Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Vous lisez un article de la publication "50 : Coup de projecteur sur les leaders paysans".

On reproche souvent aux leaders paysans de conserver leurs fonctions sur de trop longues périodes, dépassant parfois leur mandat. Outre les problèmes de gouvernance que cela peut engendrer, c’est aussi un facteur qui bloque l’émergence de nouveaux leaders dans les organisations et peut constituer une menace pour leur pérennité.

Les leaders des organisations paysannes (OP) africaines ont tendance à rester longtemps en place pour de multiples raisons : parfois sous la pression de l’entourage, par intérêt pour les avantages que cette position leur procure, par volonté des membres qui souhaitent que le leader reste, ou encore par défaut de relève. Cela peut même aller jusqu’à ne pas respecter les durées des mandats définis dans les statuts, à les réviser pour se maintenir en place, ou encore à s’arranger pour être systématiquement réélu, comme le relate Boukary Ouangraoua, formateur au Burkina Faso : « Certains leaders font tout pour créer la pensée unique. Ils s’entourent de proches dans le bureau, font en sorte que ce soit leur femme, leurs enfants, leurs neveux pour avoir beaucoup de voix lors du renouvellement des instances. Parfois même il n’y a même pas de renouvellement des instances, souvent c’est par méconnaissance, parfois aussi parce que le leader n’a pas intérêt à ce que tout soit fait dans les règles de l’art car il aurait alors moins de marge de manoeuvre ».

Pourquoi les leaders ont-ils du mal à laisser leur place ? Souvent, le leader paysan est considéré comme une personne de pouvoir qui doit rester à son poste jusqu’au bout. Ses proches, qui partagent avec lui le pouvoir et ses avantages, s’emploient à le maintenir en place comme le note Faliry Boly, leader malien : « Dans certains cas, c’est l’entourage même du leader qui le pousse à rester, car ces personnes tirent profit de la position du leader, elles y ont leur avantage. Mais dans d’autres cas, ce sont les membres de l’organisation eux-mêmes qui ne veulent pas changer de leader ; ils trouvent plus simple de conserver la même personne, ils ont peur du changement, et cela permet de garder une certaine continuité dans les actions ».
À l’inverse, il existe des cas où la rotation trop rapide des leaders peut être une contrainte. Raquel Copa de Justo, secrétaire d’une petite OP du Pérou, nous livre son expérience : « En 2006, j’ai créé l’association et j’ai été élue présidente. Le mandat ne dure pas plus de deux ans et il est interdit par les statuts de le renouveler. Je me suis donc mise de côté. On a élu une autre dame en tant que présidente, mais mes camarades m’ont dit : “C’est vous qui connaissez ce qui concerne la documentation, vous pourriez vous occuper des archives”. Je suis donc devenue secrétaire générale des archives, mais je suis restée le bras droit de la présidente. C’est moi qui ai donné un chemin, une vision à cette association, c’est moi qui l’ai rêvée. Elle peut être présidente mais elle ne peut pas être dans ma tête. Quand il y a des réunions où elle doit participer, elle me demande de l’accompagner ».
Le passage de relais s’avère donc difficile, comme le constate Faliry Boly : « Vous savez, tant qu’un leader reste à sa place, il est très difficile pour d’autres d’émerger. Un leader en place fait de l’ombre, et cela ne pousse pas les autres à s’investir davantage. Je ne dis pas qu’il faille renouveler le leader à chaque mandat, à chaque AG, car sinon on risque de ne plus s’y retrouver, mais un leader ne doit pas non plus rester indéfiniment. Sinon il finit par devenir irremplaçable ».
Pour certaines OP, le renouvellement des leaders est indispensable pour ancrer son caractère démocratique et la transparence de ses instances dirigeantes. Ainsi, la fédération Mooriben au Niger a inscrit dans ses statuts l’obligation de tenir tous les trois ans une Assemblée générale élective où l’intégralité du Conseil d’administration est renouvelée. D’autre part, un président ne peut pas avoir plus de deux mandats successifs. Amadou Mossi et Soumana Ladan, ancien et actuel présidents de l’OP, expliquent « Nous sommes une fédération démocratique, dans un pays démocratique ; [cette règle] donne une certaine confiance de la base au sommet : ceux qui sont à la base savent que progressivement, ils vont peut être apprendre et pourront monter. Cela permet aux unions de savoir qu’il n’y a pas d’union plus forte que d’autre, chaque union peut proposer une personne, tout le monde est libre d’être candidat, donc c’est la transparence. En termes clairs, tous les membres de Mooriben ont le même droit et la même chance d’accéder à un poste de leader ».
La tendance générale reste que les leaders, installés dans leurs fonctions, ont le plus souvent du mal à quitter leur poste. Or, si le leader en place est immuable, il est d’autant plus difficile d’identifier un potentiel successeur. Un cercle vicieux de passation risque alors de s’installer. Ainsi, Bernadette Ouattara, directrice de l’Inades au Burkina Faso, explique : « Le renouvellement ne se fait pas toujours facilement. Si au niveau de la base on n’a pas pris le soin de préparer quelqu’un pour assurer la relève, cela pose le problème de qui va remplacer le leader à son départ. Il y a des leaders qui savent que si on prépare quelqu’un, on va les remplacer. Mais souvent ils ne veulent plus se retirer ».
Deux enjeux émergent de ce constat. D’une part la nécessité de trouver un mode de reconversion de ces leaders, une porte de sortie honorable pour ceux qui n’ont pas démérités, comme une nouvelle nomination en tant que président d’honneur ou délégué dans une plateforme par exemple, ou une recherche de valorisation de l’expérience acquise. Ces leaders peuvent ainsi devenir des relais à la base, ou encore des personnes ressources pour des commissions ou des formations. D’autre part, il est important de faciliter l’émergence de nouveaux leaders, ce qui est loin d’être évident lorsque le leader en place ne veut pas partir, mais cela reste une condition nécessaire à son départ.

Une nouvelle génération de leaders difficile à identifier. Préparer la relève, c’est avant tout vouloir transmettre une passion, une vision, mais aussi un savoir, un carnet d’adresse et une expérience accumulés. Après avoir exprimé sa conviction de rester toute sa vie dans le mouvement paysan, Seynabou Ndoye, leader sénégalaise, insiste sur l’importance de transmettre sa foi en ce mouvement : « La relève, ça ne s’invente pas. Si je n’aime pas ce que je fais, si je n’ai pas dans la peau le mouvement paysan, je ne peux rien transmettre aux générations futures. Il faut que je l’aime. Et que j’en sois fière pour que les générations futures à qui je parlerai puissent l’aimer ».

Certains leaders essaient de préparer la relève et de transmettre leurs expériences à ceux qui peuvent être appelés à leur succéder, comme le revendique Elisabeth Atangana, leader camerounaise : « J’ai un groupe de jeunes leaders que j’encadre parce que j’estime que, si nous voulons que notre Propac ou la CNOP Cameroun soient institutionnalisées, il faut des gens qui aient une vision, peut-être pas la mienne, mais qu’ils en aient une à partir de laquelle part leur mouvement. Il faut commencer à les former maintenant. Le leadership peut se transmettre, et il faut que les gens s’ouvrent et aident les autres. C’est important de transférer si on veut pérenniser ».
Parmi les différentes techniques d’identification de potentiels leaders, l’observation est primordiale. Jean Coulibaly, leader malien, témoigne : « Pour identifier les futurs leaders, on observe beaucoup. Dans un groupe, on regarde comment chacun marche, parle, répond, agit, s’il est rapide ou lent. Ensuite, on en parle entre nous, pour voir si les avis se recoupent, ou non ». Certaines OP ont un système de repérage bien instauré et qui fonctionne. Ainsi, explique Mamy Rajohanesa : « Pour Fifata, la relève se prépare depuis l’association de base et ce sont les jeunes qui sont ciblés. Ce sont les membres de la région qui se chargent de cette identification. Ceux qui sont choisis et élus les représenteront au niveau de Fifata ».
Certains leaders s’attèlent également à mettre en avant les potentiels successeurs et à les tester par des mises en situation. Ainsi, King David Amoah, leader ghanéen, témoigne : « Nous commençons à préparer la relève en avance, pour que les autres puissent évaluer le bon potentiel de chacun. Le premier vice-président est là, le second aussi, et il y a d’autres leaders potentiels. Quand nous allons à une réunion, même si je suis là, parfois je demande à mon vice-président de présider la réunion. Si nous allons à un atelier, je délègue beaucoup d’activités. Ensuite je m’installe en retrait comme un participant, et j’observe ce qui se passe. Cela permet aux gens de les voir et les connaître ». Afin d’éviter d’avoir des paysans trop novices vis-à-vis des nouvelles fonctions de leader, le même leader ghanéen décrit une clause de leur règlement intérieur : « Il y a un article qui dit “avant de devenir président, ou membre du bureau exécutif, il faut avoir été membre du bureau exécutif de sa zone”. Comme cela vous êtes préparés, donc quand vous arrivez, vous n’êtes pas une nouvelle personne, vous savez comment ça se passe au niveau national et vous connaissez les règles du leadership ».
Au-delà de l’identification, il est important et nécessaire de créer des conditions favorisant l’engagement des jeunes dans le mouvement paysan, en leur donnant les moyens et les capacités de comprendre et de s’exprimer dans les débats. Un avis partagé par Mariam Sow : « Il faut donner la même chance de développer leurs capacités à tous les enfants. Et c’est comme cela que les leaders émergeront de façon naturelle. C’est par l’éducation qu’on inscrira cette préparation au leadership dans la durabilité ». Cela pourra ainsi permettre de former un vivier de jeunes leaders potentiels, à même de prendre des responsabilités, et dont certains pourront ensuite être élus selon les choix de leur organisation, ce que souligne King David Amoah, leader ghanéen : « On peut former des personnes pour la relève, mais ensuite tout dépendra aussi de ce que les gens vont choisir, vous savez c’est une élection, c’est ouvert ! »

L’émergence de nouveaux leaders est liée à l’implication des jeunes dans l’agriculture. Si une fois le leader en place aux commandes de son organisation il est parfois difficile de l’en déloger, il faut comprendre que le poste de leader n’est pas forcément très convoité de par la responsabilité et les sacrifices que cela implique. Soumana Ladan raconte : « Être président de Mooriben ce n’est pas facile ! Cela demande d’être disponible, de laisser son labours pour venir répondre de Mooriben ; beaucoup de gens, cela ne les intéresse pas d’être président ». De plus, les jeunes constatent qu’il est de plus en plus difficile de gagner sa vie dans le métier d’agriculteur et beaucoup sont ceux qui préfèrent partir en ville ou choisir une autre voie. Tata Yawo Ametoenyenou, président d’une organisation d’appui aux OP togolaises, déclare en ce sens : « Après 20 ans de crise socio-politique au Togo, où il n’y a pas ou peu eu de soutien de l’État vers le monde agricole, la plupart des jeunes ont quitté le milieu rural pour la ville ; les jeunes ne s’intéressent plus à l’agriculture. La relève ne se prépare donc pas du tout ». La situation n’est pas meilleure au Chili, comme en témoigne Rigoberto Turra : « Nous avons beau former des jeunes, à peine 1 sur 10 reste au final, les autres migrent vers les villes car il devient vraiment trop difficile de travailler dans l’agriculture ».

Malgré tout, le témoignage d’un président d’association membre de la Fongs, OP sénégalaise, vient nuancer ce sentiment d’absence d’une nouvelle génération : « Il ne faut pas avoir d’inquiétudes pour la relève. On pense que les leaders sont irremplaçables mais on a la capacité de déceler les leaders de demain, directement ou indirectement. Des investissements sont faits sur ces personnes. On ne le crie pas sur les toits mais ils sont accompagnés. La pépinière est vaste ». Faliry Boly partage cet optimisme, du moment que certaines conditions préalables sont réunies au niveau des OP : « Je crois qu’il est vain de vouloir préparer la relève. Pour moi c’est un faux débat, la relève ne se prépare pas de façon mécanique, cela ne doit pas venir de l’extérieur. À mon avis, il faut plutôt travailler sur les conditions d’émergence des leaders que sur une formation formelle. Ainsi, si la communication est bonne dans l’organisation, la relève se fera automatiquement ».
D’autres font le constat d’un retour des jeunes à la terre après un temps d’études ; c’est le cas d’Ahmed Ouayach, leader marocain : « Au niveau des exploitations agricoles, ce qui fait plaisir c’est que la relève est en train de se faire. Il y a de grandes exploitations où les enfants ont fait des études poussées et reviennent vers la terre ! Avant ce n’était pas le cas, les agriculteurs marocains étaient dans l’ensemble très âgés et la majorité n’avait pas été à l’école. Mais maintenant on a vraiment des entrepreneurs qui arrivent dans l’agriculture et cela fait plaisir ».
Il convient donc de ne pas rester pessimiste quant à la relève des leaders paysans. Si les leaders actuels peuvent valoriser leurs connaissances et leur longue expérience en les transmettant à la nouvelle génération, cela serait un grand pas dans la transmission du savoir des anciens aux repreneurs de flambeaux. Mais cela ne pourra pas être efficace sans un accompagnement intense et un renforcement des capacités ciblé pour les futurs leaders paysans qui, dans un contexte de mondialisation, d’ouverture et de communication, sont de plus en plus connectés à de nouveaux partenaires et à de nouvelles problématiques.

Mamy Rajohanesa, président de Fifata à Madagascar
Fifata prévoit de développer un cursus de formation spécifique pour répondre au besoin d’assurer la relève des dirigeants et de poursuivre ainsi les activités de développement agricole avec efficacité. La mise en oeuvre de ce cursus appartient, en premier lieu, aux associations de base dans les régions qui se chargent de l’identification de jeunes leaders, dynamiques, déjà engagés localement et répondant à des critères préalablement définis. La formation commence déjà au niveau des associations de base selon les besoins des membres et des dirigeants. Les organisations régionales prendront la relève plus tard avec un niveau de formation plus élevé et varié. La dimension nationale viendra en dernier. La formation pourra être itinérante et en alternance. Les thèmes doivent toujours tourner autour de la pérennisation de l’association en associant la culture politique agricole. Il pourra s’agir d’un apprentissage alliant formations « classiques » et accompagnement dans l’action grâce à un système de « parrainage ». Il est évident qu’avec les nouvelles technologies et l’évolution rapide des politiques agricoles nationales, ce nouveau cursus sera plus affiné, plus approfondi et mieux adapté aux paysans et au contexte d’aujourd’hui. Mais les formations de base resteront les mêmes, comme la conduite de réunions ou la prise de décisions. La formation en lobbying et plaidoyer sera plus intense pour influer sur les décisions politiques. Pour assurer un impact durable de cette action, il faut mettre en place un dispositif pérenne permettant d’assurer la mise à niveau continue des personnes formées. Aujourd’hui, en partenariat avec Fert, nous avons mis en place quatre collèges agricoles qui vont former des jeunes au métier d’agriculteur. Au fait des réalités quotidiennes du monde agricole, et ayant un degré d’instruction plus élevé de par leur formation, ces jeunes constituent un vivier de futurs leaders. C’est là même notre ambition !

Pour en savoir plus sur les leaders interrogés et leurs OP, vous pouvez consulter leurs présentations et les versions complètes de leurs interviews.

Restez informé⸱e !

Abonnez-vous à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

Autres articles qui pourraient vous intéresser

Vous lisez un article de la publication "50 : Coup de projecteur sur les leaders paysans".

Appel à contributions

Ce numéro a permis à une vingtaine de leaders paysans africains, sud-américains, asiatiques et européens de témoigner de leur vécu, de leur expérience et de leur vision. Mais les leaders qui s’expriment ici sont essentiellement des leaders de niveau régional ou national, voire sous-régional, mais peu de représentants d’organisations villageoises ou départementales. Nous n’avons également pas pu collecter l’avis des membres des OP sur leurs responsables. Vos témoignages pour apporter d’autres points de vue et contribuer au débat…

Lire
Actualités d’Inter-réseaux

Bulletins de veille et site Internet La diffusion des bulletins de veille électroniques (BDV) continue deux fois par mois. À noter la parution des quatre derniers BDV thématiques : Transformation et consommation des produits locaux ; Quels instruments pour la régulation des marchés céréaliers en Afrique de l’Ouest ? ; Politiques foncières rurales ; Capitalisation d’expériences dans le développement international. Vous pouvez les retrouver en ligne, et vous abonner au BDV à : www.interreseaux. org. Nous prévoyons de…

Lire PDF
Grain de Sel : déjà 50 numéros!

Cinquante numéros de Grain de sel, c’est beaucoup si on se réfère à la diversité des thèmes traités, à la richesse des apports des contributeurs, à la pertinence des dessins humoristiques. Mais 50 numéros, c’est peu si l’on songe à l’importance du travail d’information, aux multiples sujets à couvrir, aux témoignages à recueillir, aux débats à lancer… Ce cinquantième numéro est important par le sujet abordé : les leaders paysans face à leurs difficiles responsabilités au service des…

Lire PDF
Un mouvement paysan en attente d’une gouvernance exemplaire
Mamadou Cissokho

Dans la période qui a suivi les indépendances, le mouvement paysan ouest-africain se résumait à un système « prêt-à-porter » de coopératives sous tutelle des États. Il y avait alors un lien très fort entre les structures paysannes et les gouvernements. Dans les années 70/80, plusieurs phénomènes importants ont permis l’émergence d’un autre modèle de structuration. Une crise environnementale (la grande sécheresse) a accéléré l’exode rural. Les programmes d’ajustement structurel, en diminuant les moyens des États, ont réduit…

Lire PDF
Donner la parole aux leaders paysans

Ce numéro spécial de Grain de sel est consacré aux leaders paysans des organisations professionnelles agricoles, en particulier ouest-africaines. Mais qu’entend-on précisément par « leader paysan »? La dénomination de « leader », telle qu’elle est utilisée dans l’intégralité de ce numéro, est un terme emprunté à l’anglais et généralement employé pour désigner une personne à la tête d’un groupe, qui en porte les responsabilités et en est le porte-parole. Par prolongement, la notion de « leader paysan…

Lire PDF
Les leaders interrogés : qui sont-ils ?

Afrique Bénin Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur agronome zootechnicien, Lionel Guezodje s’est installé comme exploitant en polyculture-élevage dans la commune de Zogbodomey. Il s’est alors impliqué dans la vie des organisations paysannes (OP) locales, puis a progressivement pris des responsabilités au niveau national. Il est, depuis 2002, secrétaire général de l’Association nationale des aviculteurs du Bénin (Anab), et, depuis 2007, secrétaire général de la Fédération nationale des unions de producteurs (Fupro) et président du comité de contrôle…

Lire PDF
Les leaders interrogés : d’où viennent-ils ?

Cet article présente la localisation géographique de l’ensemble des leaders paysans présentés dans l’article précédent intitulé « Les leaders interrogés : qui sont-ils ? » Voici un aperçu du fichier joint: Pour chaque leader, sa fonction et le nom de son organisation sont exposés. Son adresse e-mail est également disponible.

Lire PDF
Le leader et sa base : comment mieux la représenter ?
Elisabeth Atangana, Faliry Boly, Herman Kumara, Jean Coulibaly, Moacir Klein, Ousmane Tiendrébeogo, Rigoberto Turra, Seynabou Ndoye, damimif, potaljama

Les leaders paysans sont souvent critiqués pour leur éloignement progressif des préoccupations de ceux qui les ont élus. Si nous n’avons pu recueillir la vision des producteurs membres des organisations paysannes (OP), les leaders se sont largement exprimés sur leur perception du lien qu’ils tissent avec eux et sur les stratégies qu’ils adoptent pour l’entretenir. Les membres des OP à la base sont souvent déconnectés des débats régionaux ou nationaux, du fait des contraintes quotidiennes qui les empêchent…

Lire PDF
Quelle place pour les femmes dans le leadership des OP ?
Bernadette Ouattara, Bio Goura Soulé, Boukary Ouangraoua, Djermakoye Maidanda Hadja Maimouna, Fatouma Mahamane Sidi, Maha Hussein Feraigon, Mariam Sow, Raquel Copa de Justo, Seynabou Ndoye, damimif

Si les femmes sont aujourd’hui plus impliquées dans les OP, pourquoi ne sont-elles pas plus intégrées dans leurs instances ? Quelles formes de blocages rencontrent-elles ? Si elles ne sont pas visibles, cela signifie-t-il pour autant qu’elles ne participent pas aux prises de décisions ? Quelques témoignages et éléments de réponses. Les femmes sont aujourd’hui plus impliquées qu’auparavant dans les OP et parfois même majoritaires au niveau des organisations de base. Mais elles sont encore peu présentes dans…

Lire PDF
Élus et salariés d’OP : quelle complémentarité, quelles difficultés ?
Elisabeth Atangana, Gérard Andriamandimby, Jean Coulibaly, Rigoberto Turra, Tom Anang Odu

Les leaders d’OP ne peuvent diriger seuls, ils ont besoin d’appuis et de conseillers que sont les salariés. Mais les relations entre eux sont complexes. Quelle complémentarité y a-t-il entre les fonctions des uns et des autres ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? Regards croisés d’un salarié et de leaders paysans. Entretien avec Gérard Andriamandimby, directeur du Réseau Soa à Madagascar Grain de sel : Quel est votre rôle en tant que directeur du Réseau Soa ? Gérard Andriamandimby…

Lire PDF
Être leader paysan : un processus d’apprentissage permanent
Elisabeth Atangana, Faliry Boly, Jean Coulibaly, Mamy Rajohanesa, Mariam Sow, Moacir Klein, Rigoberto Turra, Seynabou Ndoye

Face aux responsabilités croissantes qui incombent aux leaders paysans, leur formation dans divers domaines est de plus en plus indispensable. Si la question « peut-on former au leadership ? » reste largement débattue, les leaders d’aujourd’hui partagent avec nous leurs méthodes d’apprentissage, du scolaire au terrain. Les leaders paysans, et en particulier ceux d’envergure nationale ou internationale, ont de plus en plus à négocier avec les représentants des pouvoirs publics, les bailleurs de fonds et les institutions internationales….

Lire PDF
Les OP et leurs partenaires : maintenir le dialogue et savoir refuser
Bernadette Ouattara, Bio Goura Soulé, Jean Coulibaly, Patrick Delmas

À l’interface entre les OP et leur environnement, les leaders paysans ont, parmi leurs fonctions principales, celles de représenter leurs membres et de dialoguer avec les partenaires techniques et financiers. Comment s’acquittent-ils de cette mission, alors même que les relations entre OP et partenaires sont souvent complexes ? Dans le contexte des programmes d’ajustement structurel des années 90, beaucoup d’OP se sont développées pour combler les vides laissés par les États, avec l’appui de structures extérieures : financement…

Lire PDF
Leaders paysans et politiques: entre opposition, complicité et partenariat
Ahmed Ouayach, Faliry Boly, Jean Coulibaly, Rigoberto Turra, Samba Gueye, Seynabou Ndoye, Sibiri Jean Zoundi, tressapoulou

Les leaders paysans, meneurs des négociations entre leurs OP et l’État, ont un fort rôle à jouer pour aller vers un développement agricole de leurs pays. Quelles relations les leaders entretiennent-ils avec les États ? Quels sont les risques de récupération politique ? Comment établir un véritable partenariat gagnant-gagnant ? « Nous, paysans sénégalais, savons que notre premier partenaire est l’État, car il a pour rôle de mettre en oeuvre les politiques de développement ». Seynabou Ndoye, leader…

Lire PDF
Être leader, un sacrifice ?
Ahmed Ouayach, Boukary Ouangraoua, Elisabeth Atangana, Jean Coulibaly, Jean-Paul Meinrad, Mariam Sow, Moacir Klein, Seynabou Ndoye, ecasardghana

La question de la prise en charge des leaders revient de façon récurrente au sein des OP et soulève des débats importants entre membres et leaders. Qu’en est-il en réalité ? Pourquoi cette question est-elle fondamentale ? Qu’en disent les leaders ? Les leaders paysans, quel que soit leur niveau d’engagement dans les OP — villageois, régional, national, sous-régional — consacrent une partie importante de leur temps à la gestion de leurs organisations : suivi des activités et…

Lire PDF
Comment faire place à une nouvelle génération de leaders ?
Ahmed Ouayach, Amadou Mossi, Bernadette Ouattara, Boukary Ouangraoua, Elisabeth Atangana, Faliry Boly, Jean Coulibaly, Mamy Rajohanesa, Mariam Sow, Raquel Copa de Justo, Rigoberto Turra, Seynabou Ndoye, Soumana Ladan, ecasardghana, oradeltogo

On reproche souvent aux leaders paysans de conserver leurs fonctions sur de trop longues périodes, dépassant parfois leur mandat. Outre les problèmes de gouvernance que cela peut engendrer, c’est aussi un facteur qui bloque l’émergence de nouveaux leaders dans les organisations et peut constituer une menace pour leur pérennité. Les leaders des organisations paysannes (OP) africaines ont tendance à rester longtemps en place pour de multiples raisons : parfois sous la pression de l’entourage, par intérêt pour les…

Le leader paysan : des qualités contradictoires à concilier ?
Ahmed Ouayach, guezolionel, oradeltogo, potaljama

Les membres des OP et leurs partenaires attendent souvent beaucoup d’un leader : qu’il soit représentatif de sa base, qu’il maîtrise le contexte national et international ainsi que les sujets à débattre, qu’il ait été élu de façon légitime, etc. Mais les leaders peuvent-ils et doivent-ils réellement concilier toutes ces qualités ? La majorité des petits producteurs africains ont des revenus très faibles, sont peu instruits et habitent dans des zones rurales souvent difficiles d’accès. Cette situation ne…

Lire PDF
La gouvernance collective : une solution ?
Souleymane Traoré, fpfd2002, tressapoulou

Au travers des nombreux témoignages recueillis tout au long de la construction de ce numéro spécial, force est de constater que le leader paysan d’aujourd’hui a de nombreux défis à relever. Les membres des organisations paysannes (OP) et les leaders paysans eux-mêmes nous ont décrit l’ampleur des qualités nécessaires pour faire face à l’étendue de leur mission. À cela s’ajoutent les rôles que les partenaires voient comme étant rattachés à la fonction de leader pour pouvoir répondre à…

Lire PDF
Grain de sel n°50 : Coup de projecteur sur les leaders paysans – témoignages sur leur vécu et leur vision

_ SOMMAIRE Grain de Sel : déjà 50 numéros Grain de Sel : déjà 50 numéros! Éditorial Un mouvement paysan en attente d’une gouvernance exemplaire Donner la parole aux leaders paysans Donner la parole aux leaders paysans Les leaders interrogés : qui sont-ils ? Les leaders interrogés : qui sont-ils ? Les leaders paysans : d’où viennent-ils? Les leaders interrogés : d’où viennent-ils ? Le leader et sa base : comment mieux la représenter ? Le leader et…

Lire