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publié dans Bulletins thématiques le 4 juillet 2012

Bulletin de veille n°198 – Spécial Engrais (3/3)

joelteyssier

EngraisPolitique agricole et rurale nationale

PDF en bas de page

Retrouvez la deuxième partie du bulletin de veille spécial engrais, qui fait suite à l’envoi de la semaine dernière.

Cette partie s’intéresse davantage aux politiques régionales et nationales en matière d’engrais, à la problématique des subventions, et aux filières engrais au niveau mondial. Sont également mentionnés des sites web de référence sur ce sujet.

Ce bulletin ne prétend évidemment pas être exhaustif. Nous vous invitons à l’enrichir de vos commentaires. N’hésitez pas à partager avec nous d’autres documents : nous pourrons les mentionner dans un prochain bulletin. Signalez nous également des initiatives intéressantes en la matière, que nous pourrions valoriser.

Ce bulletin a été largement alimenté par les apports et contributions de nombreuses personnes (mentionnées en dernière page). Nous les en remercions grandement.

Bonne lecture et à la semaine prochaine pour la suite !

L’équipe d’Inter-réseaux

[bdvthematik]Subventions[/bdvthematik]

Les subventions aux engrais en Afrique subsaharienne
Fertilizer subsidies in sub-Saharan Africa

FAO, juillet 2012, 73 p.
Les subventions sur les engrais peuvent aider à relancer des marchés d’engrais essoufflés. En revanche, la FAO ne considère pas qu’elles représentent une solution viable sur le long terme : elles ne traitent pas les causes du problème et sont coûteuses pour les États. Ce rapport présente une analyse du rôle des subventions aux engrais en Afrique Sub-saharienne depuis la fin des années 90. Il se focalise sur les plus récentes, qualifiées de « subventions intelligentes » (ou smart subsidies) comme les coupons. L’efficacité de ces outils semble largement dépendre de la manière dont ils sont mis en oeuvre. L’étude conclut donc par un ensemble de recommandations à l’intention des décideurs pour une contribution effective des mesures de promotion des engrais à l’atteinte des objectifs de sécurité alimentaire des pays.
http://www.fao.org/docrep/016/ap077e/ap077e.pdf

Les « subventions intelligentes » aux engrais en Afrique subsaharienne : changement de fonds ou de forme ?
Smart fertilizer subsidies in Sub-Saharan Africa: New wine or just new bottles?

N. Minot, IFPRI, juillet 2009, 19 diapos
N. Minot, chercheur à l’IFPRI, évalue l’intérêt des coupons (« vouchers ») pour subventionner les engrais en Afrique subsaharienne. Après avoir rappelé les arguments en faveur des subventions aux engrais, il revient sur les expériences des années 70 et 80 en matière de subvention. Sa présentation nous éclaire sur l’actuel regain d’intérêt pour les subventions et, en se basant sur les exemples du Malawi, de la Tanzanie, du Ghana et du Kenya, il évoque les atouts et limites du système des coupons.
www.ifpri.org/sites/default/files/20090724Minotppt.pdf

L’utilisation des subventions aux intrants dans les pays en développement
The Use of Input Subsidies in Developing Countries

S. Wiggins, ODI, J. Brooks, OCDEt, 2010, 22 p.
Pour redynamiser leur secteur agricole et ainsi enrayer leur situation d’insécurité alimentaire, de plus en plus de pays choisissent de subventionner les intrants. Ce rapport tempère cependant l’engouement pour cette option. Les subventions temporaires, ciblées et en lien avec les marchés, appelées subventions « intelligentes » (smart subsidies), peuvent être salvatrices dans le cas de marchés fortement défaillants, mais il ne faut pas s’y arrêter. Il est nécessaire d’investir dans le développement rural pour une relance sur le long terme.
http://www.oecd.org/dataoecd/50/35/46340359.pdf

La nouvelle génération des subventions aux engrais en Afrique : panacée ou boite de Pandore ?
The New Generation of African Fertilizer Subsidies: Panacea or Pandora’s Box?

V. Kelly, E. Crawford, J. Ricker-Gilbert, MSU, mai 2011, 4 p.
Cette étude fait le bilan des impacts des mesures de subventions aux engrais, à l’échelle des exploitations et des États, au Malawi, Mali, Sénégal et en Zambie. Le cas du Kenya, qui n’a pas subventionné les engrais, est analysé à titre comparatif. On retient que, malgré leur manque d’efficacité sur le long terme, les subventions ne sont pas amenées à disparaître, car elles sont plébiscitées. C’est pourquoi un compromis doit être trouvé. Les subventions « intelligentes » peuvent être une alternative.
http://www.aec.msu.edu/fs2/number_87.pdf

La demande en engrais en Afrique Subsaharienne : réaliser le potentiel
Fertilizer Demand in Sub-Saharan Africa: Realizing the Potential

V. Kelly, MSU, 2005
Les programmes de promotion des engrais ont un impact transversal sur le développement d’un pays. Ainsi, selon Valerie Kelly de l’Université du Michigan, on ne peut pas se contenter d’augmenter seulement l’usage des engrais pour parvenir à un développement durable de l’agriculture. Il faut, dans une plus large mesure, créer un environnement favorable aux agriculteurs, en réduisant la volatilité des prix des denrées agricoles, et en diminuant les coûts des engrais. Un autre aspect primordial est de renforcer les capacités des agriculteurs à utiliser les engrais de manière adéquate.
http://www.aec.msu.edu/fs2/polsyn/number77.pdf

Des approches alternatives pour promouvoir l’utilisation d’engrais en Afrique, en insistant sur le rôle des subventions
Alternative Approaches for Promoting Fertilizer Use in Africa, with Emphasis on the Role of Subsidies

E. Crawford, T. Jayne, V. Kelly, MSU, 2005
Ce document évalue l’utilité des programmes de promotion des engrais dans la gestion de la fertilité des sols en Afrique, sous les angles financier, économique, social et politique. Il s’intéresse notamment au cas des subventions aux engrais, aux circonstances dans lesquelles elles doivent être mises en oeuvre et aux formes elles doivent prendre pour être efficace. Un des points essentiels semble être d’avoir une approche systémique. L’augmentation de l’utilisation des engrais n’impacte pas seulement le sol, mais a aussi des conséquences socio-économiques.
http://www.aec.msu.edu/fs2/polsyn/number76.pdf

La relance de la production agricole au Malawi : succès et limites
FARM, mars 2011, 46 p.
En 2005, le Malawi lançait une politique de subvention aux intrants par un système de coupons. FARM revient dans ce rapport sur les succès et limites de cette expérience. Ce principe a permis de bien cibler les bénéficiaires et de renforcer le système d’approvisionnement en intrants, mais le coût de la mesure s’est révélé élevé. Les résultats sont au rendez-vous : le Malawi a doublé sa production de maïs, aliment de base de sa population. Toutefois, l’Etat malawite a bien conscience que ce dispositif seul est insuffisant et n’est efficace que sur le court terme. Le problème de l’insécurité alimentaire n’a pas été résolu suite à cette mesure, car il n’y a pas eu d’action de facilitation de l’accès à l’alimentation. Le Malawi a proposé en 2009 un plan d’investissement massif dans le secteur agricole pour relancer durablement la production.
http://www.fondation-farm.org/IMG/pdf/FARM_Douillet_2011_03_Malawi_light.pdf

Enseignements du programme de subvention aux intrants au Malawi (2005-2006)
Reclaiming Policy Space: Lessons from Malawi’s 2005/2006 Fertilizer Subsidy Programme
Future Agricultures, 2007
En se basant sur l’exemple du programme de subventions aux intrants agricoles lancé au Malawi, ce rapport montre à quel point le contexte politique pèse dans les enjeux de développement agricole. Les arguments techniques ou économiques importent peu : c’est finalement la configuration des intérêts politiques qui influence fortement les orientations politiques sur le terrain.
Lire l’étude complète (32 p.) :
http://www.future-agricultures.org/publications/research-and-analysis/doc_download/911-reclaimingpolicy- space-lessons-from-malawis-20052006-fertiliser-subsidy-programme
Lire le Policy Brief (4 p.) :
http://www.future-agricultures.org/publications/research-and-analysis/doc_download/233-reclaimingpolicy- space-lessons-from-malawis-fertiliser-subsidy-programme

Promouvoir l’utilisation des engrais en Afrique : questions actuelles et preuves empiriques du Mali, de Zambie et du Kenya
Promoting Fertilizer Use in Africa: Current Issues and Empirical Evidence from Malawi, Zambia, and Kenya.

I. Minde, T.S. Jayne, E. Crawford, J. Ariga, J. Govereh, MSU, octobre 2008, 4 p.
À travers les enseignements des expériences malawite, zambienne et kenyane, cette synthèse présente les éléments de réussite des programmes de promotion des engrais, et plus particulièrement des subventions. Si les subventions « intelligentes » semblent a priori intéressantes pour augmenter rapidement la production agricole et réduire la pauvreté en milieu rural, leur efficacité dépend de la manière dont elles sont mises en oeuvre. Le ciblage des populations et des zones bénéficiaires et le renforcement des systèmes de distribution d’engrais sont des gages de réussite.
http://www.aec.msu.edu/fs2/polsyn/number83.pdf

Politique

Au niveau continental

Sommet africain sur les engrais de 2006
En juin 2006, un sommet spécial des chefs d’États et de Gouvernements de l’Union Africaine s’est tenu à Abuja sur les engrais. La déclaration finale de ce sommet reconnaît que l’intensification passe par un effort considérable d’accroissement de l’utilisation des engrais sur le continent. La Conférence déclare l’engrais « produit stratégique sans frontières » et prend l’engagement de porter la consommation moyenne de 8 kg d’éléments nutritifs par ha à 50 kg d’ici 2015 (soit de 16 à 100 kg d’engrais par ha en moyenne).
Pour voir l’ensemble des documents relatifs à cette rencontre, en particulier les 15 documents de préparation (background paper) et la déclaration finale (« déclaration d’Abuja ») :
www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/africa-fertilizer-summit-9-13-june

Déclaration d’Abuja sur les engrais pour une révolution verte en Afrique : État d’avancement aux niveaux régional et national
NEPAD, 2011
Cette note de quatre pages fait état de l’avancement de la déclaration d’Abuja, 5 ans après le sommet africain sur les engrais. Malgré des hausses dans la consommation d’engrais de certains pays, on est encore loin des 50 kg d’éléments nutritifs par ha visés.
http://www.nepad.org/system/files/Status%20of%20Implementation%20of%20the%20The%20Abuja%20Declaration%20on%20Fertilizers%20for%20an%20African%20Green%20Revolution%20-%20FR.pdf
Voir également sur le même sujet :
The Africa Fertilizer Summit: How Much Progress Has Been Made in the Last Five Years
Nepad, 2011
http://issuu.com/ifdcinfo/docs/afs_new
Pour consulter le rapport complet (en anglais) :
Seventh Progress Report January-December 2010: Implementation of the Abuja Declaration on Fertilizer for an African Green Revolution
NEPAD, juin 2011, 69 p.
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/Seventh_Progress_Report_Abuja_Declaration_FINAL_June_2011.pdf

Communiqué du NEPAD sur une proposition concrète au G20 pour accroitre l’offre agricole par les petits producteurs africains
Communique from AU-NEPAD on a concrete proposal to G20 for enhancing agriculture supply by African small farmers

NEPAD, septembre 2011
Le NEPAD a proposé au G20 d’améliorer l’accès aux engrais pour les petits agriculteurs en Afrique à travers un mécanisme de financement innovant sur la consommation d’engrais dans les pays du G20. Les pays du G20 représentent plus de 80% de la production agricole mondiale, et plus de 80% des exportations mondiales agricoles. En taxant très légèrement la consommation d’engrais dans les pays du G20, il serait possible de subventionner une large part de la consommation d’engrais en Afrique subsaharienne. Ce programme pourrait permettre de doubler la consommation d’engrais en Afrique en 10 ans.
http://www.nepad.org/fr/foodsecurity/news/2476/communique-au-nepad-concrete-proposal-g20-enhancing-agriculture-supply-small-

Au niveau régional

Stratégie régionale de promotion des engrais en Afrique de l’Ouest
CEDEAO, UEMOA, 9-13 juin 2006, 77 p.
La stratégie régionale de promotion des engrais en Afrique de l’Ouest a été préparée par la CEDEAO, en collaboration avec l’UEMOA et avec l’appui de l’IFDC, dans le cadre du Sommet Africain sur les Engrais. L’objectif de cette stratégie est de résoudre les principales contraintes du marché des engrais en Afrique de l’Ouest en vue d’accroître durablement la productivité agricole par une meilleure gestion de la fertilité des sols et une utilisation accrue d’engrais inorganiques dans le respect de l’environnement. La stratégie régionale repose sur 3 piliers, chacun concrétisé par un programme d’action : i) l’amélioration de l’environnement d’affaires pour le marché des engrais (cadre réglementaire et fiscal régional harmonisé, système de coupons basé sur le secteur privé), ii) la stimulation de la demande solvable en engrais (renforcement des OP, incitation des banques, et recherche) et iii) la stimulation de l’offre d’engrais (études de faisabilité de développement des unités locales de production, compagnie régionale maritime pour le transport).
http://www.hubrural.org/IMG/pdf/ced_uem_stratreg_promo_engrai-0406.pdf

Note méthodologique sur la task force « Instruments de financement des intrants » de l’Ecowap
Hub Rural, 2011, 8 p.
La CEDEAO doit mettre en place prochainement une task force pour opérationnaliser l’instrument d’appui à l’intensification inscrit dans la politique agricole de la région ouest africaine (l’Ecowap). Cette note méthodologique du Hub Rural précise les contours de cette task force. Elle rappelle d’abord les orientations et le contenu du programme régional d’investissement agricole (PRIA) de l’Ecowap relatifs à l’intensification de la production végétale. L’objet de cette task force, les résultats attendus de ses travaux et sa composition sont également précisés.
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/note-methodologique-sur-la-task

Etude de faisabilité technique et financière des instruments de politique agricole régionale favorisant une intensification durable de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
P. Baris, N. Gergely, avril 2010, 85 p.
Cette étude de référence s’intéresse aux instruments de politique agricole régionale favorisant une intensification durable de l’agriculture en Afrique de l’Ouest. Après avoir établi le diagnostic de la région sur l’utilisation des engrais (très faible utilisation, offre essentiellement assurée par les importateurs, prix instables, multiples contraintes à leur utilisation), ce rapport propose plusieurs interventions possibles : des interventions communes CEDEAO-États, modulables par pays, avec différents volets (subventions aux engrais et au petit matériel innovant, renforcement du réseau de distribution, fonds de garantie pour le crédit intrants) et des mesures exclusivement communautaires (exonération de la TVA et des droits de douane à 0%, normes régionales de qualité pour les engrais).
http://www.reca-niger.org/IMG/pdf/Rapport_intensification_instrument_politique_2010.pdf

Bénin

Deux articles sur la filière coton au Bénin
A.M. Nounagnon, 2012 La filière du coton au Bénin a traversé une crise lors de la campagne 2011-2012. Devant la flambée des prix des engrais, les agriculteurs ont demandé au gouvernement de leur accorder des subventions sur le prix des intrants. Ce fut chose faite. Toutefois, des cadres du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) accusent l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) d’avoir mal géré ces subventions. La gestion de la campagne cotonnière 2012-2013 est donc retirée de l’AIC et l’approvisionnement en intrants est confié à la SONAPRA (Société Nationale pour la Promotion Agricole), qui doit faire vite car le démarrage de la campagne approche à grands pas.
Polémique au Bénin autour de la subvention de l’État sur le prix de l’engrais
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/polemique-au-benin-autour-de-la
De graves perturbations dans le processus d’approvisionnement des producteurs en intrants
http://www.inter-reseaux.org/ressources-thematiques/article/de-graves-perturbations-dans-le

Mali

Problématique de l’approvisionnement et du financement des intrants agricoles au Mali
République du Mali, mai 2007
Quelles mesures politiques doit-on envisager pour un meilleur accès aux intrants agricoles ? Le gouvernement malien souhaite résoudre la question pour surmonter les problèmes de productivité dans le secteur agricole. Il fait ici un bilan de l’état de l’approvisionnement et du financement des intrants dans le pays, les contraintes qui freinent le fonctionnement de ces marchés, et en tire les conclusions qui s’imposent. Selon le gouvernement, « la résolution des contraintes liées à l’approvisionnement et au financement des intrants a été entièrement traitée par la LOA ». Sa priorité de l’époque est donc de faire appliquer la Loi d’Orientation Agricole adoptée en 2006, qui définit une politique concertée de développement agricole.
http://www.apcam.org/cam/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid=271&Itemid=20

Etudes

Politiques et actions pour stimuler le marché privé des engrais en Afrique sub-saharienne
Policies and actions to stimulate private sector fertilizer marketing in sub-Saharan Africa
FAO, 2007, 96 p.
Ce document de référence synthétise les enseignements des réformes du marché des engrais menées en Afrique subsaharienne ces deux dernières décennies. Il identifie les domaines de consensus sur les politiques et actions permettant d’améliorer le marché des engrais et d’accroitre leur utilisation, et met également en exergue les points de débat. Des actions sont proposées pour accroitre la consommation d’engrais et améliorer le marché des engrais. Une attention particulière est portée à la question des subventions sur le prix des engrais : les auteurs révèlent que peu d’études d’experts encouragent l’intérêt renouvelé de la région pour les subventions.
ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/010/a1136e/a1136e.pdf

Cadres politiques propices à l’amélioration de la fertilité des sols en Afrique
Futures Agricultures, juillet 2008, 9 p.
Renforcer la production agricole africaine sans considérer le sol, support des cultures, serait une hérésie. Selon les mots du philanthrope Buffet, l’Afrique a besoin d’une « révolution brune » pour améliorer la fertilité des sols. Lors du Consortium Future Agricultures de 2008 a été soulevée la question des cadres politiques à mettre en place pour oeuvrer en ce sens. La synthèse de ces travaux a insisté sur la nécessité d’une approche qui tienne compte des spécificités agro-écologiques et socioéconomiques locales : fertilité du sol, disponibilité en intrants organiques, accessibilité aux intrants minéraux, présence de débouchés, valeur des productions. Les débats ont également remis en question l’utilisation d’engrais chimiques : contribuent-ils à la gestion intégrée de la fertilité des sols ? Le cas échéant, quelles mesures politiques peuvent assurer que leur utilisation bénéficiera en premier lieu à l’agriculture familiale et non à l’agro-business ?
www.future-agricultures.org/pdf%20files/fr_soilfert.pdf

Améliorer le marché régional des engrais en Afrique de l’Ouest
Improving Regional Fertilizer Markets in West Africa

IFPRI, mars 2012, 4 p.
L’IFPRI propose ici une note d’analyse des marchés des engrais dans les États de la Cedeao. Ce document établit un diagnostic de l’organisation de ces marchés et fournit des éléments de compréhension de leurs dysfonctionnements actuels. Rappelant la nécessité d’améliorer les rendements pour relever le défi alimentaire, l’IFPRI soutient le renforcement du marché des engrais à l’échelle régionale. Il recommande de fait la création d’un marché commun dans la zone Cedeao et une meilleure information des agriculteurs sur ces intrants et leur utilisation.
http://www.ifpri.org/publication/improving-regional-fertilizer-markets-west-africa
Pour lire le rapport complet (84 p.) :
http://www.ifpri.org/sites/default/files/publications/ifpridp01084.pdf

Boite à outils

Boite à outils sur les engrais : promouvoir une utilisation efficace et durable des engrais en Afrique
Fertilizer Tool Kit: promoting efficient and sustainable fertilizer use in Africa

M. Morris, V. A. Kelly, R. J. Kopicki, D. Byerlee, Banque mondiale, 2007
Ce rapport et cette boite à outils cherchent à fournir des éléments d’aide à la décision aux acteurs engagés dans la promotion des engrais dans l’agriculture. Ils s’adressent en premier lieu aux décideurs publics et aux partenaires au développement. Après avoir rappelé le rôle crucial des engrais dans la productivité agricole et la fertilité des sols, ces documents reviennent sur l’histoire de la promotion des engrais en Afrique. Ils expliquent les raisons de la faible utilisation des engrais en Afrique et mettent en avant les « bonnes pratiques » pour encourager la demande et améliorer l’offre en engrais. Ils invitent enfin à repenser le rôle des subventions. Le rapport insiste notamment sur le fait que les subventions aux intrants ne sont pas la solution miracle au problème de la sous utilisation d’engrais en Afrique. Une approche intégrée et transversale est nécessaire. Il nous en donne les grandes lignes et principes fondamentaux pour une relance efficace du marché des engrais.
Lire le rapport (162 p.) :
http://www-wds.worldbank.org/external/default/WDSContentServer/WDSP/IB/2007/03/15/000310607_20070315153201/Rendered/PDF/390370AFR0Fert101OFFICIAL0USE0ONLY1.pdf
Voir la boîte à outils :
http://www.worldbank.org/html/extdr/fertilizeruse/index.html

Filière engrais au niveau mondial

Etat, perspectives et enjeux du marché des engrais
Ministère français de l’Alimentation, de l’Agriculture, de la Pêche, 2010, 94 p.
Cette étude s’intéresse à la filière engrais et à ses différentes sous filières (azote, phosphate et potassium), au niveau mondial. Elle présente la distribution des ressources naturelles (état des lieux et évolutions), les principaux acteurs mondiaux sur le marché des engrais, l’influence des enjeux environnementaux sur le marché des engrais et une analyse des prix des engrais.
Pour lire l’étude complète :
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/prospect-engrais_mineraux_0906__ssp_rapport_final.pdf
Pour lire un extrait sur les filières de production au niveau mondial (sur le site du RECA Niger) :
http://www.reca-niger.org/spip.php?article216
Pour lire un extrait sur l’évolution du prix des engrais au niveau mondial (sur le site du RECA Niger) :
http://www.reca-niger.org/spip.php?article215
Pour lire la note d’analyse de 4p. « Le marché des engrais minéraux : état des lieux, perspectives et pistes d’action » :
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/_Analyse-15__Le_marche_des_engrais_mineraux.pdf
Pour voir les présentations du séminaire relatif à l’étude :
http://agriculture.gouv.fr/marche-des-engrais-mineraux-etat,13172

Volatilité des prix agricoles et des engrais
Veille du Centre d’étude et de prospective, avril 2012
Un document de 4 pages de Rabobank décrit comment la volatilité des prix agricoles a impacté la volatilité des prix des engrais, et donc les stratégies de production et de stockage des engrais par les acteurs de la filière. L’instabilité des prix des engrais porte d’abord préjudice aux agriculteurs, qui au final assument le plus de risques parmi les acteurs de la filière, s’ils ne peuvent pas trouver d’engrais au bon moment de leur cycle de culture. Les stratégies pour réduire cette volatilité mises en place par la filière engrais sont très similaires à celles recommandées par le G20 agricole de 2011 : plus de transparence et de collaboration entre acteurs de la filière sur la production et les stocks d’engrais, utilisation d’outils de télédétection pour mieux anticiper les surfaces semées et donc les besoins en engrais, marchés à terme pour les engrais pour répartir le risque entre acteurs des marchés.
http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2012/05/10/volatilite-des-prix-agricoles-et-des-engrais.html

Fertilizer market situation: Market structure, consumption and trade patterns, and pricing behaviour
IFPRI, 2011, 76 p.
Cette étude dresse un tableau de la situation du marché mondial des engrais : production, consommation, échanges, prix, niveaux de concentration de l’industrie des engrais à l’échelle mondiale et nationale. L’Afrique subsaharienne (plus petit producteur et consommateur d’engrais), l’Amérique Latine (qui produit peu mais consomme beaucoup) et l’Asie du Sud (producteur et consommateur de dimension importante) sont étudiées de manière plus approfondie. L’IFPRI s’est également intéressé à la relation entre les prix des engrais et la concentration des marchés : les prix semblent plus élevés sur les marchés peu compétitifs. Or, le rapport relève à quel point l’industrie des engrais est un marché concentré, avec des niveaux d’échanges élevés : cinq pays contrôlent la moitié de la capacité de production des principaux engrais.
http://www.ifpri.org/publication/fertilizer-market-situation

Sites web de référence

Portail Africa Fertilizer
En 2009, l’IFDC a initié le développement du portail AfricaFertilizer.org (AFO). L’objectif de l’AFO est de fournir une combinaison d’informations sur les questions de fertilité des sols et des engrais en Afrique. Ce portail, disponible en français et en anglais, rassemble de nombreuses données statistiques sur les engrais (production, exportations et importations, capacité de production, prix mondiaux, prix nationaux de détail, consommation totale, utilisation par culture, etc.) ainsi que des publications, des cartes et un répertoire.
http://www.africafertilizer.org/

IFA : International Fertilizer Industry Association
L’IFA représente l’industrie des engrais au niveau mondial. Son site web rassemble de nombreuses statistiques, ainsi que de la documentation (en anglais, et assez orientée).
http://www.fertilizer.org/

IFDC
L’IFDC (Centre International pour le Développement des Engrais) est une organisation internationale, avec une longue expérience et une expertise avérée en matière d’engrais. Son site web présente quelques documents en accès libre, ainsi que de nombreuses vidéos.
http://www.ifdc.org/
Voir en particulier, la page du projet Mainstreaming Pro-Poor Fertilizer Access and Innovative Practices in West Africa :
http://ifdc.org/getdoc/b511194c-bba7-47f3-892c-035ee44b42ee/Mainstreaming_Pro- Poor_Fertilizer_Access_and_Innov
Lire également le communiqué de Amit H. Roy président directeur de l’IFDC, à propos de la crise alimentaire de 2008 (9 p.) :
http://www.ajfand.net/Volume8/No3/fertilizertestimonyJune2008.pdf

Système d’information sur les marchés de l’IFDC
L’IFDC soutient plusieurs initiatives de SIM sur les engrais en Afrique : au niveau continental, le portail Africa Fertilizer (voir ci-dessus) ; en Afrique de l’Ouest, le projet MIR+ ; en Afrique de l’Est, AMITSA et au Ghana mFarms.
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/MIS_for_ACM_2012.pdf
Projet Projet MIR + (Market inputs regionally plus) où vous pouvez retrouvez l’ensemble des bulletins d’information trimestriels du projet.
http://ifdc.org/getdoc/00fc6290-fe8d-4dcb-b48f-c1ce27266eb7/MIR_Plus
AMITSA
http://www.amitsa.org/

ICIS
Le site d’ICIS offre de nombreuses statistiques sur les engrais. Il contient également une carte interactive présentant les échanges au niveau mondial.
http://www.icis.com/fertilizers/

MSU
Le site de Michigan State University (MSU) dispose d’une page avec l’ensemble des publications de MSU relatives aux intrants, classées par pays (synthèses multi-pays, Malawi, Mali, Mozambique, Sénégal, Ethiopie, Kenya, Rwanda, Zambie).
http://www.aec.msu.edu/fs2/inputs/index.htm

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