Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

publié dans Revue Grain de sel le 24 juin 2012

Au Sénégal, promotion du sésame via la formation professionnelle

Caroline Amronm

Agroalimentaire - AgroindustrieFormationProduits locauxSésameSénégal

Le développement de la filière sésame pose la question de sa promotion auprès des sénégalais, le produit n’entrant pas traditionnellement dans les habitudes de consommation. L’Ugan s’associe aux centres de formation professionnels afin de promouvoir son utilisation dans l’enseignement des métiers de la restauration.

Situation au Sénégal : Pourquoi introduire une nouvelle culture ?
Voilà plusieurs années que le sésame a attiré l’attention du gouvernement sénégalais et ce pour plusieurs raisons : ses avantages agronomiques (faible demande en intrants ; adapté à de faibles régimes pluvieux et à des sols relativement pauvres), ses avantages économiques (grande demande internationale et développement de la demande nationale) et finalement, pour le rôle qu’il peut jouer dans la sécurité alimentaire du pays notamment via la diversification des produits consommés. Son développement se justifie d’autant plus que les habitudes alimentaires sénégalaises sont fortement discutées suite aux variations de prix des denrées habituelles d’une part mais surtout suite à la multiplication des problèmes de santé recensés tant chez les adultes que chez les enfants. Ces problèmes s’expliquant principalement par une alimentation peu variée ainsi qu’une consommation excessive d’huile de faible qualité et de sucre.
C’est dans ce contexte que l’Union des groupements associés du Niombato (Ugan) s’est spécialisée dans la production et la transformation du sésame. Si le niveau de production nationale est très variable d’une année à l’autre (11 096 t sur 26 111 ha en 2009 et 6 831 t sur 17. 262 ha en 2010) , l’Ugan, elle, augmente sa production d’année en année, passant de 136,5 tonnes sur 418 ha en 2008 à 460 tonnes sur 1 192 ha en 2011.

Fiche technique

Sésame (Sesamum indicum) : plante oléagineuse de la famille des Pédaliacées.
Distribution géographique : principalement sous les tropiques et dans les zones tempérées chaudes. Besoin pluviométrique : de 250 à 800 mm pendant son cycle végétatif.
Consommation : huile, graines, farine et pâte (plats traditionnels), tourteau (consommation animale).
Qualités alimentaires : la graine renferme 20 à 22 % de protéines de qualité, 48 à 52 % de corps gras, une forte proportion de minéraux et d’oligoéléments précieux (Ca, Fe, Mg) et est riche en vitamines (B, E, F).
Production : Myanmar, Inde et Chine sont les premiers pays producteurs, suivis de l’Éthiopie et du Soudan. En Afrique de l’Ouest, le Nigéria et le Burkina Faso sont les producteurs les plus importants.

Des activités de promotion pas encore suffisantes.
Mis à part le sésame autoconsommé par les producteurs, ce produit est encore très peu intégré dans les foyers sénégalais. Pour pallier cette méconnaissance du produit et dans le cadre de l’un de ses objectifs, « inciter les consommateurs à acheter plus de produits issus des exploitations familiales à travers les chaines de marchés de l’agriculture durable », l’Ugan a participé à de nombreuses foires nationales agricoles et/ou commerciales et a mis en place depuis deux ans une « Journée du consommer sésame ». Cet événement annuel réunit des acteurs de la filière et de la région afin de présenter le produit et ses dérivés via des exposés et une séance de dégustation. Une collaboration avec l’Association des consommateurs sénégalais (Ascosen) a aussi permis l’organisation de plusieurs journées de promotion de la filière à Dakar. Ces activités furent capitalisées sous forme d’un livret et d’un DVD de recettes réunissant les différentes pratiques utilisées.
Malgré le succès de chacun de ces événements, le sésame n’a pas encore trouvé le chemin des cuisines sénégalaises, entraînant le besoin d’une nouvelle stratégie qui permettrait de mieux convaincre les femmes, responsables de l’alimentation de leurs familles, des avantages de sa consommation

Lier la transformation aux centres de formation.
C’est dans ce contexte que l’Ugan s’est rapprochée des Centres d’enseignement technique féminin (CETF). Présents dans toutes les régions du Sénégal, ce sont les centres de la région de Fatick (Fatick, Foundiougne, Gossas, Niakhar) qui ont collaboré avec l’Union. Les enjeux d’une collaboration avec des centres d’enseignement professionnel sont multiples : l’huile de sésame étant un produit plus onéreux que les huiles végétales généralement consommées (2 000 FCFA/l pour le sésame contre 1 000 FCFA/l d’huile végétale), il est essentiel de l’intégrer dans des recettes qui justifient son prix en la mettant bien en valeur : notamment pour sa saveur particulière et son avantage économique (son utilisation permet de réduire la quantité nécessaire d’huile dans la préparation de plats traditionnels ³). Un professionnalisme était aussi nécessaire pour l’utilisation des graines de sésame grillées en assaisonnement ou en décoration, pratique jusque-là inconnue des transformatrices. Les résultats attendus de ces échanges sont l’amélioration des recettes connues et l’identification de habitudes alimentaires. Le but final étant l’insertion de l’ensemble de ces nouvelles utilisations dans le programme des cours afin que les élèves et leurs foyers se familiarisent progressivement à l’utilisation du sésame. En tant que futures professionnelles de la restauration, ces jeunes filles représentent un canal essentiel pour la distribution et la promotion d’un nouveau produit comme le sésame.


Pliage de fataya au sésame sous l’oeil avisé d’une enseignante du CETF

Au cours d’un atelier de 3 jours (première étape de la collaboration), six femmes transformatrices/restauratrices de l’Ugan et six enseignants en restauration professionnelle purent dans un premier temps échanger sur la plante, son cycle et les techniques de récolte et de transformation ; les enseignements étaient dispensés par les productrices, avec démonstration à l’appui. Ils (elles) ont ensuite identifié de nouvelles recettes réalisables tant en milieu rural qu’urbain, par la prise en compte de critères pratiques : l’utilisation d’ingrédients disponibles dans les villages et l’emploi limité de matériels de cuisine spécialisés (moulins ou friteuses électriques, etc.). Ces préparations permirent aux enseignants de découvrir un nouvel ingrédient (première utilisation du sésame pour la plupart) et aux productrices de découvrir de nouvelles utilisations du sésame. Au menu : salades et quiches garnies de graines grillées, tajines et poulets dorés (nouvellement dénommé « poulet à la Fatickoise») et de multiples gâteaux à base de farine de sésame. Pour clôturer l’activité, certains acteurs clés du développement de la zone (le responsable de la chambre de commerce, des membres des chambres consulaires, etc.) furent invités à une dégustation afin qu’ils soient mis au courant de la collaboration et qu’ils s’engagent à leur tour dans le soutien et la mise en place de programmes de développement technique et agricole.

Bilan de l’expérience

Si le bilan semble très positif au niveau de l’atteinte des objectifs définis (cf. le DVD et les livrets de capitalisation des activités), il reste à suivre de près la véritable intégration du sésame dans les programmes de cours des CETF et le développement de sa consommation dans les familles (évolution de la place du sésame sur les marchés et sur la carte des restaurants par exemple).
Il est à noter que les transformatrices ont tout de même eu recours aux fours pour la préparation des pâtisseries, or elles n’en sont pas toutes équipées dans les villages. Cependant ces nouvelles recettes constituent des pistes à explorer avec les femmes pour diversifier leurs revenus : en particulier via la mise en place d’un groupement d’intérêt économique (GIE) de restauratrices spécialisées dans la préparation de plats et produits à base de sésame.
Au final, on retient qu’un produit comme le sésame, malgré tous ses avantages, doit faire l’objet d’une véritable analyse de mise sur le marché et s’inscrire dans une stratégie commerciale adaptée aux demandes des consommateurs. De fait, le développement de la filière fait face à de nombreuses questions : mieux vaut-il inscrire le sésame dans les habitudes alimentaires en ayant recours aux recettes traditionnelles ou en visant l’innovation alimentaire ? Comment le vendre et à qui ? Dans les supérettes et réseaux reconnus ou dans les boutiques de proximité ? L’huile de sésame, reconnue comme produit de luxe, est-elle vraiment le levier à actionner ? Diversification, substitution, changement d’habitudes alimentaires, voilà les stratégies qu’il reste à analyser et c’est en confrontant les producteurs et les professionnels de la restauration et de la consommation que des pistes pourront être identifiées.

  • Caroline Amrom est chargée d’appui aux programmes Fonio et Sésame au sein de l’équipe du bureau Afrique de l’Ouest de Veco (Vredeseilanden). Vredeseilanden est une ONG flamande qui s’intéresse aux filières agricoles en favorisant et facilitant des initiatives de commercialisation identifiées et définies par les agriculteurs.
  • L’Union des groupements associés du Niombato (Ugan) est une organisation de producteurs/rices qui développe depuis 2007, et en collaboration avec Veco, un programme en faveur des producteurs de sésame de la région de Fatick (Sénégal).
  • Les Centres d’enseignement technique féminin offrent une formation professionnelle et qualifiante aux jeunes femmes (entre autres agroalimentaire et restauration) afin d’assurer leur insertion économique et sociale. Si vous souhaitez recevoir des documents, mentionnés dans l’article, merci de prendre contact avec le bureau régional de Veco à Dakar (veco@vecosenegal.sn).
Restez informé⸱e !

Abonnez-vous à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

Autres articles qui pourraient vous intéresser

Vous lisez un article de la publication "58 : Valorisation des produits locaux : face aux défis, une diversité de solutions".

Au Sénégal, promotion du sésame via la formation professionnelle
Caroline Amronm

Le développement de la filière sésame pose la question de sa promotion auprès des sénégalais, le produit n’entrant pas traditionnellement dans les habitudes de consommation. L’Ugan s’associe aux centres de formation professionnels afin de promouvoir son utilisation dans l’enseignement des métiers de la restauration. Situation au Sénégal : Pourquoi introduire une nouvelle culture ? Voilà plusieurs années que le sésame a attiré l’attention du gouvernement sénégalais et ce pour plusieurs raisons : ses avantages agronomiques (faible demande en…

Le potentiel de développement des micro et petites entreprises agro-alimentaires
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas

Si elle ne prend pas en compte le secteur de la transformation qui la connecte aux marchés, l’agriculture vivrière commerciale ne sera pas en mesure de relever les défis de sécurité et de souveraineté alimentaires des pays ouest-africains. Tour d’horizon du potentiel du secteur agro-alimentaire et des effets de leviers à activer pour son développement. Le rôle de l’agriculture vivrière commerciale est essentiel pour dynamiser les marchés locaux et prémunir les populations contre les hausses des prix alimentaires…

Lire PDF
Valoriser une céréale traditionnelle africaine, le fonio
Djibril Dramé, Famoï Béavogui, Jean-François Cruz

Le fonio est certainement la plus ancienne céréale cultivée en Afrique de l’Ouest. Malgré de bonnes qualités nutritionnelles, sa valorisation a longtemps été freinée par la pénibilité de sa transformation artisanale. Des recherches récentes ont permis de mécaniser plusieurs étapes de sa transformation pour mieux le valoriser. Dans la cosmogonie du peuple Dogon, au Mali, la graine de fonio, appelée pô, est considérée comme «le germe du monde ». Le fonio (cf. encadré) donne des grains minuscules, de…

Lire PDF
Introduction aux enjeux de valorisation des produits locaux en Afrique de l’Ouest
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas

Si le fort potentiel de contribution de l’agro-alimentaire au développement économique et social a été démontré, ce secteur demeure confronté à de nombreuses contraintes aussi bien techniques que liées à l’environnement des services nécessaires à son essor. Autant de défis à relever pour valoriser les produits locaux. La part des produits locaux et régionaux dans la consommation urbaine des pays ouestafricains est importante, et le panier de la ménagère dans cette région est suffisamment diversifié pour constituer un…

Lire PDF
Les transformatrices de céréales du Faso en réseau
Fanny Grandval, Philippe Ki

De nombreuses transformatrices du Faso se sont constituées en réseau national avec l’appui de l’Aprossa. Elles ont en commun la recherche de la qualité, et unissent leurs efforts pour relever le défi de la distribution. Au Burkina Faso, tout comme chez ses voisins sahéliens, l’explosion démographique des centres urbains et le changement des modes de vie entrainent de nouvelles demandes et exigences des citadins concernant leur alimentation. Ils sont non seulement à l’affût de produits de qualité mais…

Lire PDF
Les transformateurs de fruits du Bénin plaident pour un soutien de l’État
Dieu-Donné Alladjodjo, sjnounagnon

Dieu-Donné Alladjodjo est président d’une coopérative et Directeur général de PromoFruits Bénin, une société créée par la coopérative pour gérer l’unité industrielle de transformation de l’ananas en jus IRA vendu en cannettes. Il nous parle ici de son parcours et nous dévoile quelques conseils. 23 Joachim N. Saizonou : Avant d’être Directeur général de la société PromoFruits Bénin, vous avez commencé comme producteur d’ananas. Pouvez-vous nous présenter votre parcours ? Dieu-Donné Alladjodjo : Originaire de Sékou, dans la…

Lire PDF
Investir dans les boissons naturelles, les pistes artisanales à explorer
Cécile Broutin

En Afrique de l’Ouest, si la transformation industrielle en jus naturels est souvent considérée comme la meilleure possibilité de valorisation des fruits, d’autres pistes de production de boissons locales via des procédés artisanaux améliorés ont le vent en poupe et sont à explorer. Grain de Sel : Pouvez-vous nous présenter un aperçu de l’offre et de l’appréciation par les consommateurs des jus naturels locaux disponibles sur les marchés ouest africains ? Cécile Broutin : Les données sur la…

Lire PDF
Des membres d’Inter-réseaux agissent sur le thème de la valorisation des produits locaux
Inter-réseaux

Les actions des membres institutionnels d’Inter-réseaux sur le thème de la valorisation des produits locaux sont nombreuses et variées. De la publication d’articles spécialisés, à la capitalisation d’expériences, en passant par la mise en oeuvre de projets de développement ou l’animation de débats, en voici un échantillon. PROJET L’Iram et la valorisation du Jatropha pour les besoins énergétiques iram Le projet vise à développer une filière courte d’huile de Jatropha en production paysanne, afin d’alimenter l’électrification et les…

Lire PDF
Face aux défis de la valorisation des produits locaux, une diversité de solutions
Inter-réseaux

La première partie de ce dossier tente de planter le décor de l’état du marché et de la consommation alimentaire en Afrique de l’Ouest d’une part, du secteur clé de la valorisation des produits locaux que constituent les micro et petites entreprises agro-alimentaires (MPEA) d’autre part, puis des différentes catégories d’enjeux et défis à relever pour une valorisation effective et efficace des produits alimentaires locaux à destination des consommateurs ouest-africains. Si les politiques publiques ouest-africaines et les politiques…

Lire PDF
Des membres d’Inter-réseaux agissent sur le thème de la valorisation des produits locaux
Inter-réseaux

Les actions des membres institutionnels d’Inter-réseaux sur le thème de la valorisation des produits locaux sont nombreuses et variées. De la publication d’articles spécialisés, à la capitalisation d’expériences, en passant par la mise en oeuvre de projets de développement ou l’animation de débats, en voici un échantillon. Projet L’Iram et la valorisation du Jatropha pour les besoins énergétiques Le projet vise à développer une filière courte d’huile de Jatropha en production paysanne, afin d’alimenter l’électrification et les services…

Lire PDF
Perspectives, limites et éléments de débats concernant la valorisation des produits locaux
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas, Sébastien Subsol

Au regard de l’ensemble des informations et expériences rassemblées dans ce dossier, et suite au bilan dressé dans l’article précédent, voici quelques perspectives, éléments d’analyse, pré-requis relevés quant au thème de la valorisation des produits locaux. Quelles perspectives pour le développement des micro et petites entreprises agro-alimentaires (MPEA) ? Les perspectives de la demande alimentaire sont favorables au développement du secteur agro-alimentaire (extrait étude MSU). Dans la sous-région ouest africaine, il existe un important marché pour les filières…

Lire PDF
Enjeux de la filière huile de palme en République de Guinée
Floriane Thouillot, Jacques Koundouno, Kerfalla Camara, Pierre Ferrand

Ces dernières années, la République de Guinée a connu une extension rapide des surfaces plantées en palmiers améliorés. L’arrivée prochaine en production de ces dernières, avec pour conséquence d’importantes quantités d’huile de palme produites, fait peser d’importants enjeux sur le développement de cette filière. L’huile de palme est la première huile produite, consommée et échangée en Afrique de l’Ouest. Toutefois, cette production est de plus en plus menacée par les importations d’huiles de palme asiatiques et les autres…

Lire PDF
Inter-réseaux et ses membres s’investissent au Burkina Faso pour la valorisation des produits locaux
Inter-réseaux

Dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest » porté par le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) et la Fondation de France (cf. interview page 45), la Confédération paysanne du Faso (CPF), le Gret et Inter-réseaux se mobilisent depuis fin 2011 au Burkina Faso pour conduire un projet pilote de renforcement des stratégies d’acteurs valorisant les produits locaux en lien avec les consommateurs urbains. Ce projet vise à identifier, capitaliser,…

Lire PDF
Ce que les expériences de terrain nous enseignent
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas, Sébastien Subsol

Suite à cette revue d’un échantillon d’expériences et d’initiatives de valorisation des produits locaux en Afrique de l’Ouest et dans d’autres pays du continent, voici un bilan des enseignements que l’on peut en tirer, au regard des défis introduits à la page 12. Sur le thème de la valorisation des produits locaux, et des stratégies possibles à mettre en oeuvre pour mieux connecter les acteurs des filières agro-alimentaires aux marchés, voici, au regard des défis énumérés préalablement, quelques…

Lire PDF
Rova, pour des produits laitiers de qualité accessibles à tous
Kasprzyk Marta, Randriamahaleo Alexandre

À Madagascar, la consommation moyenne de lait est bien inférieure aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (5 contre 60 kg/habitant/an). L’union de coopératives laitières Rova a décidé de relever le défi en produisant et commercialisant des produits de qualité destinés au marché local, et accessibles aux différentes catégories sociales. Professionnalisation des éleveurs et commercialisation de produits de qualité, tels sont les objectifs de Rova qui développe des services en amont (appui technique et conseil aux producteurs)…

Lire PDF
Le beurre de karité à la conquête des marchés locaux
Azara Nfon Dibié, Fanny Grandval, Martine François

_ Avec près de 20 ans d’existence, l’Association Rimtereb Som et sa « petite soeur », la marque « Takam Cosmétiques », ont bel et bien réussi à investir aujourd’hui le marché local du Burkina Faso pour la vente de produits cosmétiques au karité. Retour sur le parcours de leur responsable, Martine Kaboré, une femme entreprenante. Lorsqu’elle créa Rimtereb Som en 1994, Martine Kaboré avait en tête de rassembler des femmes veuves et nécessiteuses autour d’activités génératrices de…

Lire PDF
Comprendre la demande des villes pour valoriser les produits locaux
Cécile Broutin, Fanny Grandval, Patrick Delmas

Ces dernières décennies, la croissance démographique rapide des villes d’Afrique de l’Ouest a entraîné l’essor d’un véritable marché pour des produits locaux diversifiés et de plus en plus transformés. Présentation illustrée des caractéristiques de cette consommation alimentaire urbaine en pleine mutation. D’après les statistiques des Nations unies, la population urbaine en Afrique subsaharienne (ASS) atteint aujourd’hui environ 313 millions d’habitants, soit 37,6 % de la population totale. Si l’Afrique de l’Ouest ne comptait que 15 % d’urbains en…

Lire PDF
Nourrir les villes par la production familiale locale
Jean-baptiste Cavalier

Suite aux émeutes de la faim de 2008, le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) et la Fondation de France se sont associés pour lancer, en 2009, un programme de renforcement de l’agriculture familiale en Afrique subsaharienne, recentré depuis 2010 sur l’Afrique de l’Ouest. Présentation de cette initiative. Grain de Sel : Quels sont les appuis que le programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »apporte aux acteurs du développement rural ? Jean-Baptiste Cavalier…

Lire PDF
Réintroduire des produits délaissés : les légumes feuilles
Marine Raffray

Longtemps restreint à l’autoconsommation, le légume feuille est devenu un produit destiné au marché pour de nombreux producteurs kenyans ayant bénéficié de soutiens spécifiques. Ceux-ci touchaient en particulier à l’organisation collective et à la recherche de débouchés. Retour sur les enseignements de cette expérience Les légumes feuilles sont un produit à double avantage : ils sont peu exigeants en termes d’itinéraire technique et sont vendus à des prix abordables pour les populations les plus vulnérables. Leurs bienfaits nutritionnels…

Lire PDF
L’essor des produits dérivés du manioc en Afrique de l’Ouest
Fanny Grandval

La production de manioc a connu une hausse importante ces 30 dernières années, en partie dynamisée par le secteur de la transformation en plein essor. Une grande diversité de produits transformés, par voies traditionnelles ou industrielles, existe et leur développement s’accompagne de technologies et de politiques performantes. L’Afrique est le premier producteur de manioc au monde. Les principaux pays producteurs sont le Nigeria (35 % de la production africaine totale et 19 % de la production mondiale), la…

Lire PDF
Répertoire des acteurs-témoins mobilisés pour cette publication

enda graf Enda Graf Sahel Objectif de la structure : appui aux initiatives populaires et aux politiques publiques Thèmes d’expertise : appui au développement des micros et petites entreprises agro-alimentaire (MPEA) Contact : BP: 13069 Cité Millionnaire, grand Yoff, Dakar. Tél. : + 221 33 827 20 25 Fatou Ndoye Fatou N’Doye Fonction : coordinatrice du Pôle agro-alimentaire à Enda Graf Sahel Spécialité : sociologue fatouassndoye@yahoo.fr Pape Seck Pape Seck Fonction : chargé de programme Filières agricoles et…

Lire PDF
Soutenir les initiatives des exploitations familiales et des petites entreprises à la conquête des marchés urbains
Bénédicte Hermelin, Freddy Destrait

À l’horizon 2025, les 15 pays de la Cedeao compteront prés de 400 millions d’habitants. Ce contexte de très forte croissance démographique s’accompagne déjà actuellement d’un développement urbain sans précédent qui risque de bouleverser les rapports villes – campagnes en particulier au niveau de la répartition spatiale des populations en faveur des villes. Ce scénario pose des problèmes de sécurité alimentaire dans la mesure où les « urbains » sont des importateurs nets de produits alimentaires. Par ailleurs,…

Lire PDF