The content bellow is available only in French.

publié dans Revue Grain de sel le 1 février 2006

L’agriculture de conservation, une alternative ?

Agriculture de conservation

Un article proposé en complément au « Repères » publié dans GDS 33 : « Qu’est-ce que l’agriculture de conservation ? »

Par Florent Maraux, chercheur associé Fida-Cirad (F.maraux@ifad.org)

Les agricultures du monde connaissent des bouleversements : mondialisation des échanges et désengagement des États posent aux différentes sociétés le défi de compétitivité; l’instabilité des cours des produits comme le montre la récente crise cotonnière; la forte croissance démographique dans les pays du Sud (3% par an) accentuée par une urbanisation rapide qui se traduit par une demande accrue -en quantité et en qualité- en produits alimentaires. En parallèle à ces évolutions, on constate la raréfaction et la dégradation des ressources naturelles (eaux, sols, biodiversité) soumises à des pressions toujours plus fortes et à des modes de gestion peu durables (suppression des jachères, niveaux insuffisants d’utilisation des fumures organiques ou minérales, voire dans certain cas utilisation mal maîtrisée d’intrants avec des conséquences néfastes et durables sur les ressources naturelles. Face à ces évolutions et en réponse aux faiblesses des systèmes actuels de production agricoles, les producteurs doivent développer et mettre en oeuvre de nouveaux modes de production qui permettent de répondre à des objectifs multiples: faire de leurs exploitations des entreprises rentables, limiter les risques liés aux des aléas climatiques (et du marché !), contribuer assurer la durabilité des ressources naturelles, des paysages, et des biens publics en général.

L’agriculture de conservation, une alternative ?

Conscients de ces enjeux et surtout des difficultés qu’ils rencontrent dans leurs activités quotidiennes, les producteurs -au premier chef- et les autres acteurs du secteur agricole font évoluer leurs pratiques et recherchent les moyens de lever les différentes contraintes qu’ils rencontrent. Parmi les évolutions les plus notoires, un nombre croissant d’agriculteurs de par le monde ont commencé à mettre en œuvre des pratiques variées que l’on désigne sous le nom générique d’agriculture de conservation (AC): elles ont en commun de reposer sur l’application simultanée de trois principes: (1) un travail minimal du sol (2) la protection permanente du sol par une couverture végétale (vivante ou sèche) et enfin (3) la pratique systématique des rotations culturales (s’opposant à la monoculture). La recherche, confortée par l’observation de situations réelles montrent que l’AC présente de nombreux avantages tant du point de vue agronomique (amélioration des propriétés physico-chimiques et biologiques du sol, augmentation de la teneur en matière organique des sols, et du niveau de fertilité), environnemental (réduction de l’érosion à l’échelle de la parcelle et du bassin versant, protection de la biodiversité) que socio-économique (maintien voire augmentation de la production, diminution des charges en capital, mécanisation, travail, allègement de la pénibilité et des temps de travaux, moindre dépréciation des équipements, etc.). Contrairement à ce que le mot «conservation» évoque, l’AC fait appel à des savoirs, et parfois des technologies très élaborées: il s’agit en effet de gérer simultanément des facteurs physiques, chimiques et biologiques, et dans le compartiment biologique, de s’intéresser aux plantes mais aussi à toute la faune du sol environnante. La question des herbicides (nécessaire lorsqu’on ne laboure plus) est un des points clés pour l’AC, à différents niveaux: pour les petits agriculteurs, il s’agit de maîtriser une technologie nouvelle et délicate. Pour les grandes agricultures mécanisées, il s’agit de savoir si on n’entre pas dans une nouvelle spirale non maîtrisable (les mauvaises herbes acquièrent des résistances croissantes aux molécules herbicides, etc.) Nous avons ébauché ici quelques éléments de réflexion. A ce jour, on n’a pas de réponse universelle à ces questions, à la fois sociologiques et techniques, et on comprend que le sujet soit controversé.

Des surfaces en augmentation croissante

Les superficies consacrées à cette forme d’agriculture sont aujourd’hui estimées à près de 95 millions d’hectares, répartis surtout en Amérique du Sud et du Nord, et en Australie, et sont le fait le plus souvent d’agriculteurs relativement aisés. Depuis quelques années on note cependant une percée de l’AC parmi les petits producteurs africains dans des pays comme la Zambie, le Ghana et tout récemment en Afrique orientale et australe.

Les dénominations ne sont pas stabilisées. On trouve dans la littérature les mots suivants: Non labour, Travail Minimum du Sol, Systèmes avec Couverture Végétale (SCV). En anglais, No Tillage, Minimum Tillage, Direct seeding Mulch based Cropping systems (DMC). Mais de plus en plus, on parle en français de Agriculture de Conservation, et en anglais de Conservation Agriculture. Ces mots ne conviennent pas bien, car ils ont une connotation conservatrice qui sied mal à des techniques qui ont des ambitions révolutionnaires, mais force est de constater qu’ils deviennent universels. Sur le contenu aussi, on a aussi du mal à établir des frontières entre ce qui est et ce qui n’est pas de l’agriculture de Conservation. A cet égard, le congrès de Nairobi a élargi les frontières, en décrivant des trajectoires d’agriculteurs qui pouvaient être partiellement en AC, et/ou abandonner temporairement l’option. De même, certains agriculteurs peuvent n’adopter qu’en partie les trois principes fondateurs de l’AC «orthodoxe». En fait, l’AC deviendrait plus un état d’esprit, une attitude, une dynamique qu’un corps de principes. En Afrique francophone, de l’Ouest et du Centre, les expériences d’AC sont récentes, peu nombreuses et peu connues. Le Nord Cameroun fait exception. Dans cette région, le CIRAD conduit depuis une dizaine d’années (en partenariat avec les industriels de la filière coton, la recherche agronomique et les associations de producteurs) un programme diversifié de recherche action sur l’introduction de l’AC. Les résultats sont au rendez-vous. Mais dans la plupart des cas, les initiatives sont menées par des équipes de recherche sur des sites pilotes, en partenariat avec des communautés d’agriculteurs curieux et motivés. Dans le cadre de la préparation de la 3ème conférence mondiale d’Agriculture de conservation (3-7 octobre 2005, Nairobi / Kenya), avec l’appui de bailleurs (MAE, FFEM, AFD, FAO) une initiative originale a été conduite avec l’appui technique du CIRAD et de la FAO. Il s’est agi de l’organisation d’une conférence électronique -brainstorming dont le but était d’abord de faire le point sur les projets et la mise en œuvre de l’AC en Afrique francophone, mais aussi de donner l’opportunité aux différents acteurs travaillant sur l’AC pour initier et/ou renforcer les échanges entre les équipes qui travaillent sur la thématique de l’AC en AOC. De plus, trois les fonds ont été réunis pour que trois binômes chercheurs / agriculteurs, qui s’étaient particulièrement distingués lors des échanges, puissent être invités au congrès.

Des initiatives naissantes

Parmi eux, Solo Koulibaly est un paysan dynamique de la zone cotonnière de Haute Guinée, qui tente de semer ses cultures au plus tôt dans la saison des pluies, et obtient habituellement de bons rendements. Pendant l’année 2003, il s’est trouvé dans une situation critique, car, retenu loin de son exploitation, il n’avait pas pu préparer ses terres et semer à temps ses cultures. Dans cette situation d’urgence, il a profité, sur une grande partie de son exploitation, de la technique du semis direct (avec herbicides) pour rattraper son retard. Il avait pu se faire la main, par curiosité, les deux précédentes années dans le cadre d’une initiative conduite par son ami Makan, chercheur de l’Institut de Recherche Agronomique de Guinée (IRAG) Les résultats ont été aussi bons que ceux qu’il obtient d’ordinaire, alors que les rendements ont été beaucoup plus faibles sur les champs qu’il a cultivés en labourant, et par conséquent, semés en retard. En 2004, fort de ce succès, il a installé en semis direct presque toutes ses cultures de maïs, cotonnier et arachide Solo a adopté le semis direct sur les cultures là et quand il est compatible avec ses techniques habituelles et le matériel dont il dispose. Environ 50% de la surface de son exploitation est cultivée en riz, et reste encore travaillée suivant la méthode habituelle. Pour qu’il adopte le semis direct sur le riz, il lui faudrait un semoir adapté, capable de semer une largeur suffisante (plusieurs rangs), mais qui reste suffisamment léger pour être tiré par une paire de bœufs de faible puissance comme les siens. Makan apporte des idées, des semences, des outils, des suggestions. Il va chercher l’information, les nouveautés, les avis d’experts. Solo fait le tri, décide, motive ses voisins. Makan observe Solo, et voit là où cela bloque. Il fait remonter l’information, consulte pour voir ce que d’autres ont fait ailleurs face à ce problème. Solo parle. Makan écrit. Tous deux ont vécu la merveilleuse expérience du congrès, et l’ont rapporté qui dans un rapport ou dans des réunions officielles, et qui dans des assemblées au village lors du retour. Nous étions avec eux à Nairobi, aussi pendant la visite de terrain. Grands moments, pendant lesquels Solo regardait tout, ramassant au passage des semences égarées (la fameuse Dolicos lab lab, légumineuse aux propriétés de régénération d’une année sur l’autre tout à fait intéressantes au Kenya, dont Solo se disait que peut être, en Guinée, elle l’aiderait à résoudre son problème de mauvaises herbes sur les premières pluies…). Mais aussi, et surtout le semoir «spécial agriculture de conservation». Là, on soupèse, on sort la règle, on mesure les longueurs, les épaisseurs, l’angle d’attaque. On demande aux amis de prendre de photos, de traduire les questions…

Contradictions et perspectives ?

Comme l’illustre le témoignage de nos amis guinéens, en Afrique, le développement et la diffusion future de l’AC passent par l’identification, la compréhension et la levée des problèmes, défis et facteurs de blocage auxquelles font face les différentes expériences. Certaines contraintes sont déjà plus ou moins identifiées : l’insécurité foncière (comment motiver dans la durée des améliorations faites par un agriculteur sur une terre qui risque de ne plus lui être attribuée ?) la disponibilité et l’accessibilité aux équipements (semoir, pulvérisateurs, etc.), la maîtrise de nouvelles techniques (les herbicides), les difficultés de modification des pratiques culturales traditionnelles. Mais surtout, il y a le problème des animaux. On l’a dit, en AC, le sol doit rester couvert de résidus de récolte. Mais les droits coutumiers interdisent qu’on interdise aux animaux de circuler, de divaguer, et de s’alimenter avec ce qu’ils trouvent… Le problème est énorme, car il touche aux fondements de la gestion du patrimoine de beaucoup de sociétés africaines. Les interactions entre ces différents obstacles, ou de nouveaux obstacles, ou au contraire des issues nouvelles restent à identifier. Les sociétés africaines ne sont pas figées ni statiques, et on peut gager qu’elles imagineront des issues originales. On peut aussi affirmer que l’on a ici un débouché très stimulant pour les savoirs locaux, notamment les propriétés des plantes, que les agriculteurs savent observer avec une grande finesse: en alternative à la chimie, il s’agira maintenant d’incorporer ces savoirs à la conduite de nouvelles formes de production agricole.

Restez informé⸱e !

Abonnez-vous à nos publications et bulletins pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

Autres articles qui pourraient vous intéresser

Vous lisez un article de la publication "33 : Mieux vendre . Initiatives locales et négociations internationales".

Entretien avec Gandega Sylli, ministre du Développement rural et de l’Environnement de la République islamique de Mauritanie

Gandega Silly est actuellement ministre du Développement rural et de l’Environnement de Mauritanie. Il a accepté de répondre aux questions de Grain de sel alors qu’il était de passage à Paris, fin décembre 2005. Le calendrier de publication de la revue étant chargé, nous n’avons pu publier l’entretien dans le dernier Grain de sel, daté décembre 2005-février 2006, et, ne souhaitant pas attendre la prochaine parution (numéro double, publication prévue pour juin 2006), nous vous livrons l’entretien sur…

Lire
Entretien avec François Traoré, président de l’AProCA
INTERNET : un outil d’amélioration de la visibilité et de la lisibilité des Chambres d’Agriculture et des Organisations Professionnelles Agricoles du Mali
Qu’est-ce que l’agriculture de conservation ?
Patrick Delmas

Voici quelques temps que Grain de sel souhaitait aborder la question controversée des SCV et, plus généralement, de l’agriculture de conservation (AC). Après mûre réflexion, nous vous livrons un article en rubrique « Repères ». Notre objectif ? Donner à chacun une base d’information le plus pratique et neutre possible sur ce sujet. Voir aussi l’article  » L’agriculture de conservation, une alternative ?  » de Florent Maraux, chercheur associé Fida-Cirad (rubrique « contributions à Grain de sel n°33 »)

Lire PDF
Kiosque
Inter-réseaux

– Migrants de l’arachide. La conquête de la forêt classée de Pata. Casamance, Sénégal. Mamady Sidibé La filière riz au Mali : compétitivité et perspectives de marché. P. Baris, J. Zaslavsky, S. Perrin Libéraliser l’agriculture mondiale ? Théories, modèles et réalités. J.-M. Boussard, F. Gérard, M.-G. Piketty. Cirad. Politiques publiques et pauvreté à Madagascar. La filière riz, moteur de croissance ou facteur de crise ? Louis Bockel

Lire PDF
Écrire pour partager les expériences et les savoir-faire
Anne-Sophie Saywell, François Doligez

Anne-Sophie Saywell, Groupe initiatives et François Doligez, Iram. Le Groupe initiatives a souhaité stimuler la production de sa revue Traverses en accueillant des textes provenant d’auteurs du Sud proches de ses conceptions, en les appuyant pour formaliser leurs savoir-faire. C’est l’objet de l’atelier d’écriture qui a rassemblé, à Bamako en octobre, quinze professionnels du développement.

Lire PDF
Sortie de crise pour Kafo Jiginew
Alou Sidibé

Institution de microfinance malienne de réputation mondiale, Kafo Jiginew a passé un été 2005 perturbé. En juin, un rapport mettant en cause la bonne gestion financière du réseau a été diffusé, suivi d’une forte vague de dénigrements. Quelques mois plus tard, la crise s’est apaisée. Alou Sidibé, directeur général, témoigne.

Lire PDF
Le CIC-B : Organiser la filière céréales du Burkina
Kalifa Traoré, Soumabéré Dioma, cicb

Entretien de la rédaction avec Soumaïla Sanou, Soumabéré Dioma et Kalifa Traoré Les interprofessions sont un sujet de travail de l’Inter-réseaux et de GDS pour 2006. Nous avons eu la chance de recevoir, alors qu’ils étaient de passage en France, les dirigeants du Comité interprofessionnel des céréales du Burkina Faso. Une instance jeune certes, mais porteuse de nombreux espoirs pour la filière céréalière.

Lire PDF
Le commerce équitable : filière d’insertion sur le marché international pour les acteurs économiques défavorisés
Céline Lefevre

Céline Lefevre, Tech-Dev.

Lire PDF
Une interprofession pour le riz au Ghana, vers un boom du riz ghanéen ?
Olivier Maes

Olivier Maes, assistant technique

Lire PDF
Clés du succès et défis pour La Florida (Pérou) et Anapqui (Bolivie)
Marc Mees

Marc Mees, coordinateur du Service d’appui aux partenaires, SOS FAIM.

Lire PDF
Après Hong Kong… un représentant du Roppa témoigne et explique ses réticences vis-à-vis de l’accord
Ibrahim Coulibaly

Entretien avec Ibrahima Coulibaly

Lire PDF
Libéralisation agricole, quelles implications pour les pays du Sud ?
Bénédicte Hermelin

Bénédicte Hermelin, Groupe de recherche et d’échanges technologiques (Gret).

Lire PDF
Conférence de l’OMC à Hong Kong : un consensus fragile
Vanessa Alby-Flores

Vanessa Alby-Flores, Institut de recherches et d’applications des méthodes de développement (Iram) La conférence de l’Organisation mondiale du commerce à Hong Kong a débouché sur un accord. Quel accord ? Plus spécifiquement, que s’est-il passé à propos des négociations sur le coton ? Nous vous proposons ci-dessous quelques éléments de réponse, une lecture bien utile en préalable au dossier ci-après…

Lire PDF
Corruption dans le monde. Les pauvres paient plus que les riches
Marie-Pauline Voufo

Marie Pauline Voufo, journaliste. Une enquête de l’ONG Transparency International révèle des données éloquentes sur l’état de la corruption dans le monde : les pays les plus pauvres (en bonne place les pays africains), sont aussi les plus corrompus. Tout porte à croire que corruption et pauvreté font bon ménage. La corruption, sérieuse menace au développement ?

Lire PDF
Niger : Pouvait-on prévoir la crise alimentaire ?
Johny Egg

Entretien avec Johny Egg. En 2005, le Niger a fait la une des médias… crise alimentaire ? famine ? Au final, une seule certitude, malgré une expérience de vingt années de prévention, la crise est apparue dans toute sa gravité. Une évaluation du dispositif national de gestion et de prévention des crises alimentaires au Niger vient d’être effectuée. Son coordinateur, Johny Egg, témoigne. Voir l’article en version intégrale (uniquement sur le site)

Lire PDF
L’invité de Grain de sel : K.-S. Gopal
K.-S. Gopal

K.-S. Gopal travaille pour le Centre pour l’environnement basé à Hyderabad, en Inde. Il est également chargé des relations internationales pour Vani, une fédération nationale de 2500 ONG indiennes. Voir l’article en version originale (anglais)Voir l’article en version originale (anglais)

Lire PDF
Message de M. MANANGA JEAN HUBERT TOUSSAINT, président du réseau Simba reçu le 7 novembre 2005

Reseau_simba@yahoo.fr Bonjour, J’ai été très marqué par votre article sur la révolution verte. Il s’avère que quelques pays africains surtout anglophones et non producteurs de pétrole ont réalisés des exploits intéressants dans le développement agricole mais en général les pays francophones n’ont pas connu les mêmes succès reléguant l’agriculture au second plan hormis le Cameroun et la Côte d’ivoire. Lors de ma soutenance en année de maîtrise, je faisais allusion de la problématique du développement agricole au Congo…

Lire
Entretien avec Johny Egg publié en rubrique « forum » de GDS 33 : « Niger : pouvait-on prévoir la crise alimentaire ? »
Johny Egg

« Niger : pouvait-on prévoir la crise alimentaire ? »En 2005, le Niger a fait la une des médias. Crise alimentaire ? Famine ? Au final, une seule certitude, malgré une expérience de vingt années de prévention, la crise est apparue dans toute sa gravité. Une évaluation du dispositif national de gestion et de prévention des crises alimentaires au Niger vient d’être effectuée. Son coordinateur, Johny Egg, témoigne. Entretien avec Johny Egg, chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique…

Lire
INTERVIEW OF GRIB PRESIDENT: Mr Ralph Mends-Odro

Version originale anglaise de l’entretien réalisé avec le président du Grib le 8/12/06 (cf. GDS 33 p. 22-23)Why and How did you become the President of the GRIB? I contested for the position of President of the GRIB because I knew I had the potential to lead the GRIB and perform effectively and efficiently. My campaign message was simple: i) I am a big time broker in the industry; ii) I had operated for three years at that…

Lire
L’agriculture de conservation, une alternative ?

Un article proposé en complément au « Repères » publié dans GDS 33 : « Qu’est-ce que l’agriculture de conservation ? » Par Florent Maraux, chercheur associé Fida-Cirad (F.maraux@ifad.org) Les agricultures du monde connaissent des bouleversements : mondialisation des échanges et désengagement des États posent aux différentes sociétés le défi de compétitivité; l’instabilité des cours des produits comme le montre la récente crise cotonnière; la forte croissance démographique dans les pays du Sud (3% par an) accentuée par…

Formations et identités culturelles

Entretien avec Moussa Mbaye coordonnateur Enda Diapol (diapol@enda.sn). Un entretien réalisé en décembre 2005. GDS : Nombreux dénoncent le décalage entre d’un côté les formations dispensées par des ONG occidentales dans les pays du Sud, et de l’autre les réalités socioculturelles de ces pays où les formations sont menées. Qu’en pensez-vous ? Moussa Mbaye : Décalage effectif et tout à fait naturel. Le contraire devrait même étonner, car on ne voit par quelle alchimie les élaborations théoriques et…

Lire
Grain de sel n°33 : Mieux vendre. Initiatives locales et négociations internationales

Actualité d’Inter-réseaux Actualité de l’Inter-réseaux Editorial Sommaire et éditorial Gros sel L’invité de Grain de sel : K.-S. Gopal Forum Niger : Pouvait-on prévoir la crise alimentaire ? Version intégrale : Entretien avec Johny Egg publié en rubrique « forum » de GDS 33 : « Niger : pouvait-on prévoir la crise alimentaire ? » Corruption dans le monde. Les pauvres paient plus que les riches Conférence de l’OMC à Hong Kong : un consensus fragile Dossier : Mieux vendre. Initiatives locales…

Lire
Clivages organisations paysannes / Institutions de microfinance

Olivier Maes est assistant technique de la coopération française en poste au Ghana. Il a lui-même géré un réseau de microfinance pendant 5 ans aux Comores (Réseau Sanduk), et a souhaité apporter certaines informations importantes mais selon lui omises dans l’article du dossier microfinance (page 15 de GDS 32). Nous le remercions vivement pour cette riche contribution.Les banques de développement étaient destinées à financer les activités agricoles mais leur faillite dans les années 70-80, ne peut pas s’expliquer…

Lire
Maisons de prêt sur gage chinoises

Thierry Pairault

Lire PDF
Les conflits dans le monde rural, quel impact ?

Courts entretiens réalisés à l’occasion de la Fiara le 27 mars 2005, Dakar Entretien avec Sylvain Kouao, Association nationale des producteurs de riz de Côte d’Ivoire (Anopaci), Côte d’Ivoire Entretien avec Koutou Assemian Appolinaire, Anopaci Entretien avec Kalilou Sonko, Ajac, Casamance

Lire PDF
La négation du pouvoir local dans les politiques de l’eau en afrique

– Rosnert Ludovic ALISSOUTIN

Lire PDF
The destructive nature of borehole water extraction technology in pastoral areas of the horn african region
Inter-réseaux

– Abukar O. Abikar and Philippe Carette. The African Reference Group on Water (ARGOW)

Lire PDF
Grands aménagements hydro-agricoles d’Afrique subsaharienne : poursuivre les évolutions institutionnelles
Jean-Claude Devèze

Jean-Claude Devèze, en collaboration avec Jean-François Jullien et Vatche Papazian Chargés de mission, Agence française de développement (AFD), Paris. 2003 Des grands aménagements hydro-agricoles africains ont été l’objet d’importantes interventions qui ont contribué à la promotion d’une agriculture familiale encore en cours d’organisation. Les impératifs en matière d’une part de gestion de l’eau et du foncier, d’autre part de compétitivité internationale se traduisent par des transitions difficiles à conduire, d’où la nécessité de poursuivre des appuis. Il s’agit…

Lire PDF