Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

publié dans Revue Grain de sel le 10 août 2018

À Vélingara, une structuration de la filière lait par le modèle coopératif

Moussa Balde

AvalCoopérativesFilières agricolesLaitPastoralismeSecteur privé et développement

Les producteurs de lait à Kolda, au Sénégal, ont privilégié le modèle coopératif et le renforcement de relations commerciales avec des mini-laiteries artisanales pour structurer la filière laitière. L’article revient sur les enjeux de cette structuration autour d’une fédération régionale.

Structuration de la filière lait à Kolda depuis les années 1990. En 1992, le Centre de recherches zoo- techniques (CRZ) dont le siège se trouve dans la ville de Kolda, a encouragé les éleveurs de trois villages à mettre une stabulation, par villages et par éleveurs, sur les vaches laitières pour produire du lait local toute l’année et rompre avec la saisonnalité de la production. En 1996, AVSF, en lien avec le CRZ, a testé et validé une technique de pasteurisation du lait avec un entrepreneur privé dans la commune de Kolda. Ceci a débouché sur la première mini-laiterie artisanale « Le Berger ». Depuis, plusieurs autres ont été créées dans la région de Kolda. 494 producteurs y collectent (398 222 litres en 2017), transforment (306 667 litres en 2017) et commercialisent (271 928 litres de lait vendus en 2017), de manière journalière, le lait frais — sous forme de lait caillé ou pasteurisé, de beurre et parfois de fromage — pour une mise en marché urbaine.

De nouveaux acteurs : un corps de livreurs de lait.De nouveaux acteurs ont fait leur apparition dans le développement de la filière lait. Ainsi, la collecte et le transport du lait vers la ville s’organisent via un corps de livreurs présent dans les différentes zones. Ils acheminent le lait selon différents schémas : le surplus de lait issu de l’élevage extensif peut être vendu à domicile ou sur le marché par les éleveurs et/ou leurs femmes; le lait de l’élevage semi intensif (étables) peut aussi être amené par des livreurs ou les mêmes producteurs pour être vendu aux mini-laiteries artisanales.

Un approvisionnement en lait dans les centres urbains par l’arrière-pays. Ces mini-laiteries permettent un approvisionnement en lait du centre urbain de Kolda par son arrière-pays. Les villages situés à des distances comprises entre 5 et 15 kilomètres, for- ment la première « ceinture laitière périurbaine » des villes de Kolda et de Vélingara, où se trouve une seconde laiterie. Désormais, les producteurs de lait de cette zone privilégient le renforcement de relations commerciales avec les mini-laiteries artisanales qui sont considérées comme des intermédiaires de «confiance». La fidélisation du producteur auprès d’un transformateur privé est principalement assurée par l’engagement et la capacité du transformateur à régler sans délai la facture mensuelle du lait et à avancer une partie du paiement au cours du mois en cas de besoin urgent de l’éleveur. Pour faciliter l’instauration et le maintien de ces échanges, les producteurs se sont rassemblés en unions villageoises, elles-mêmes regroupées au sein d’une fédération départementale. Elle sert d’interface entre les producteurs et les unités de transformation. La fédération supervise l’organisation des circuits de collecte du lait, met à disposition des unions des équipements de transport, oriente les producteurs vers les laiteries les plus fiables et se pose en médiateur des conflits, en cas notamment de retards ou d’absence de paiement de la facture par les laiteries. Si le conflit persiste, la laiterie ne recevra plus le lait de la part des éleveurs et l’Union peut décider de réorganiser l’approvisionnement vers d’autres laiteries membres.

Faire face aux difficultés par le modèle coopératif ? En sus des retards et absence de paiement mentionnés, les éleveurs ont parfois des difficultés à approvisionner les mini-laiteries en raison d’une production trop faible en lait. La gestion d’intrants peut aussi poser problème (non accès à la graine de coton et/ou aux tourteaux de sésame). À l’arrivée d’AVSF à Vélin- gara, deux laiteries existaient et avaient des capacités de pro- duction relativement faibles (entre 30 et 80 litres par jour). Elles ne sont pas parvenues à maintenir ce volume car l’approvisionnement en lait cru est irrégulier et la commercialisation est souvent difficile à cause de contentieux avec les producteurs sur le nombre de litres de lait livrés au niveau de la laiterie. AVSF a donc adopté un schéma différent par le portage de l’amont et l’aval de la filière par les éleveurs eux-mêmes, avec une stratégie de circuit-court et d’intégration d’offres de services entre éleveurs. En 2002, AVSF a créé la laiterie « Larogal Aynakobe », gérée par les producteurs sur le modèle coopératif. Ils organisent la collecte et l’approvisionnement en intrants alimentaires et sanitaires.

Différentes méthodes de collecte. Actuellement, le lait est collecté par l’union des producteurs et coopératives laitières (5 membres) de Vélingara « Nafooré Biroobé », dans un rayon de 15 à 25 km maximum. Trois méthodes de livraison sont pratiquées : soit par les éleveurs eux-mêmes ; soit les laiteries ont recours à des collecteurs privés (elles leur paient entre 10 à 15 % du prix du litre de lait qui est à 300 francs). Ils collectent alors le lait au niveau des sites d’accueils des troupeaux transhumants en période sèche. Soit enfin, les éleveurs s’organisent entre eux par village (ils regroupent leur lait) et la laiterie prend en charge la collecte en ayant recours à un collecteur à vélo ou motorisé qui va livrer le lait pour 50 francs CFA par litre, coût du carburant inclus. La méthode de collecte individuelle par les éleveurs est la plus pratiquée et semble plus durable car elle leur permet de consacrer un temps à la gestion de la laiterie et de bénéficier des services de la coopérative : subvention au programme d’inséminations artifi- cielles, crédit rotatifs, avance de trésorerie, subvention de semences de nièbe fourragers, dotation alimenta- tion et produits sanitaires sous forme d’avance, etc. Les 5 mini-laiteries membres de l’Union, collectent en moyenne 600 litres de lait par jour, le lait frais est conditionné en sachets de 250 ml et 1 l. Elles transforment le lait collecté en lait caillé sucré, conditionné dans des sachets plastiques alimentaires de 125 ml et 250 ml. Une grande partie des produits est vendue aux boutiquiers de quartiers, l’autre partie est vendue dans les kiosques en ville et au marché appartenant aux laiteries; dans ce cas la vente est gérée par des vendeuses recrutées et rémunérées en fonction du nombre de sachets vendus. En moyenne, un éleveur parvient à vendre son lait, selon les saisons, entre 300 à 325 FCFA/litre directement à la laiterie. La laiterie vend le lait transformé à 500 FCFA/litre et le revendeur à 600 FCFA/litre directement au consommateur depuis sa boutique.

L’implication des multinationales laitières dans l’aval des filières locales

L’entreprise danoise Arla est la troisième plus grande coopérative laitière au monde. Elle mène depuis plusieurs années une stratégie de développement de nouveaux marchés en dehors de l’Union européenne. Elle exporte de la poudre de lait vers l’Afrique de l’Ouest et y monte des projets nutritionnels dans le cadre de sa responsabilité sociale d’entreprise. À partir du milieu des années 2010, l’entreprise affiche un changement de stratégie. En 2014, elle re- joint l’initiative Milky Way to Developement, financée par la coopération danoise et coordonnée par l’ONG Care Danemark. L’Alliance regroupe le Cirad (centre de recherche français), le RBM (organisation d’éleveurs ouest-africaine), le Danish Agriculture and Food Council (qui représente l’industrie agricole et alimentaire danoise), la Copenhagen Business School (une des plus grandes écoles de commerce en Europe).

L’Alliance affiche l’ambition de trouver des « solutions gagnant-gagnant » pour le secteur laitier en Europe et en Afrique de l’Ouest. Par exemple, des investissements des multinationales dans des industries laitières en Afrique de l’Ouest sous forme de joint-ventures permettent en théorie de renforcer le tissu industriel local et donc les revenus des éleveurs ainsi que promouvoir la collecte de lait local. En dialogue directe avec les organisations régionales ouest-africaines (Cedeao, Uemoa), cette Alliance joue un rôle important dans le processus d’élaboration (en cours) d’une Offensive régionale. La Task Force Lait agit en faveur de la promotion des chaînes de valeur de la filière lait local, notamment pour renforcer les fonctions de l’aval, et afin de maintenir la dynamique engagée à l’amont (amélioration des pratiques d’élevage, production structurée, etc.).

Moussa Balde est ingénieur en développement local et coordinateur national d’AVSF au Sénégal.

L’encadré sur l’implication des multinationales dans les filières locales a été réalisé à partir :

– De travaux de l’Iram sur le projet Nariindu

– Du site de l’entreprise danoise Arla

– De l’article de Care Danemark, intitulé The Milky Way to Development.

Restez informé⸱e !

Abonnez-vous à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

Autres articles qui pourraient vous intéresser

Vous lisez un article de la publication "N°75 – L’aval des filières vivrières, une opportunité pour les agricultures familiales en Afrique de l’Ouest ?".

Editorial : Tirer la production locale par l’aval des filières vivrières!
François Doligez, Ninon Avezou

Les politiques agricoles ambitionnent de faire de l’agriculture familiale l’un des piliers de la sécurité et de la souveraineté alimentaires de l’Afrique de l’Ouest. Or, l’économie alimentaire de la sous-région est en pleine transformation en raison de l’accélération de l’urbanisation, et de l’amélioration des revenus d’une part croissante de la population. «Les ménages s’approvisionnent de plus en plus sur les marchés, ils sont demandeurs d’une alimentation plus diversifiée, mais aussi plus facile à préparer et consommer. Mais comment…

Lire PDF
Opportunités et défis de l’aval des filières vivrières en Afrique de l’Ouest
Inter-réseaux

Une forte croissance démographique L’Afrique de l’Ouest connait une croissance démographique importante. Celle-ci s’accélérera dans les prochaines années, en particulier dans les zones urbaines. L’aval sera-t-il en mesure de répondre à une hausse continue de la demande en produits alimentaires ? L’aval peut-il satisfaire les transformations des besoins alimentaires des ménages ? L’Afrique de l’Ouest connait des changements profonds de sa demande en produits alimentaires et de ses modes de consommation. On retrouve aujourd’hui trois principaux postes de…

Lire PDF
Comment les classes moyennes ouest-africaines consomment-elles ?
Clélie Nallet

En Afrique de l’Ouest, des « classes moyennes» se développent, souvent bien loin des représentations qui en font une classe urbaine unique. Peut-on arriver à une définition ou doit-on plutôt parler de groupes sociaux intermédiaires ? Comment consomment-elles ? Représentent-elles une opportunité pour les exploitations familiales et la production locale ? Grain de sel (GDS) : Que recouvre la notion de classes moyennes africaines ? Clélie Nallet (CN) : Toute la difficulté est que ce terme est polysémique…

Lire PDF
Approvisionnement des ménages dans le Sahel : que dit l’approche HEA ?
Abdou Malam Dodo, Demba Touré, Émilie Pasquet, Save the Children

Cet article s’intéresse à la façon dont les ménages ruraux, répartis en quatre catégories socio-économiques, s’approvisionnent et consomment en Afrique de l’Ouest. Entre autoconsommation de la production et forte dépendance au marché, quels sont les déterminants de l’approvisionnement des ménages ? Dans les zones rurales du Sahel, l’approvisionnement des ménages en produits alimentaires est fortement lié aux systèmes de production (agriculture ou élevage) qui varient en fonction des zones agro-écologiques et des moyens d’existence des populations vivant dans…

Lire PDF
Carte : Vers un envahissement des enseignes françaises de grande distribution en Afrique de l’Ouest?
Inter-réseaux

En Afrique de l’Ouest, les enseignes de grande distribution semblent se multiplier (page 11). Elles sont parfois sources de tensions au sein de la société civile, comme en témoignent notamment les nombreux collectifs anti-Auchan qui se renforcent au Sénégal (page 13). Télécharger la carte (format Jpeg, 300Ko) : ici. Si vous souhaitez la carte en format initial (10Mo), merci de nous écrire à inter-reseaux@inter-reseaux.org Données : Google Maps, OSM, Jeune Afrique, M.-J. Neveu Tafforeau Faute de données disponibles,…

Lire
Essor des supermarchés en Afrique : risque ou opportunité pour la production locale ?
Daouda Diagne, Marie-José Neveu Tafforeau

Les ouvertures de grands centres de distribution se multiplient aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, au Sénégal mais aussi au Cameroun. Cheval de Troie des produits importés ou opportunités pour les producteurs locaux ? La société civile ouest-africaine se mobilise à leur encontre, dès lors, comment appréhender ces acteurs émergents ? La grande distribution envahit-elle l’Afrique de l’Ouest? Sur le continent africain, 90 % des urbains se procurent leur alimentation dans les marchés traditionnels ou supermarchés du fait de la…

Lire PDF
Les plateformes numériques au service du secteur agricole ?
Inter-réseaux, Papa Mor Niane

Les plateformes de distribution alimentaire en ligne se multiplient en Afrique. Épiphénomène ou marche pied pour le secteur artisanal, leur développement interroge. Traduisent-elles de nouveaux rapports entre producteurs et consommateurs ? Et conduisent-elles à redéfinir les modes de consommation et de distribution des populations ? Un continent de plus en plus connecté En Afrique de l’Ouest, la population est de plus en plus connectée avec 435 millions d’utilisateurs d’Internet (soit un taux de pénétration de 34 %), et…

Lire PDF
Le paysage des entreprises agroalimentaires en Afrique de l’Ouest
Cécile Broutin, Martine François

En Afrique de l’Ouest, développer le secteur agroalimentaire permettrait de répondre au double défi d’approvisionnement des marchés urbains et de création de revenus et d’emplois. Quelles sont les caractéristiques et contraintes de ce secteur ? Peut-il jouer un rôle moteur pour l’agriculture familiale (accès au marché et hausse de la valeur ajoutée locale) ? Les micro-entreprises jouent un rôle central dans l’approvisionnement des villes en visant des marchés de masse. Elles se caractérisent par leur petite taille (activités…

Lire PDF
Labellisation et certification: outils de valorisation des produits locaux?
Kerfalla Camara, Souleymane Yougbaré

Si la labellisation permet généralement aux producteurs de vendre en plus grande quantité et d’accroitre leurs marges, elle interroge : qui en supporte la charge ? Permet-elle une consommation de masse ? Est-elle contrôlée ? Ces entretiens reviennent sur les enjeux de la labellisation dans la filière riz en Guinée, et de la certification biologique au Burkina Faso. La labellisation dans la filière riz en Guinée Grain de sel (GDS) : Qu’est-ce que la marque collective Bora Maalé…

Lire PDF
À Vélingara, une structuration de la filière lait par le modèle coopératif
Moussa Balde

Les producteurs de lait à Kolda, au Sénégal, ont privilégié le modèle coopératif et le renforcement de relations commerciales avec des mini-laiteries artisanales pour structurer la filière laitière. L’article revient sur les enjeux de cette structuration autour d’une fédération régionale. Structuration de la filière lait à Kolda depuis les années 1990. En 1992, le Centre de recherches zoo- techniques (CRZ) dont le siège se trouve dans la ville de Kolda, a encouragé les éleveurs de trois villages à…

Les enjeux de l’aval pour les organisations paysannes
Léopold Lokossou, pnoppa_benin

Premiers investisseurs du secteur agricole, les organisations paysannes doivent se saisir de l’aval. Mais comment se charger du maillon commercialisation quand leur capacité de gestion est questionnée ? Dès lors, leur positionnement sur l’aval relève d’une stratégie en vue d’améliorer leur offre. Comment les OP peuvent-elles faire face aux défis de l’aval ? Grain de sel (GDS) : Quels enjeux l’aval représente-t-il pour les organisations paysannes et comment s’y positionnent-elles ? Léopold Lokossou (LL) : Au Bénin, depuis…

Lire PDF
Mieux rémunérer le producteur: enjeux communs de l’Europe et de l’Afrique ?
Ibrahim Adama Diallo, Laurent Pasquier

La juste répartition de la valeur ajoutée dans les prix payés aux producteurs est un sujet partagé par tous. Cette question a été à l’origine des États généraux de l’alimentation en France, en 2017. Les initiatives C’est qui le patron en France, et FairFaso au Burkina, tentent d’apporter des réponses. Le patron, c’est le consommateur Grain de sel (GDS) : Quand et pourquoi avez-vous lancé le projet C’est qui le patron ? Laurent Pasquier (LP) : Nous avons…

Lire PDF
Vers de nouvelles formes de partenariats euro-africains dans l’aval
Coop de France, François Doligez, Maud Anjuere, Rachel Blumel

À partir d’initiatives développées par Coop de France, ces articles évoquent les enjeux du modèle coopératif pour l’aval des filières. Ils reviennent sur les échanges de compétences entre coopératives africaines et européennes, et interrogent, dans un second temps, les partenariats mis en œuvre. Les partenariats : une réponse aux attentes des acteurs locaux ? Les 2 500 coopératives agricoles et agroalimentaires françaises représentent des acteurs majeurs des filières alimentaires dans les territoires. Elles sont à la fois fournisseurs…

Lire PDF
Normes: freins ou leviers de l’autonomisation des familles paysannes?
Dovlo Yao Fetor, Ekpetsi Chantal Bouka, Inades Formation, Sena Kwaku Adessou

La question de l’encadrement des produits alimentaires par des normes est primordiale. Ces procédures favorisent la sécurité des consommateurs et le développement des marchés des produits. Toutefois, elles peuvent aussi constituer des barrières à l’accès de certaines exploitations familiales à ce type de marché. Qu’en est-il ? Les normes sont des accords documentés, établis par consensus des acteurs (experts, évaluateurs et gestionnaires de risques, consommateurs), et approuvés par un organisme reconnu de normalisation qui fournit, pour des usages…

Lire PDF
Marchés institutionnels alimentaires: une opportunité pour les producteurs?
Cedeao, Francis Dabiré

Les marchés institutionnels constituent une opportunité pour les exploitations familiales locales, leur permettant d’écouler leur production. Néanmoins, les conditions pour qu’elles puissent en tirer profit sont rarement réunies. Comment les exploitations peuvent-elles faire face aux différentes contraintes des marchés, dans le but d’appuyer durablement la production locale ? Les marchés institutionnels — perçus comme l’ensemble des contrats d’acquisition de biens et services provenant d’une entité jouissant d’un cadre légal d’existence, en vue de la satisfaction de besoins spécifiques…

Lire PDF
Regards Croisés : Quels modèles de développement pour l’aval des filières vivrières ouest-africaines?
Alain Sy Traoré, Bio Goura Soulé, Ousseini Ouédraogo, Seyni Hamadou

L’aval des filières vivrières en Afrique de l’Ouest doit faire face à la hausse de la demande alimentaire, aux changements des modes de consommation et fournir des emplois décents. Quels modèles de développement de l’aval des filières permettent de répondre aux enjeux de développement agricole et rural ? Et quels défis ces modèles posent-ils pour l’agriculture familiale ? Grain de sel (GDS) : Quel(s) modèle(s) de structuration de l’aval des filières faut-il développer ? Pourquoi ? Alain Sy…

Lire PDF
Références
Inter-réseaux

De nombreux travaux sur l’aval des filières vivrières Ce numéro de Grain de sel s’inscrit dans le cadre de réflexions et d’échanges animés par Inter-réseaux, et qui impliquent plusieurs membres et partenaires. Sur la thématique de la structuration de l’aval des filières vivrières, Inter-réseaux conduit des travaux et accompagne ses membres dans le cadre de plusieurs processus de capitalisation portant sur : les initiatives économiques des organisations de producteurs et un forum de discussion sur la transformation locale…

Lire PDF