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publié dans Revue Grain de sel le 21 janvier 2008

Manifestations du phénomène migratoire dans un village du Mali. Réflexions sur le devenir des jeunes agriculteurs

Dominique Delacroix

MigrationsMali

Vous lisez un article de la publication "40 : Migrations interafricaines, une richesse pour le continent".

Au moment où les migrations de populations rurales vont en s’accélérant en Afrique de l’Ouest et où les responsables des pays d’origine et d’accueil des migrants tentent d’imaginer des solutions pour les restreindre ou les endiguer (mesures de limitation, politique de co-développement), il peut être intéressant d’examiner, quelles sont les manifestations de ce phénomène dans les zones de départ. Comment convient il d’interpréter l’occurrence des mouvements migratoires ? Existe-t-il ou non un avenir pour les jeunes agriculteurs au niveau de leur village et de leur terroir ? Telles sont les questions auxquelles il importe de réfléchir aujourd’hui. Sans avoir pu nous livrer à une véritable étude de cas, nous faisons référence à un village Malien situé à environ 200 Kms au nord de Bamako et relevant administrativement de la Région de Koulikoro (Cercle de Banamba, Commune de Boron). La population permanente avoisine 600 habitants. Elle est exclusivement Bambara mais un petit hameau Peul de quelques dizaines de personnes est rattaché au village. La plupart des villages de la commune sont d’origine Bambara. Cependant, il existe également, en dehors des petits noyaux d’implantation Peul, d’assez nombreux villages Soninké (ou Sarakolé) : le Cercle de Banamba est, en effet, frontalier avec la Région de Kayes à majorité Soninké. Il est à noter que le fait migratoire fait partie, depuis des siècles, de la tradition Soninké. Les caractéristiques de la zone sont typiquement sahéliennes, avec une hauteur moyenne de précipitations annuelles comprise entre 500 et 600 millimètres et une économie reposant sur les activités agro pastorales. Les agriculteurs sont depuis longtemps équipés en matériel de culture attelée et pratiquent une agriculture extensive principalement axée sur la production de vivriers (mils et sorghos, haricots niébé) et d’oléagineux (arachides). Bon nombre d’agriculteurs ont investi une partie de leur revenu dans l’acquisition de bétail et la pratique de l’élevage (petits et gros ruminants) est à présent très importante.

Jusque dans les années 80, le village n’avait apparemment pas été concerné par les mouvements migratoires, en dehors des habituels déplacements de saison sèche (voyages de résidents dans les villages voisins et sur Bamako ; arrivée traditionnelle de familles Maures de la région de Nara au moment des battages). A partir des années 80, se développe un courant migratoire vers la Côte d’Ivoire où des jeunes du village trouvent à s’employer dans les plantations de café et de cacao. Pour certains, ce mouvement reste saisonnier tandis que pour d’autres, il s’agit d’un départ pour plusieurs années. Pour les personnes mariées, ce départ du village concerne parfois également les épouses. Cependant, vers la fin des années 1990, la vie des étrangers en Côte d’Ivoire commence à devenir difficile : on assiste déjà à certains retours et depuis la partition de ce pays, le mouvement s’est fortement accéléré. Cependant, il s’agit d’un mouvement de retour « obligé » et les personnes concernées ne semblent pas avoir l’intention de rester vivre au village. Quelques jeunes sont d’ailleurs déjà repartis vers d’autres destinations, y compris en Europe (mais dans de très rares cas compte tenu des difficultés d’obtention de visas).

La première question est d’essayer de comprendre quels ont été les facteurs qui ont déterminé les premiers départs en Côte d’Ivoire. Quelques discussions avec des jeunes revenus de ce pays permettent d’éclairer cette question, bien que le sujet mériterait d’être approfondi davantage. Il est possible de mettre en avant des facteurs d’ordre culturel et démographique : En premier lieu l’organisation sociale qui prévaut jusqu’à aujourd’hui fait que toute la population du village est répartie en une vingtaine de concessions (« dou ») qui représentent de fait autant « d’exploitations agricoles » gérées de manière exclusive par le chef de famille (doutigui). Toutes les personnes d’un dou, aussi bien les femmes que les enfants, même devenus adultes et mariés, sont sous l’entière tutelle du « vieux ». En particulier ces personnes n’ont aucune indépendance économique et doivent nécessairement passer par ce dernier pour la moindre acquisition de biens. Cette situation crée aujourd’hui chez les jeunes un légitime sentiment de frustration. La réussite de migrants Soninké et l’apparition dans leurs villages de motos et autres biens personnels acquis avec l’argent de la migration est, pour les jeunes du village, un encouragement au départ. Par ailleurs la croissance démographique fait que la plupart des concessions disposent à présent d’un nombre de jeunes adultes largement supérieur aux besoins nécessités par les travaux de l’exploitation familiale. Certains sont donc appelés à rester et d’autres à partir. A l’heure actuelle, le chef de famille, loin de s’opposer à ces départs, intervient lui-même dans la désignation de ceux qu’il souhaite garder au village pour les travaux agricoles et de ceux qu’il souhaite voir partir. La situation qui résulte du jeu de ces deux facteurs est ainsi marquée par la conjonction d’intérêts entre les jeunes et les vieux en faveur de la migration : Pour les jeunes partants, la sortie du village est l’occasion de s’affranchir de la tutelle patriarcale sans créer de conflit familial. Pour les chefs de famille, la répartition des enfants en deux groupes leur permet, avec ceux qui restent, d’assurer la pérennité de leur exploitation et d’espérer de ceux qui partent de conséquentes retombées financières. Il est bien certain que l’actuel retour des migrants crée une situation de crise : les jeunes qui ont fait l’expérience de la migration souhaitent repartir et les chefs de famille poussent ces derniers à un nouveau départ.

Etant donné l’actuelle situation de blocage ou de contrainte exercée sur le courant migratoire, la deuxième question est de savoir s’il est ou non possible d’envisager un quelconque avenir pour les jeunes ruraux dans leur région d’origine. Par rapport à cette question, les informations relevées dans le village considéré sont intéressantes : bien que candidats au départ, les jeunes ruraux manifestent un grand attachement au village. Ils voient avec beaucoup d’intérêt les réalisations de ces dernières années en matière d’hydraulique (création d’un puits pastoral), d’éducation (création d’un « centre d’éducation pour le développement » et d’une école communautaire) et tout récemment l’installation d’un périmètre maraîcher. Par ailleurs, ils ne semblent nullement remettre en cause le système patriarcal d’exploitation agricole et de mise en valeur du terroir dans lequel ils ne trouvent pourtant plus leur place, alors qu’il existe encore un potentiel agricole et des disponibilités foncières. Il est un fait que le mode de mise en valeur traditionnel du terroir villageois a fait ses preuves dans la mesure où, malgré les récentes périodes de sècheresse, il a permis globalement d’assurer, bon an mal an, les moyens d’existence à la population résidente (même si des différences se font sentir d’une grande famille à une autre). Pour autant, ce mode d’exploitation reste exclusif et jusqu’à présent aucune initiative n’a encore été prise de la part de jeunes agriculteurs pour sortir de ce système et revendiquer le droit de lancer sur place une activité économique individuelle.

Un jeune migrant de retour de Côte d’Ivoire cependant projette aujourd’hui de créer au village un atelier « moderne » d’embouche bovine. Le village dispose en effet de points d’eau et de ressources fourragères (foin de brousse, fanes d’arachide et de niébé, résidus de récolte). Par ailleurs la région offre la possibilité de s’approvisionner en animaux maigres et la commercialisation du bétail est facilitée par l’existence du grand marché à bétail de Banamba servant à l’approvisionnement de la capitale Bamako. Ce jeune vient de déposer, pour son projet, une demande de prêt à une caisse locale de crédit (réseau « Jigiyaso »). Il a en outre l’assurance de pouvoir bénéficier de la caution d’un bureau d’étude spécialisé en élevage et de l’appui d’un vétérinaire privé installé au chef lieu de la Commune.

Cette expérience mérite d’être suivie car elle pourrait peut être ouvrir de nouvelles perspectives : démontrer qu’à côté du système d’exploitation classique concordant avec l’organisation sociale ancienne et à condition de disposer sur place d’un appui technique et financier, il n’est pas complètement illusoire d’entrevoir l’avènement, sur les mêmes terroirs, de modèles d’exploitation indépendants plus modernes y compris dans des régions dont les modes de vie sont fortement marqués par la tradition.

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