Inter-réseaux sort une nouvelle publication, en partenariat avec SOS Faim Début 2011, Inter-réseaux et SOS Faim ont défini ensemble un nouveau format de publication trimestrielle, les « bulletins de synthèse souveraineté alimentaire » (BDS). Ces BDS visent plusieurs objectifs : (i) faire le point sur un sujet en incluant les derniers éléments de débat ; (ii) attirer l’attention des lecteurs sur quelques documents clés aussi récents que possible, la synthèse se fondant sur une lecture attentive de ces références ; (iii) donner des éléments aux décideurs et praticiens du développement, européens et africains ; (iv) et participer à provoquer un débat entre acteurs du développement.
D’un format court (8 pages dont une présentant les documents de référence), ces BDS s’adressent aux décideurs africains et européens, et plus largement à l’ensemble des abonnés d’Inter-réseaux (plus de 6 500 personnes). Les 3 premiers numéros de la série portent sur : (1) la participation des organisations de producteurs aux politiques ; (2) l’agro-écologie ; (3) l’état des débats sur la volatilité des prix agricoles et alimentaires. Ils sont disponibles en ligne, en français et en anglais (http://www.inter-reseaux.org/bulletin-de-veille/). Le dernier numéro de 2011 portera sur le foncier.
Réforme d’Inter-réseaux : en route vers une stratégie à 5 ans ! Début 2011, Inter-réseaux (IR) a initié une réflexion prospective sur son évolution et la stratégie à adopter pour les prochaines années, afin de répondre au mieux aux attentes et besoins des acteurs du développement rural, en particulier en Afrique, mais aussi de ses membres institutionnels qui sont au coeur de la structure et ont pour vocation de la porter.
Ainsi, une évaluation conduite par l’Iram a été menée début 2011 et les résultats ont été présentés en Assemblée générale extraordinaire (AGE) le 19 mai. Cette AGE revêtait un format particulier puisque étaient invitée une dizaine de structures clés intervenant sur les questions de développement rural en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de débattre ensemble du « Nouvel Inter-réseaux », sur les plans institutionnels et opérationnels : choix des thématiques à porter par IR, ancrage au Sud, renforcement des débats, etc.

Les orientations du nouvel Inter-réseaux suite à l’évaluation 2011 Parmi les quatre scénarios futurs proposés par les évaluateurs, IR s’est reconnu dans celui intitulé « un réseau euro-africain multipolaire porté par des acteurs stratégiques », à savoir :
- un réseau euro-africain : prolongeant un mouvement déjà initié, IR prévoit d’accentuer sa présence et ses partenariats en Afrique (y compris anglophone). IR a ouvert un bureau au Burkina Faso en 2010 et va étoffer son équipe en Afrique de l’Ouest. Cette évolution répond au souci d’ancrer les activités sur des préoccupations et des dynamiques locales. De même IR souhaite prolonger son élargissement à des acteurs européens. Cette appellation de « réseau euro-africain » confirme et approfondit la dynamique d’internationalisation déjà amorcée depuis plusieurs années.
- multipolaire : cette notion renvoie à la diversité d’acteurs qu’englobe IR. Pour réaliser efficacement sa mission de « décloisonnement » des connaissances et des acteurs, IR entend rester au carrefour de plusieurs pôles d’acteurs (recherche, OP, ONG, consultants, partenaires financiers, décideurs, etc.) et renforcer les échanges entre les acteurs du Sud et du Nord.
- porté par des acteurs stratégiques : cet aspect renvoie à l’adhésion et à l’engagement croissant de personnes morales dans un réseau qui fut originellement constitué par des individus. IR assume aujourd’hui sa volonté d’arrimer ses activités sur un noyau d’institutions membres européennes et africaines. Cette orientation n’implique pas de minorer le rôle des individus qui ont et auront toute leur place, mais bien d’asseoir le réseau sur un socle pérenne. Ces éléments décrivent les mutations en cours au sein d’Inter-réseaux et scellent un projet d’avenir, détaillé dans un plan d’orientation stratégique, qui sera validé lors d’une nouvelle AGE prévue à Ouagadougou fin janvier 2012.




