donné la parole à Moussa Seck. Cet agronome qui a dirigé, pendant vingt ans, le département Système et Prospective de Enda Tiers Monde donne un point de vue personnel à la fois global et percutant sur l’avenir des jeunes ruraux en Afrique. Des propos parfois iconoclastes que nous vous livrons sans artifices.IL EST GENERALEMENT ADMIS que plus de 60 % de la population en Afrique vit dans le monde rural malgré une…

Lire PDF
Microfinance et réduction de la pauvreté : la fin d’un mythe ?
Solène Morvant-Roux

Deux ans après l’année internationale de la microfinance, parmi les concerts de louanges à ce secteur, rares sont les voix qui s’élèvent contre son hégémonie dans le domaine de l’aide au développement. Pourtant, des questions apparaissent çà et là sur l’impact réel de la microfinance… La parole à Solène Morvant, chercheuse. L’ATTRIBUTION en octobre 2006 du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunus et à la Grameen Bank qu’il a fondée constitue le couronnement de dix années…

Lire PDF
La belle de Guinée est-elle menacée ?
Patrick Delmas

La belle de Guinée, produit d’une longue bataille menée par les producteurs guinéens pour développer une production nationale de pommes de terre et se substituer aux importations, vient de se voir frappée d’interdit d’exportation . D’un blocage des importations salvateur à une interdiction d’exportation funeste, l’État guinéen souffle le chaud et le froid. Avant 1990, la production guinéenne de pomme de terre était insignifiante. Les semences locales réutilisées d’année en année apportaient des tubercules de qualité médiocre. Entre…

Lire PDF
Boom du cacao au Ghana, fruit de la libéralisation ?
François Ruf

Effondrée dans les années 80, la production ghanéenne de cacao se rétablit dans les années 90 pour rebondir à partir de 2003. L’économie du pays, bon élève du FMI, se redresse. Bien des observateurs concluent au succès d’une politique de libéralisation progressive et partielle. Mais de multiples autres facteurs entrent en ligne de compte. Le Ghana, à qui la Côte d’Ivoire ravit en 1977le rang de premier producteur mondial de cacao, amorce une politique de libéralisation du secteur…

Lire PDF
L’invité de Grain de sel : Christophe Eberhart
Christophe Eberhart

Grain de sel : En ce début mai 2007, c’est la 7ème quinzaine du commerce équitable en France, quels sont les enjeux cette année en particulier ? Christophe Eberhart : Nous sommes à un tournant important dans l’histoire du commerce équitable. En effet, ce dernier est en train de changer d’échelle. Les volumes échangés prennent de l’ampleur, et les acteurs impliqués se diversifient. Aux côtés de quelques ONG « pionnières » dans le secteur, le label FLO –…

Lire PDF
Les jeunes, bâtisseurs de l’agriculture de demain
Jean-Claude Devèze

Les activités des cinq cent millions de ruraux de l’Afrique subsaharienne sont encore en majorité structurées par des productions agrosylvopastorales aux devenirs incertains. Un des facteurs majeurs des évolutions des campagnes africaines sera la façon dont les jeunes africains considéreront le métier d’agriculteur. Les migrations, nombreuses, de jeunes ruraux vers les villes ou vers l’étranger — avec les risques pris par certains sur des pirogues ou dans la traversée du désert – et les recrutements d’enfants soldats par…

Lire PDF
Actualité de l’Inter-réseaux
Inter-réseaux

Un nouveau secrétaire exécutif Parmi les actualités concernant l’association, une bonne nouvelle : l’arrivée de notre nouveau secrétaire exécutif. Christophe Jacqmin, longtemps directeur du Comité de coopération avec le Laos (CCL), est un gestionnaire de l’économie sociale impliqué dans le milieu des ONG de développement depuis 20 ans. Ayant pris ses fonctions à la fin avril, il s’est rapidement attelé à la tâche, de nombreux chantiers l’attendaient… Un forum, des produits et de nouveaux thèmes En 2006, vous…

Lire PDF
Grain de sel n°38 : Demain, encore des jeunes agriculteurs motivés ?

Actualité d’Inter-réseaux Actualité de l’Inter-réseaux Editorial Les jeunes, bâtisseurs de l’agriculture de demain Gros sel L’invité de Grain de sel : Christophe Eberhart Forum Boom du cacao au Ghana, fruit de la libéralisation ? La belle de Guinée est-elle menacée ? Microfinance et réduction de la pauvreté : la fin d’un mythe ? Dossier : Demain, encore des jeunes agriculteurs motivés La jeunesse africaine face à l’agriculture Angeline Konso, agricultrice et vendeuse de produits agricoles « Porque queremos…

Lire
Changement climatique. Prévenir. S’adapter. Changer les politiques de développement ?
Hubert Kieken

L’Afrique subsaharienne n’est pas émettrice de gaz à effet de serre. Pourtant le continent africain vient d’être désigné comme « le plus vulnérable aux effets prévus du changement climatique ». Ce constat, établi par le Giec, signale l’urgence de la lutte contre le changement climatique en Afrique. Aider le continent à mieux s’adapter en prévision des changements climatiques à venir ? Des choix politiques s’imposent.

Lire PDF