Les femmes rurales au service de l’agriculture

Je préside actuellement le collège national des femmes des organisations Ecumenical Association for Sustainable Agriculture and Rural Development (ECASARD) et Farmers Organisation Network In Ghana (FONG) au Ghana. Je participe au développement agricole rural en organisant chaque année un programme qui récompense le travail fourni par les femmes rurales. Il s’agit d’une initiative personnelle soutenue par ECASARD et FONG. La Journée de la femme rurale est l’occasion de rassembler les acteurs du secteur et les organisations de femmes, de producteurs, religieuses, communautaires, etc. Le jour de sa célébration, les agricultrices rurales exposent leurs produits. Je participe également au renforcement des capacités, à des ateliers de plaidoyer et à des activités de lobbying pour l’obtention de soutien en faveur des organisations de femmes rurales dans le domaine agricole.
Je pense que les politiques mises en oeuvre pour le développement agricole ne sont pas étendues aux zones rurales et ne profitent donc pas aux femmes qui travaillent dans la production, la transformation, le conditionnement ou la commercialisation. Au Ghana, la plupart des travailleurs agricoles sont des femmes, mais leur travail n’est pas reconnu. Par exemple, l’absence de systèmes de poids et de mesure standards sur l’ensemble des marchés ghanéens est un réel problème. Il faudrait également élaborer une réglementation sur l’aflatoxine afin d’aider les femmes à produire et consommer du maïs non contaminé par l’aflatoxine, ce qui permettrait d’améliorer leurs revenus et leur qualité de vie.




