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publié dans Revue Grain de sel le 18 octobre 2010

Le rôle du Nigeria dans la sécurité alimentaire au Niger

mbadiao

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Certains pays enclavés d’Afrique sahélienne ont besoin du commerce transfrontalier pour assurer leur sécurité alimentaire. Qu’en est-il du Niger ? Comment les flux transfrontaliers ce commerce frontalier de produits vivriers en provenance du Nigeria lui permettent-ils d’assurer sa sécurité alimentaire ? Présentation des échanges entre ces deux pays.

Sans échanges transfrontaliers de produits de l’agriculture et de l’élevage avec le Nigeria, il est dif- ficile d’imaginer que la population du Niger puisse connaitre la sécurité alimentaire. Étant donné que le Niger est structurellement déficitaire en céréales, sa sécurité alimentaire (en termes de disponibilité) dépend de ses importations, en particulier du Nigeria.

L’intensité des échanges Niger-Nigeria. Les échanges entre le Nigeria et le Niger sont favorisés par l’enclavement du Niger (qui dépend de ses voisins du Sud pour son approvisionnement), la longueur de la frontière commune (plus de 1 500 km), leurs complémentarités agro-pastorales et les facteurs socioculturels. Les populations haoussa de part et d’autre de la frontière vivent en effet en étroite symbiose de par leur culture, leur langue et leurs valeurs sociales et religieuses identiques. Les liens familiaux et les multiples relations qu’elles entretiennent (amitié, clientélisme) constituent la base sociale de ce commerce frontalier.

Le territoire englobant les villes de Maradi au Niger, Katsina et Kano au Nigeria (« axe K²M ») constitue l’un des plus anciens couloirs de développement ouvert sur le Golfe de Guinée. Doté d’un réseau urbain dense organisé autour de l’agglomération de Kano, il illustre une polarisation de l’économie nigérienne par le Nigeria le long des frontières. L’axe K²M recouvre avec l’axe Cotonou-Lagos, les zones d’activités transfrontalières les plus denses d’Afrique de l’Ouest. Les échanges commerciaux y sont particulièrement intenses : bétail, niébé, poivron et souchet du Niger, céréales et produits manufacturés du Nigeria ou encore produits réexportés vers le Nigeria. Outre leur rôle conjoncturel dans la sécurité alimentaire du Niger, les échanges transfrontaliers permettent aux deux pays de faire valoir leurs avantages comparatifs, d’utiliser leurs ressources plus efficacement et d’augmenter leurs richesses. Ainsi, le Niger exploite son avantage en terme de production et de commercialisation des produits de l’élevage, dont une très grande partie (97 %) est exportée vers le Nigeria.

Le Nigeria, fournisseur en céréales du Niger. Les flux transfrontaliers de céréales sèches sont d’autant plus difficiles à évaluer qu’ils ne font pas l’objet, au contraire des exportations de bétail, de la procédure d’enregistrement aux guichets des formalités du commerce extérieur. On estime que des centaines de milliers de tonnes de céréales passent chaque année la frontière entre les deux pays de marsavril à août-septembre. La majorité, mais non l’exclusivité, des flux provient du Nigeria et se dirige vers le Niger. Outre les camions affrétés par les réseaux de grands commerçants Haoussa qui animent le commerce transfrontalier, des paysans passent aussi les frontières dans un sens ou dans l’autre avec quelques sacs sur une charrette, en fonction de l’évolution des cours des céréales.

Dans les années 1990, certaines estimations faisaient état d’un volume de 200 000 tonnes de mil et de maïs du Nigeria écoulés tous les ans au Niger. Actuellement, même si les sources d’approvisionnement du Niger se sont diversifiées, le Nigeria continue de pourvoir à l’essentiel des besoins d’importation nigériens en céréales sèches [[Structurellement déficitaire, le Niger importe en année moyenne au moins 10 % des céréales consommées.]] : 60 à 70 % en année normale selon les estimations. Les céréales concernées sont essentiellement le mil et le sorgho, mais aussi le maïs dont la quantité est liée à la santé des industries agroalimentaires et d’aliment pour le bétail au Nigeria.

Si la production est correcte des deux côtés de la frontière, les différentiels de prix entre les deux pays de la récolte au mois de mars-avril n’incitent pas les commerçants du Niger à aller s’approvisionner au Nigeria. Pendant cette période, les marchés au Niger sont alimentés essentiellement par la production nationale. À l’approche de la période de soudure, qui coïncide avec la fin de la vente de céréales par les petits producteurs du Niger, les prix augmentent. Dès lors, les céréales locales du Nigeria deviennent compétitives sur les marchés nigériens.

Les ratés de la crise alimentaire de 2005. En 2004, une invasion de criquets pèlerins et le manque de précipitations ont provoqué un déficit important de production céréalière au Niger, le dé- ficit brut céréalier (productions moins besoins de consommation) ayant été évalué à plus de 450 000 tonnes. Une importante crise alimentaire a alors affecté le Niger en 2005. Cette crise a surtout été due au fait que le Niger n’a pas pu s’approvisionner comme d’habitude à partir des pays voisins et notamment du Nigeria, les récoltes ayant été mauvaises dans tous les pays sahéliens et dans les régions Nord des pays côtiers. Le Nigeria était devenu un importateur net pour couvrir ses besoins en céréales pour l’aviculture et les brasseries. Ceci a fait augmenter les prix et inverser le sens des flux (du Niger vers le Nigeria), avant que les autorités du Niger ne décident de fermer les frontières terrestres en mai 2005.

À l’époque, le système d’alerte précoce du Niger n’avait pas pu déceler le sens et l’importance des flux céréaliers entre le Niger et le Nigeria, ni en mesurer les impacts. L’analyse de la situation alimentaire était restée nationale alors que l’économie du Niger est fortement basée sur les échanges avec ses voisins. Pourtant, la baisse de production à l’échelle de la région ouest africaine avait été annoncée dès décembre 2004, par le dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires animé par le Comité permanent Inter- États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss).

Le déficit céréalier généralisé dans la sous région a entraîné une tension sur les marchés et une flambée des prix. Dans le même temps, alors que le prix des céréales doublait, les revenus des paysans nigériens chutaient fortement. Les familles, déjà pauvres, ont alors cherché à vendre leurs oignons ou leur cheptel qui constituent classiquement les sources essentielles de leurs revenus. Mais la faible demande de la Côte d’Ivoire et du Ghana a entraîné une chute des cours de l’oignon dont le prix de vente a été divisé par 2 par rapport à 2003. Sur la même période, le bétail avait aussi perdu une grande partie de sa valeur suite au manque de pâturages. De plus, les débouchés vers les pays côtiers fluctuent en général avec les difficultés politico-économiques de ces pays (Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Nigeria…) et la baisse de la valeur du Naira. Ainsi, l’effondrement des rapports des prix culture de rente/céréale et bétail/céréale a accentué la pauvreté des nigériens.

Enfin, la crise alimentaire a été majorée par la mobilisation tardive et insuffisante de l’État nigérien et de ses partenaires. Le gouvernement du Niger n’a mis à disposition que 38 460 tonnes de céréales pour la vente à prix modérés. Les distributions gratuites des organismes humanitaires ont débuté en juillet 2005, alors que la saison des pluies avait démarré et que les routes étaient coupées. Une analyse du marché sous régional aurait pu inciter l’État et les partenaires à acheter des céréales sur le marché international dès le début de 2005 plutôt que d’attendre le commencement de la saison des pluies pour chercher à s’approvisionner sur le marché régional.

Une meilleure gestion de la crise alimentaire en 2010. Sur le plan conjoncturel, la crise alimentaire de 2010 au Niger est également due à un déficit de production de la campagne agricole 2009. Le déficit brut de production est évalué à plus de 400 000 tonnes de céréales, soit du même ordre de grandeur qu’en 2005.

Cependant, la crise de 2010 n’a pas connu les mêmes impacts que celle de 2005 à cause de la disponibilité en céréales dans les pays voisins, notamment au Nigeria, et de la rapidité des interventions de l’État et de ses partenaires suite à un diagnostic consensuel et précoce de l’insécurité alimentaire. Dès le début de la crise, l’État a mis rapidement à disposition 60 000 tonnes de céréales pour la vente à prix modéré. Par la suite, grâce à l’intervention massive des partenaires à travers d’autres instruments, les populations ont pu accéder aux aliments sur les marchés.

Les importations de céréales du Nigeria (et dans une moindre mesure du Bénin) ont pleinement joué le rôle de régulateur aussi bien dans l’approvisionnement que dans la stabilisation des prix. En février 2010, l’évaluation conjointe Cilss/Pam/Fewsnet des marchés et de la sécurité alimentaire a montré que 80 à 100 % des marchés du Niger étaient ravitaillés chaque semaine par près de 4 300 tonnes de céréales sèches provenant du Nigeria, 1 750 tonnes du Bénin et 240 tonnes du Burkina Faso. Le Nigeria a donc été le grand pourvoyeur de céréales du Niger, comme le montre la carte ci-dessous.


Carte des principaux flux céréaliers transfrontaliers dans le bassin Est (février 2010)
Source : Mission conjointe Cilss, FAO, FEWS NET, Pam, fév. 2010

La disponibilité en céréales sur le marché régional a permis au Programme alimentaire mondial (Pam) d’acheter de grandes quantités de céréales auprès des offices céréaliers (60 %) et des grands commerçants (40 %). Ces céréales ont bénéficié aux populations les plus pauvres grâce au système de « travail contre argent » ou aux distributions directes.

D’après une analyse du Pam, les différentiels de prix des céréales sèches (mil, maïs, sorgho) entre les marchés nigériens et les marchés transfrontaliers sont restés positifs, créant une incitation à l’importation de ces produits vers le Niger. Jusqu’en juillet-août 2010, les flux céréaliers transfrontaliers se sont maintenus en faveur du Niger et les prix ont été stables dans l’ensemble, en dehors de la légère hausse liée au mois de ramadan.

Durant la même période, le secteur de l’élevage a connu de lourdes pertes, estimées à plusieurs milliers de têtes de bétail. Cette situation s’est aggravée avec les inondations qu’a connues le Niger durant l’hivernage 2010. Les populations pastorales ont souffert de la détérioration des termes de l’échange bétail/céréales. La qualité médiocre du bétail présenté sur les marchés, l’augmentation de l’offre due au déficit fourrager et la baisse de la demande du Nigeria ont fait chuter les prix des animaux. Les revenus tirés de leur vente n’ont pas permis aux éleveurs de s’approvisionner correctement sur les marchés.

En conclusion, soulignons à quel point le destin des populations nigériennes les plus pauvres est lié à la santé de l’économie nigériane. C’est un cas qui illustre bien la responsabilité économique du Nigeria dans la sous région et l’importance au Sahel d’une gestion des crises à un niveau régional.

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