Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

publié dans Revue Grain de sel le 17 décembre 2008

Pour l’agriculture familiale. Oui, mais laquelle ?

Inter-réseaux

Vous lisez un article de la publication "43 : Hausse des prix agricoles".

Qu’est-ce que l’agriculture familiale ? Est-on tous d’accord sur le sens et les implications de cette expression ? Grain de sel a profité d’une invitation à une rencontre organisée en Pologne pour interroger différents acteurs des 4 coins du monde, et leur demander : c’est quoi l’agriculture familiale ? Petit tour d’horizon…

Brésil. Une manière de vivre.

Au Brésil, la notion d’agriculture familiale se développe depuis environ 20 ans. Avant, on parlait de petites paysanneries, mais petit à petit ce concept s’impose et le gouvernement a monté un programme national d’appui à l’agriculture familiale. Il y a même une loi qui définie cette notion. Elle intègre le critère de taille de l’exploitation mais aussi le mode de relations de travail. Je pense que c’est important à développer en ajoutant dans cette définition le mode de rapport à la nature et les modes de relations sociales. L’agriculture n’est pas un négoce pour la famille, c’est une manière de vivre. Bien évidemment, cela ne veut pas dire que les productions ne peuvent être vendues mais que le but premier n’est pas de vendre. C’est ça la différence avec l’agriculture productiviste. Tu es là pour vivre, tu peux vendre pour vivre mais tu as d’autres choses à faire avec ta terre. Les notions de respects des animaux, de la terre, de l’eau sont importantes tout comme la culture et les modes d’alimentation..

Cândido Grzybowski, directeur général de l’Institut brésilien d’analyses sociales et économiques.

France. Plutôt parler d’ « agriculture paysanne »

En France, après la seconde guerre mondiale la notion d’agriculture familiale avait un sens. C’était l’exploitation qui produisait pour se nourrir, qui permettait à quelques enfants d’aller dans d’autres secteurs économiques avec cependant une préservation de « la famille ». Or petit à petit à partir des années soixante, l’exploitation ne va plus produire que pour vendre à l’extérieur et en conséquence l’expression « exploitation familiale » n’a plus cours. Je connais des exploitations laitières où aujourd’hui ils ne consomment plus le lait qu’ils produisent, ils vont l’acheter en boite au supermarché !

Aussi pour moi aujourd’hui, « l’agriculture familiale » cela ne veut pas dire grand chose et ce terme peut englober des choses contradictoires. On ne peut pas utiliser le terme d’exploitation familiale pour parler d’une petite agriculture ou d’une agriculture qui va protéger l’environnement car il n’y a pas de correspondance entre ces notions. On peut l’opposer à l’agriculture industrielle, encore que cette dernière puisse aussi être présente dans l’agriculture familiale. C’est pour cela que nous préférons utiliser le terme d’« agriculture paysanne ». C’est un qualificatif dans lequel les gens se retrouvent mieux par rapport à ce contexte d’agriculture plus proche de l’homme, des ressources naturelles et à l’opposé d’une agriculture productiviste industrielle.

Jean Cabaret, producteur de lait, syndicaliste à la Confédération paysanne.

Luxembourg. Une exploitation sur laquelle travaillent les membres de la famille.

Pour nous au Luxembourg, une exploitation familiale est gérée par l’exploitant, qui assume la responsabilité financière, qui a la charge de la production et qui participe aux travaux. C’est une exploitation sur laquelle travaillent les membres de la famille avec éventuellement de la main d’œuvre extérieure. Je crois que le point essentiel est que je ne différencie pas les exploitations selon la taille. Le type et le mode de production ne sont pas non plus des éléments discriminants, il y a dans nos exploitations familiales une grande variation dans les productions qui peuvent être diversifiées ou uniques.

Josiane Willens, Centrale paysanne luxembourgeoise.

Niger. Un mode d’organisation qui permet de transmettre des civilisations, des cultures, de génération en génération.

Chez nous, une exploitation familiale est composée d’une famille dont les caractéristiques varient d’une communauté à l’autre (de 20 à 40 membres). Les activités menées sur l’exploitation sont pilotées par un maître d’œuvre qui répartit les tâches. Il y a une hiérarchie et des règles, le plus jeune a du respect pour l’ancien, l’ancien sait comment orienter les choses. Le lien familial est fort. Dans le groupe il peut y avoir des membres qui font de l’agriculture, de l’élevage, un peu de commerce et éventuellement quelques personnes qui sont fonctionnaires.

Aujourd’hui on a de plus en plus tendance à mettre en place de nouvelles règles de fonctionnement. Ainsi on est en train, avec les nouvelles lois modernes, de morceler les terres pour que chaque personne puisse avoir sa part. Il y a des avantages et des inconvénients à cela. Avantages, car les familles augmentent et parfois cela amène des conflits parfois meurtriers. En attribuant une parcelle à chacun on évite ce problème. Maintenant l’inconvénient c’est que tu as aujourd’hui des personnes qui n’ont plus de terre car les parents ne veulent plus donner un petit morceau de terrain à leurs descendants. Ces derniers sont donc obligés de migrer ou, s’ils en ont les moyens, d’acheter d’autres terres. En conséquence, avec ce modernisme, la solidarité entre les communautés et entre les familles disparaît, ainsi que le respect des enfants pour les parents. Même si les règles se maintiennent mieux dans les communautés nomades on commence aussi à voir ce problème. […]

Pour toutes ces raisons, chez nous, la notion d’agriculture familiale a beaucoup de sens. S’il n’y a plus ce système d’organisation cela posera beaucoup de problèmes. C’est ce mode d’organisation qui permet de transmettre des civilisations, des cultures de génération en génération.

Djibo Bagna, éleveur, coordinateur national de la Plate-forme paysanne du Niger.

Pologne. Aussi difficile à définir que le ciel ou la terre.

L’agriculture familiale, c’est aussi difficile à définir que le ciel ou la terre. Ce mode d’agriculture est encore majoritaire sur notre territoire. C’est tellement important que nos voisins nous appellent les « habitants des champs », le mot Pologne venant de cette expression. Pour moi il y a plusieurs éléments à prendre en compte pour parler d’exploitation familiale. D’abord il faut que la famille vive sur l’exploitation et garde le contact direct avec le travail de la terre. Le deuxième élément, qui est le plus important, c’est la fonction de formation car, sur l’exploitation familiale, on forme ses enfants. Une ferme familiale existe aussi par les liens qu’elle entretient avec ses voisins dans son village. Il n’est pas facile de déterminer le rapport entre la ferme familiale et la taille de l’exploitation. C’est d’ailleurs pour moi un piège. Ainsi par exemple on peut imaginer une ferme faisant de l’élevage extensif sur 500 ou 1 000 hectares qui soit gérée par une famille avec quelques ouvriers agricoles. Par contre une ferme qui fait plusieurs milliers d’hectares, ce qui existe en Pologne, qui a un ou deux tracteurs conduits par GPS avec un ouvrier travaillant à côté d’une famille n’est plus une exploitation au sens traditionnel, c’est une usine de production de matières premières agricoles.

Les paysans ont été les premières victimes des évolutions économiques qu’a connues la Pologne depuis 25 ans, avec la mise en place d’un libéralisme très sauvage. Une opposition démocratique au libéralisme a cependant mis en avant l’agriculture familiale en intégrant en 1993 cette notion comme une priorité dans son programme. En 1995, il a été inscrit dans l’article 23 de la Constitution que : « l’exploitation familiale est à la base du système agraire de l’État ». Mais cela n’a pas été défini plus précisément.

Piotr Dabrowski, agronome, syndicaliste et ex vice-ministre de l’agriculture polonais.

Sénégal. Au-delà de la famille, le « projet familial. »

Derrière le terme d’exploitation familiale nous mettons différents aspects et en premier lieu le fait que la famille soit l’unité de base économique. Ici la notion de famille est large. Elle comprend les frères, sœurs, cousins, etc., c’est-à-dire tous ceux qui vivent autour d’une même cuisine. Il y a toute une forme d’organisation au sein de la famille pour pouvoir réussir ce que nous intitulons le « projet familial ». Tout ce qui concerne les aspects sociaux et culturels qui ne sont pas pris en compte ailleurs, nous les considérons comme des éléments importants d’une exploitation familiale. C’est pourquoi nous ne voulons pas réduire notre vision de l’exploitation familiale à une approche simplement agricole. On veut bien vivre dans le monde rural, avoir à gérer une exploitation familiale et vivre aussi des activités non agricoles. Ce sont des éléments déterminants qui nous amènent à travailler autour de ce que nous appelons l’« assemblée de famille ». C’est une forme d’organisation où les responsabilités et les rôles sont clarifiés, où le projet familial, avec des objectifs précis, est construit à partir des apports de chacun.

Nadjirou Sall, agriculteur, producteur de tomates et d’oignons, secrétaire général de la Fédération des ONG du Sénégal – Action paysanne.

Ukraine. Moins de 50 hectares…

En Ukraine on parle d’exploitation familiale pour toutes les exploitations de moins de 50 hectares. Chez nous, la terre appartient à l’État, les agriculteurs en sont usufruitiers et ils n’ont pas le droit de la vendre, seule la mise en location est possible. La majorité des paysans travaille dans des conditions difficiles avec de simples outils manuels. Il n’y a pas beaucoup de machines agricoles et celles-ci sont très chères. L’État distribue très peu d’aides mais cela peut permettre aux exploitants de louer quelques matériels. Les petites exploitations ont également des difficultés à obtenir des crédits car ils n’ont pas les garanties nécessaires et elles ont du mal à écouler leurs produits en particulier les producteurs de légumes et de fruits. Tout cela fait qu’aujourd’hui les gens n’ont pas tellement envie de rester agriculteurs et il y a des départs importants vers les villes ou vers l’étranger.

Nataliya Horin, Dr. en Sciences économique, enseignante à l’université de Lviv, Ukraine [traduction de Marta Broniatowska].

Plus de 40 responsables d’organisations paysannes, d’ONG, de mouvements de consommateurs et d’associations de défense de l’environnement venus de trois continents se sont réunis en septembre 2007 en Pologne pour échanger sur le thème de la promotion de l’agriculture familiale et de la souveraineté alimentaire dans le cadre du Programme AlimenTERRE mené par le CFSI et SOS Faim Belgique et Luxembourg. La campagne se poursuit cette année. Plus d’information : www.cfsi.asso.fr www.sosfaim.be

Une version agrémentée d’autres points de vue est disponible en ligne, www.interreseaux. org

Restez informé⸱e !

Abonnez-vous à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

Autres articles qui pourraient vous intéresser

Vous lisez un article de la publication "43 : Hausse des prix agricoles".

Défis agricoles africains
Jean-Claude Devèze

Défis agricoles africains. Sous la direction de Jean- Claude Devèze. Préface de Jean-Michel Debrat Éd. Karthala, Agence française de développement juin 2008, 414 p., 26 euros ISBN 978-2-8111-011-7 Cet ouvrage, centré sur le devenir des agricultures subsahariennes et leur rôle dans le développement du sous-continent, montre l’importance des enjeux démographiques, économiques et environnementaux, mais aussi sociaux, culturels et politiques. Alors que la question de l’alimentation de la planète redevient cruciale, le premier défi à relever par les agricultures…

Lire
Ils nous ont rendu visite… Entre nous GDS 43

Ils nous ont rendu visite… L’équipe du secrétariat exécutif d’Inter- réseaux Développement rural a pu rencontrer au cours des derniers mois différentes personnes très concernées par l’agriculture familiale et le développement rural. De nombreux membres du réseau sont passés à Paris et nous avons été très heureux de pouvoir les rencontrer et bénéficier de leurs expériences. Des membres de l’équipe ont aussi pu aller en Afrique de l’Ouest dans des cadres leurs permettant de rencontrer d’autres membres du…

Lire
Les défis de l’agriculture à moyen terme
Bruno Vindel

Les spectaculaires augmentations des prix des produits agricoles ont relancé les débats sur la sécurité alimentaire mondiale et les inquiétudes sur la capacité de la planète à nourrir une population croissante. Au-delà des mesures prises actuellement pour conjurer la crise, qu’en sera-t-il réellement à terme ?_ À l’horizon de 2030, les principales forces motrices de la question alimentaire et agricole mondiale sont multiples : accroissement démographique mondial, changement climatique, questions énergétiques, transition alimentaire ¹ dans les pays émergents,…

Lire PDF
Grain de Sel N°43 – Hausse des prix agricoles

La hausse des prix agricoles a fait couler beaucoup d’encre, mais relativement peu de choses on été écrites sur le sort des producteurs ouest africains. Quel a été l’impact de ce phénomène sur les producteurs, et quelles leçons en tirer ? Actualité d’Inter-réseaux Présentation et actualité d’Inter-réseaux Editorial : Hausse des prix : pour le meilleur et pour le pire ? Gros sel L’invité de Grain de sel : Moussa Para Diallo Moussa Para Diallo est un des…

Lire PDF
Défis agricoles africains

Défis agricoles africains. Sous la direction de Jean- Claude Devèze. Préface de Jean-Michel Debrat Éd. Karthala, Agence française de développement juin 2008, 414 p., 26 euros ISBN 978-2-8111-011-7 Cet ouvrage, centré sur le devenir des agricultures subsahariennes et leur rôle dans le développement du sous-continent, montre l’importance des enjeux démographiques, économiques et environnementaux, mais aussi sociaux, culturels et politiques. Alors que la question de l’alimentation de la planète redevient cruciale, le premier défi à relever par les agricultures…

Lire PDF
Dossier : Hausse des prix : opportunités et défis pour les producteurs africains

La hausse des prix agricoles a fait couler beaucoup d’encre, mais relativement peu de choses on été écrites sur le sort des producteurs ouest africains. Quel a été l’impact de ce phénomène sur les producteurs, et quelles leçons en tirer ?Après avoir remis en perspective le phénomène à l’échelle mondiale et régionale, pour mieux saisir l’insertion de la sous-région dans l’économie mondiale, ce dossier se propose d’étudier le cas des producteurs de riz, objets de toutes les attentions….

Lire
Repère : conséquences de l’échec de la mini-ministérielle pour les agricultures paysannes
Anne Wagner

UNE SEMAINE INTENSIVE de négociations, «mini-ministérielle» rassemblant au Secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève les ministres de l’Agriculture d’une trentaine de pays, s’est tenue du 21 au 28 juillet 2008. Pour mieux comprendre quels étaient les objectifs de cette rencontre, il importe de la resituer dans une perspective plus large : l’Accord agricole de l’OMC, qui fixe le cadre réglementaire des échanges mondiaux de produits agricoles et agro-alimentaires, est en renégociation depuis janvier 2000. À…

Lire PDF
Riz, un marché incertain
Patricio Mendez del Villar

Si l’évolution du marché mondial du riz se caractérise par de fortes incertitudes, un fait demeure : les stocks sont faibles et les besoins croissants. Au lendemain de l’envolée des prix de cette matière première, base alimentaire de plus de la moitié de l’humanité, un regard sur les grandes tendances du marché s’impose.En collaboration avec Produit Doc LE RIZ EST LA TROISIEME CEREALE produite dans le monde après le maïs et le blé. Mais, il est la première…

Lire PDF
Pour l’agriculture familiale. Oui, mais laquelle ?
Inter-réseaux

Qu’est-ce que l’agriculture familiale ? Est-on tous d’accord sur le sens et les implications de cette expression ? Grain de sel a profité d’une invitation à une rencontre organisée en Pologne pour interroger différents acteurs des 4 coins du monde, et leur demander : c’est quoi l’agriculture familiale ? Petit tour d’horizon…Brésil. Une manière de vivre. Au Brésil, la notion d’agriculture familiale se développe depuis environ 20 ans. Avant, on parlait de petites paysanneries, mais petit à petit…

Kiosque

L’Afrique de Sarkozy – Un déni d’histoire. J.-P. Chrétien (dir.) Le décryptage du « discours de Dakar » (dont le texte intégral figure en annexe) apporté par ce petit livre va beaucoup plus loin que la critique faite jusqu’alors. Contre l’Afrique « qui ne connaît que l’éternel recommencement » et « l’homme africain qui n’est pas assez entré dans l’histoire », chacun des cinq auteurs, rappelle à sa façon « la dimension historique dans laquelle s’inscrit le destin,…

Lire PDF
Ils nous ont rendu visite… Entre nous

Ils nous ont rendu visite… L’équipe du secrétariat exécutif d’Inter- réseaux Développement rural a pu rencontrer au cours des derniers mois différentes personnes très concernées par l’agriculture familiale et le développement rural. De nombreux membres du réseau sont passés à Paris et nous avons été très heureux de pouvoir les rencontrer et bénéficier de leurs expériences. Des membres de l’équipe ont aussi pu aller en Afrique de l’Ouest dans des cadres leurs permettant de rencontrer d’autres membres du…

Lire PDF
Cameroun : les éleveurs s’organisent
Aimé Landry Dongmo, Marta Kasprzyk, patrickdugue

À l’instar des agriculteurs, les éleveurs ont-ils pu développer des organisations fonctionnelles, rendant service à leurs membres ? Les auteurs d’une étude menée auprès des groupements d’éleveurs et d’agro-éleveurs au nord du Cameroun sur l’intensi- fication en élevage font le point sur les avancées de ces groupes professionnels.EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE, les organisations de producteurs encouragées par les États dès les années 60 ont surtout concerné les agriculteurs. Les éleveurs, du fait de leur mobilité et de leur faible…

Lire PDF
La hausse des prix internationaux de 2007/2008 : panorama mondial et régional.
benoitdaviron, nicolasbricas

De janvier 2007 à mi 2008, les prix internationaux des produits alimentaires ont augmenté de près de 60 %. Depuis, à la faveur de la crise financière puis de ses implications sur « l’économie réelle », le mouvement s’est inversé. Pour ouvrir le dossier, cet article revient sur les manifestations et les causes de cette hausse.LA HAUSSE DE 2007/2008 peut être interprétée comme l’accélération d’un mouvement entamé depuis début 2002, mouvement certes moins spectaculaire, mais qui, par paliers,…

Lire PDF
La transmission des prix internationaux sur les prix des céréales dans le Sahel.
Niama Nango Dembélé, Roger Blein, moussacisse

Le sahel n’a pas échappé à la flambée des prix alimentaires Mais selon les pays et les produits, la transmission des prix mondiaux a fortement varié et affecté diversement l’approvisionnement des populations. Les raisons de ces disparités sont riches d’enseignements pour la réforme des politiques agricoles et alimentaires.DANS L’ENSEMBLE DES PAYS ouest-africains les prix des produits alimentaires ont commencé à grimper à partir de fin 2006. Le prix de la poudre de lait, matière première importée par les…

Lire PDF
Hausse des prix et compétitivité des producteurs de riz.
Mamadou Diarra, Salifou Konaté

La hausse des prix internationaux du riz profite-t-elle aux producteurs sahéliens? La question est sur toutes les lèvres mais la réponse n’est pas si simple. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les premières enquêtes montrent que les producteurs peuvent tirer leur épingle du jeu. Mais à certaines conditions. LE RIZ a pris une place considérable dans l’alimentation des sahéliens, notamment en milieu urbain. Ce phénomène est beaucoup plus marqué au Sénégal et au Mali….

Lire PDF
Maïs, mil, sorgho : des cultures d’avenir ou laissés pour compte de la crise?
G. Roger Zangré

Les céréales sèches sont cruciales pour la sécurité alimentaire dans nombre de pays sahéliens mais leurs systèmes de production sont encore peu performants. Dans le contexte des prix mondiaux élevés, seront-elles davantage valorisées ? Entretien avec G. Roger Zangré, phytogénéticien burkinabèGrain de sel : En réaction à la hausse des prix, les céréales sèches ont-elles bénéficié d’autant d’attention de la part des politiques publiques que le riz ? Roger Zangré Roger Zangré : La quasi-totalité des pays du…

Lire PDF
Lait : les secteurs locaux menacés par la volatilité des prix.
Cécile Broutin, lliagre

Au Niger comme au Sénégal, consommateurs, producteurs et importateurs se sont adaptés tant bien que mal à la hausse des prix du lait. Les gouvernements ont aussi tenté de réagir. Mais avec des prix désormais volatiles, rien ne remplacera une politique pérenne d’appui à des producteurs locaux fragilisés par la crise. La flambée des prix des produits laitiers sur le marché international a surpris : le lait en poudre écrémé, négocié à environ 2 300 USD la tonne…

Lire PDF
Boum du maïs dans un pays de cacao. Sulawesi, grenier de l’Indonésie
François Ruf, Yoddang

Le boum du maïs à Sulawesi (Indonésie), dans une région où le cacao a apporté beaucoup de richesses, s’il est remarquable, pose question. Pourquoi? Comment les agriculteurs de Sulawesi ont-ils pu répondre aussi rapidement à la flambée du cours mondial ? Y a-t-il des enseignements à en tirer pour d’autres pays ?L’ILE DE SULAWESI, plus connue sous son ancien nom des « Célèbes », domaine des fameux Bugis, peuple de marins et des romans de Conrad, a connu…

Lire PDF
Les prix agricoles mondiaux flambent, les producteurs vont-ils gagner plus ?
Philippe Somé, alothore, bpeneau

Dans un contexte d’instabilité des prix agricoles, les décisions de gestion des exploitations familiales sont à repenser : le conseil à l’exploitation familiale représente une des modalités existantes pour aider les producteurs et les organisations de producteurs à mieux faire face à la volatilité des prix.« Donnez nous des prix comme ça pour 10 ans, et on est content !» disent des producteurs. Mais est-ce là une vision partagée par tous ? Une série de questions se pose….

Lire PDF
La réponse ouest-africaine à la crise des prix
Bio Goura Soulé, Cecilia Bellora, Roger Blein

Face à la flambée des prix, les gouvernements ouest-africains ont cherché à réduire les prix aux consommateurs et à relancer la production vivrière. Des mesures dictées par l’urgence, conçues dans un cadre national, et qui posent de nombreuses questions quant à leur durabilité financière et au modèle d’agriculture qu’elles véhiculent implicitement.AVRIL ET MAI 2008 sont marqués en Afrique de l’Ouest par la montée de la colère des consommateurs et des syndicats. La hausse des prix des produits alimentaires…

Lire PDF
Boum du maïs dans un pays de cacao : Sulawesi, grenier de l’Indonésie
François Ruf

Le Boum du Maïs à Sulawesi (Indonésie), dans une région où le cacao a apporté beaucoup de richesses, s’il est remarquable, pose question. Pourquoi ? Comment les agriculteurs de Sulawesi ont-ils pu répondre aussi rapidement à la flambée du cours mondial ? Y a-t-t’il des enseignements à en tirer pour d’autres pays? L’île de Sulawesi, plus connue sous son ancien nom des « Célèbes », domaine des fameux Bugis, peuple de marins et des romans de Conrad, a…

Lire PDF
Entretien avec Hammou Haïdara, consultant en développement des entreprises et organisations, Président de la fondation Mahamane Alassane Haïdara
Hammou Haïdara

Grain de sel (GDS) : Pouvez-vous vous présenter ? Hammou Haïdara (HH) : Consultant indépendant dans le secteur de l’appui aux entreprises, la formation professionnelle et la micro finance dans tout secteur, je travaille avec différents bailleurs de fonds (coopération Suisse, la coopération belge, danoise, luxembourgeoise, allemande, etc.) pour la formulation de projets, l’identification, l’évaluation, l’audit organisationnel, etc. J’ai auparavant travaillé durant 6 ans au service du programme Boutique de gestion d’échanges et de conseils (BGECO) en tant…

Lire
Entretiens avec Moussa Para Diallo et Mamadou Kourahoye Diallo, de la Fédération des paysans du Fouta Djallon
Mamadou Kourahoye Diallo, fpfd2002

Moussa Para Diallo est le président de la Fédération des paysans du Fouta Djallon, et Mamadou Kourahoye Diallo est responsable de la commercialisation de la Fédération des paysans du Fouta Djallon. Grain de sel (GDS) : Qu’entendez-vous par « agriculture familiale » ? Moussa Para Diallo Moussa Para Diallo (MPD) : Voici ce qu’est pour moi, à titre personnel, l’agriculture familiale : c’est une agriculture qui emploie en première position les membres de la famille qui travaillent pour subvenir…

Lire