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Bulletin de veille n°180 - Spécial G20 Agricole: documents préparatoires, plan d'action et déclarations

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Ce bulletin de veille spécial est consacré au récent G20 agricole, dont la principale ambition était de traiter de la question de la lutte contre la volatilité des prix agricoles et alimentaires. Vous y trouverez les documents préparatoires, le plan d’action du G20 agricole et des déclarations de différentes parties prenantes.

Les 22 et 23 juin 2011, les ministres de l’Agriculture des pays du G20 et les principales institutions internationales (Banque Mondiale, OMC, FAO, PAM) se sont réunis à Paris et sont parvenus, sous l’égide de la France, à sceller un accord sur la volatilité des prix des matières premières agricoles et alimentaires. Cette rencontre est qualifiée d’unique en son genre, et de nombreux acteurs saluent la réussite des négociations, puisque qu’elles ont abouti à un texte fédérateur, permettant aux gouvernements et organisations internationales de partager un diagnostic commun sur la volatilité des prix agricoles et alimentaires. Néanmoins, d’autres acteurs en tirent un bilan plus négatif et affirment rester sur leur faim.

La première partie de ce bulletin recense l’ensemble des documents et rapports d’experts préparatoires à la tenue du G20 agricole (Partie 1), qu’il s’agisse de documents officiellement commandés par le G20, ou de travaux d’autres acteurs (chercheurs, ONG, etc.) sur la thématique. Elle rend également compte des événements préparatoires et des outils de concertation préalables (forum électronique, réunions) qui ont eu lieu sur le sujet.
Le bulletin présente ensuite le plan d’action des ministres du G20 sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture (Partie 2). Les points de convergence des 20 puissances mondiales, déclinés dans une déclaration de 26 pages, y sont présentés en 5 axes majeurs.
Enfin, un panorama des réactions à cette déclaration, aussi bien par les officiels que par la société civile est exposé, agrémenté d’une revue de presse et d’un bref agenda des événements d’ici le sommet de Cannes de novembre 2011.

Nous vous invitons à enrichir ce débat de vos commentaires !

Bonne lecture,

L’équipe d’Inter-réseaux Développement rural ([email protected])

Tout déroulerTout enrouler[grisinterreseaux]La préparation du G20 agricole[/grisinterreseaux]

Les documents préparatoires commandés par le G20

Présidence française du G20 « agricole » - Huit recommandations pour atténuer la volatilité des marchés
Terre-net.fr, 12 avril 2011
http://www.terre-net.fr/homepage/article-g20-presidence-agricole-juin-regulation-recommandation-1395-70103.html

G20 : les pistes anti-volatilité des prix agricoles
Figaro, 5 avril 2011
http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2011/04/03/04012-20110403ARTFIG00248-g20-les-pistes-antivolatilite-des-prix-agricoles.php

Improving risk management to better cope with food price volatility - Intermediary report (Améliorer la gestion des risques afin de mieux faire face à la volatilité des prix alimentaires - Comment le G20 peut-il aider les pays en développement ?)
Pierre Jacquet (AFD), rapport intermédiaire, mai 2011 (12p. 156 Ko)
En préparation à la réunion du G20 agricole de fin juin 2011, Pierre Jacquet, économiste à l’Agence française de développement (AFD), a été chargé par Nicolas Sarkozy de rédiger un rapport sur les nouveaux instruments financiers de gestion des risques à créer pour protéger les pays pauvres des hausses de prix agricoles et des événements affectant les récoltes. Ce rapport, dont quelques recommandations sont sorties dans la presse, sera finalisé et présenté à la mi-septembre 2011.
http://un-foodsecurity.org/sites/default/files/10513%20G20-%20Improving%20risk%20management%20-%20intermediary%20report.doc

Six pistes pour maîtriser la volatilité des matières premières
La tribune, 10 juin 2011
Dans son rapport confidentiel remis à Nicolas Sarkozy, Pierre Jacquet (AFD) juge impossible d’encadrer la spéculation, malgré l’objectif affiché de la présidence du G20. Lisser les cours des produits agricoles passe par d’autres voies. Cet article présente les premières recommandations d’un rapport qui reste pour le moment confidentiel.
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110610trib000628712/six-pistes-pour-maitriser-la-volatilite-des-matieres-premieres-.html

Les autres rapports commandés par le G20 et en lien avec la sécurité alimentaire


Banque Mondiale et HTLF, 3 juin 2011 (396 Ko, 10p.)
Ce rapport répond à une demande du Brésil, du Canada, de la France et du Japon (co-animateurs sur la sécurité alimentaire), au nom des co-présidents du Groupe « développement » du G20. Il contribue au pilier 2 de la sécurité alimentaire - l’atténuation des risques liés à l’insécurité alimentaire et la volatilité des prix, et l’amélioration de la protection des plus vulnérables. Il se concentre sur la valorisation du capital humain et social dans les communautés à risque à travers i) l’accès aux dispositifs humanitaires et ii) répondre aux besoins nutritionnels des personnes les plus vulnérables. Ce rapport a été préparé par la Banque mondiale et d’autres membres de la Task Force de haut niveau sur la sécurité alimentaire du système des Nations Unies (HLTF).
http://un-foodsecurity.org/sites/default/files/1106%20Interagency%20Report%20to%20the%20G20%20on%20Nutrition%20and%20Humanitarian%20Supplies.pdf


Fida, FAO, Cnuced, Banque Mondiale, juin 2011 (474 Ko, 15p.)
Lors de leur réunion en novembre 2010, les dirigeants du G20 ont demandé à la Cnuced, la Banque mondiale, le Fida et la FAO « d’élaborer en vue du G20 agricole une liste d’options pour la promotion de l’investissement responsable dans l’agriculture».
http://un-foodsecurity.org/sites/default/files/1106%20Interagency%20Report%20to%20the%20G20%20on%20Promoting%20Responsible%20Investment%20in%20Agriculture.pdf


FAO, Banque Mondiale, 2011 (60 Ko, 10 p.)
Le G20 a invité la FAO et la Banque mondiale à faire des propositions de recommandations de mécanismes innovants basés sur les résultats, tels que ceux examinés par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), et d’engagements de soutien de la productivité agricole en vue de renforcer les investissements à long terme dans les systèmes de recherche agricole.
http://un-foodsecurity.org/sites/default/files/1106%20Interagency%20Report%20to%20the%20G20%20on%20Promoting%20Responsible%20Investment%20in%20Agriculture.pdf


CFS, juin 2011 (147 Ko, 8 p.)
Les co-facilitateurs des experts sur la sécurité alimentaire du G20 du groupe de travail « développement » ont contacté le président du Comité sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA) afin qu’il soumette à la réunion du G20 agricole de juin un rapport qui donne un aperçu des principales initiatives entreprises par le CSA dans ce domaine.
http://un-foodsecurity.org/sites/default/files/110602%20G20%20policy%20coherence%20CFS%20.doc

Les autres documents et travaux préparés en amont du G20 agricole

« Les réponses politiques à la volatilité des prix agricoles »
Jeudi 1 décembre 2011: 10h-12h, Benoit Daviron (Cirad, Umr Moisa).
Présentation d’un rapport commandité par le HLPE (High level Panel of Experts on Food Security and Nutrition).
http://umr-moisa.cirad.fr/seminaires/seminaire_securite_alimentaire

Document sur « régulation des marchés agricoles et finance »

Paris Europlace fait des propositions pour limiter la volatilité des prix agricoles
Les Echos, 1er avril 2011
Le journal les Échos publie un article sur Paris Europlace, organisme représentant les marchés financiers français. Dans le cadre de la présidence française du G20, cet organisme publie un rapport restituant ses travaux sur la régulation des marchés agricoles. En plus d’acteurs financiers, des négociants en matières premières physiques et des coopératives de producteurs ont contribué au document. Le rapport prône une plus grande régulation des marchés en proposant une classification pour identifier les comportements financiers, afin de déterminer la bonne de la mauvaise spéculation. Pour Paris Europlace, une FAO plus forte est indispensable pour une meilleure efficacité et gouvernance des marchés. Quant à la création de stocks gérés par les États pour stabiliser les prix, Paris Europlace y est opposée : « Les marchés financiers agricoles profonds, liquides et correctement régulés devraient permettre de gérer de tels stocks ».
http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/0201269936115-paris-europlace-fait-des-propositions-pour-limiter-la-volatilite-des-prix-agricoles-128408.php

Documents des ONG


Coordination Sud, 2011 (4p. 743 Ko)
Cette fiche, rédigée par Coordination Sud et le collectif Action mondiale contre la pauvreté (AMCP), présente le positionnement des ONG françaises sur les questions de régulation des marchés agricoles. Elle rappelle d’abord les engagements précédemment pris par la communauté internationale et les États en matière d’APD. Suite à une brève analyse du contexte de la situation agricole et alimentaire des PED, elle fait des recommandations en amont des G8/G20. Ces recommandations sont : i) organiser les politiques commerciales et de stockage pour satisfaire en priorité les besoins alimentaires ; ii) encadrer strictement les marchés agricoles physiques et financier ; iii) mettre fin aux accaparements de terres ; iv) soutenir l’agriculture familiale et paysanne et les politiques publiques agricoles.
http://www.coordinationsud.org/wp-content/uploads/g8_g20_fiche_5.pdf


Oxfam International, 21 juin 2011
Dans le cadre de la préparation du G20 agricole, Oxfam International a produit un document d’information sur les stocks alimentaires, afin de promouvoir leur constitution et leur utilisation comme outil de prévention de la volatilité des prix alimentaires. Ce document avance que les réserves alimentaires locales et nationales peuvent jouer un rôle essentiel dans la stabilisation des prix et vis-à-vis des politiques de sécurité alimentaire. Les exemples de l’Indonésie, de Madagascar et du Burkina Faso montrent que si elles sont bien conçues, les réserves alimentaires nationales peuvent être efficaces. Sur la base de ces bonnes pratiques, il est recommandé d’expérimenter des instruments novateurs et complémentaires, qui peuvent améliorer l’efficacité des réserves alimentaires et, dans le même temps, remédier aux défaillances du marché et offrir des avantages et des incitations aux petits agriculteurs. Le document conclut sur des recommandations aux pays en développement et aux gouvernements du G20.
http://www.oxfam.org/fr/cultivons/policy/se-preparer-aux-vaches-maigres
Télécharger le document (21p. 283 Ko)
http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bn-preparing-thin-cows-food-reserves-210611-fr.pdf
http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bn-preparing-thin-cows-food-reserves-210611-en.pdf

Les réunions préparatoires

Cent vingt organisations abordent à Paris les enjeux de l’agriculture
Lemonde.fr, 16 juin 2011
http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/06/16/cent-vingt-organisations-abordent-a-paris-les-enjeux-de-l-agriculture_1536851_3234.html

G120 : « L’Occident vend ses surplus chez nous, en dessous de nos prix » (S. Gueye, Sénégal)
La France Agricole, 17 juin 2011
Le conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) du Sénégal représenté par son président, Samba Gueye, au G120 donne dans cette une interview filmée, sa vision des orientations que devrait prendre la politique agricole mondiale à l’occasion du G20 agricole « Il faut mettre en place un tarif extérieur (des matières premières agricoles) qui nous protègent », a expliqué le responsable africain. Car quand les pays riches produisent trop, « ils vendent leur surplus à des tarifs plus bas que les nôtres ». Selon lui, il faut « mettre l’accent sur les investissements pour produire plus » et « réorganiser le secteur » grâce à une « bonne réforme agraire ».
http://www.lafranceagricole.fr/video-et-photo-agricole/actualites-evenements/g120-l-occident-vend-ses-surplus-chez-nous-en-dessous-de-nos-prix-s-gueye-senegal-44456.html

Du G120 au G20 - Interview d’Athanase A. Akpoe, président du Groupement des exploitants agricoles (GEA) du Bénin
Maison des agriculteurs 37, 1er juillet 2011
Président du Groupement des exploitants agricoles (GEA) du Bénin et secrétaire général de la Plateforme nationale des Organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (PNOPPA), Athanase A. Akpoe a participé au G120 de Paris. Dans cette interview, il défend le droit des pays en développement à la souveraineté alimentaire au même titre que l’Europe ou les États-Unis. Il appelle les gouvernements du G20 à demander de revisiter les règlements internationaux en matière de commerce, afin que ces derniers prennent en compte aussi bien les petits producteurs agricoles et l’agriculture familiales que les gros producteurs, mais également que l’agriculture puisse bénéficier à l’OMC de clauses particulières.
http://www.maisondesagriculteurs37.fr/terre-de-touraine/index.php?page=actu-detail&id=3692&retour=accueil

Les points de vue

Le Secrétaire Exécutif du Nepad face aux défis alimentaires du continent
Nepad, 20 juin 2011
À Paris pour participer au G20 agricole, le secrétaire exécutif de l’agence du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), Ibrahim Mayaki, confie dans cette interview sa vision des défis alimentaires auxquels les pays du continent sont confrontés. Pour lui, ces derniers sont trop dépendants des importations pour nourrir leurs populations, et la volatilité des prix agricoles entrave leur développement. Il espère que les pays riches prendront enfin des mesures concrètes pour lutter contre cette instabilité qui fragilise gravement les économies africaines.
http://www.nepad.org/video-gallery/ibrahim-mayaki-1-milliard-de-personnes-mangent-trop-et-1-milliard-pas-assez

Article de presse sur le sujet :

Allo G20 ? Ici l’Afrique !
ONE blog 17 juin 2011
http://action.one.org/fr/blog/allo-g20/

G20 Agriculture: 5 priorities to end food crises
Olivier de Schutter, 8 juin 2011
Selon Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, il y a 5 priorités sur lesquelles la réunion du G20 agricole doit se pencher si elle souhaite jouer un rôle vital dans l’amélioration de la sécurité alimentaire globale sur le long terme. Il s’agit de : 1) réguler et rendre plus transparents les marchés des produits dérivés agricoles : il soutient que l’impact de la spéculation financière sur la flambée des prix alimentaires est largement reconnue et que le phénomène a besoin d’être contrôlé au plus vite ; 2) encourager le développement d’infrastructures de stockage régionales (à rôle régulateur), résoudre les problèmes de pertes post récolte et lisser les prix entre les périodes de bonnes récoltes et périodes creuses de hausse des prix ; 3) appuyer la fourniture de biens publics : services de vulgarisation agricole, construction de routes reliant agriculteurs et consommateurs urbains, appui à la structuration et au renforcement des organisations professionnelles agricoles ; 4) soutenir la capacité de tous les pays à se nourrir eux-mêmes par des stratégiques fondées sur le droit à l’alimentation (renforcement de l’agriculture vivrière, mécanismes de suivi des engagements nationaux) ; 5) renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire : dans le contexte de réforme du CSA, le G20 doit lui affirmer son soutien pour davantage de coordination des efforts au plan international (notamment cohérence des politiques agricoles et de sécurité alimentaires, commerciales, et d’investissement international par exemple).
http://www.srfood.org/index.php/en/component/content/article/1-latest-news/1394-g20-agriculture-5-priorities-to-end-food-crises

Article de presse à ce sujet :

G20 : cinq priorités pour améliorer la sécurité alimentaire mondiale
Le Monde, 8 juin 2011
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/08/g20-cinq-priorites-pour-ameliorer-la-securite-alimentaire-mondiale_1533160_3232.html#ens_id=1537511

G20 Agriculture : Non à « l’accaparement alimentaire » par les pays les plus riches du monde !
Via Campesina, 16 juin 2011
Dans ce communiqué, le mouvement paysan international Via Campesina condamne les tentatives répétées de la part des gouvernements des pays les plus riches de la planète de s’accaparer et contrôler les politiques alimentaires. Dressant un constat alarmant des situations de crise alimentaire dans les pays du Sud ces dernières années, il en appelle à des politiques basées sur la souveraineté alimentaire qui doivent inclure : i) la défense et la promotion d’une agriculture paysanne durable vendue principalement sur des marchés locaux ; ii) la (re)mise en place de réserves alimentaires physiques et diversifiées (au niveau local et national) pour stabiliser les prix et gérer les risques en cas d’urgence et de catastrophes naturelle ; iii) des mesures fortes pour interdire la spéculation sur les aliments comme les contrats à termes spéculatifs ; iv) l’arrêt du démantèlement des politiques agricoles telles que la PAC, imposée notamment par l’OMC ; v) l’arrêt de la promotion des agrocarburants et vi) la fin du phénomène d’accaparement des terres.
http://viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=606:g20-agriculture-non-a-laccaparement-alimentaire-par-les-pays-les-plus-riches-du-monde-&catid=21:souverainetlimentaire-et-commerce&Itemid=38

Le G20 agricole : une chance pour l’agriculture mondiale ?
Bernard Bachelier, Farm, mai 2011 (29p., 293 Ko)
Dans ce papier, l’ancien directeur de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM) expose son point de vue sur l’enjeu du G20 agricole. Son contenu s’appuie sur les études et les analyses que la fondation a réalisées depuis son lancement en 2005. Il est aussi le fruit des rencontres et des discussions de son auteur qui ont été autant d’occasions de débattre de ces questions. Il affirme que le G20 agricole ne répond pas aux enjeux de sécurité alimentaire de la planète, et il affirme que la cause principale de l’insécurité alimentaire n’est pas la volatilité, mais l’insuffisance de la production. Il appelle ainsi à donner priorité à la relance des investissements en faveur de l’agriculture. Une note en 8 chapitres qui s’achève sur un plaidoyer pour des politiques agricoles « pro-business », c’est-à-dire de nouvelles politiques publiques favorables au développement économique de l’agriculture vivrière.
http://www.fondation-farm.org/spip.php?article770

G20 agricole – enjeux et contenu de la déclaration

Déclaration ministérielle : Plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture
Réunion des Ministres de l’Agriculture du G20, Paris, 22 et 23 juin
Les 22 et 23 juin 2011, Bruno Le Maire réunissait pour la première fois les ministres en charge de l’agriculture du G20 et les principales institutions internationales (Banque mondiale, OMC, FAO, PAM, etc.). Un plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture a été adopté.
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/2011-06-23_-_Plan_d_action_-_VFinale.pdf
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/2011-06-23_-_Action_Plan_-_VFinale.pdf

Revue de presse sur le site du Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire
Sur cette page vous trouverez, outre le plan d’action adopté au G20 agricole, la revue de presse du Ministère de l’agriculture
http://agriculture.gouv.fr/G20-agriculture

Les cinq enjeux du G20 agricole
Le Figaro, 22 juin 2011
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/21/04016-20110621ARTFIG00736-les-5-enjeux-du-g20-agricole.php

G20 agricole : quel "plan d’action" contre la volatilité des prix ?
Jeune Afrique, 30 juin 2011
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2633p019.xml0/

Les réactions suite à la réunion du G20 agricole

Déclarations, commentaires et analyses

Déclaration de l’UA/Nepad à propos du Plan d’Action du G20 Agricole
Nepad, 24 juin 2011
Dans cette déclaration, le Nepad rappelle brièvement les enjeux de souveraineté et de sécurité nationale que la sécurité alimentaire représente. Il insiste sur l’importance du dialogue entre les partenaires et les États et institutions régionales africaines afin de valoriser les dispositifs existants, notamment concernant les réserves stratégiques. Il appelle les pays du G20 à mettre en place des mesures ambitieuses telles que la restauration de niveaux de production et de stocks qui limitent les tensions sur les marchés. Il rappelle que l’Afrique n’a pas vocation à devenir importatrice de produits alimentaires, que le Nepad met tout en œuvre pour renforcer son développement agricole à fort potentiel, et il en appelle aux pays du G20 à donner à l’Afrique les moyens de vivre une croissance agricole telle que leurs pays l’ont vécue. Il en appelle également à la relance des négociations à l’OMC. Il rappelle l’importance de mécanismes de financement innovants pour l’approvisionnement en intrants de qualité, en partenariat avec le secteur privé. Il souligne l’importance à accorder aux petits producteurs, massivement responsables des capacités productives du continent, et pour lesquels il convient d’améliorer l’accès aux marchés. Il soutient la place centrale de la FAO (notamment suite à sa réforme) dans l’information sur les marchés et la sécurité alimentaire. Il conclut sa déclaration en rappelant le potentiel de croissance de l’Afrique, qui à ce jour détient des ressources financières composées à 80% des recettes des États.
http://www.nepad.org/fr/ceo039s-office/news/2338/d%C3%A9claration-de-l%E2%80%99uanepad-%C3%A0-propos-du-plan-d%E2%80%99action-du-g20-sur-la-volatilit%C3%A9

G20 Action Plan addresses the symptoms, not the causes of the problem
Olivier De Schutter, 23 juin 2011
Pour Olivier De Schutter, le fait que les ministres de l’Agriculture du G20 aient abouti à un consensus à Paris est une excellente nouvelle, et cela montre que les gouvernements se rendent compte que la démarche « business as usual » n’est plus une option à envisager. Cependant, le plan d’action adopté traite des symptômes de la volatilité des prix sur les marchés agricoles et le traitement des causes est un échec. Plusieurs points de ce plan d’action demeurent également insuffisants.
http://www.srfood.org/index.php/en/component/content/article/1-latest-news/1424-g20-action-plan-addresses-the-symptoms-not-the-causes-of-the-problem

Article de presse à ce sujet :

« Il faut impérativement programmer une transition vers une moindre dépendance »
Humanite.fr, 22 juin 2011
Pour Olivier De Schutter, les initiatives proposées par le G20 agricole sont encourageantes mais restent insuffisantes, notamment sur les stocks régulateurs, les protections aux frontières, et les agro carburants.
http://www.humanite.fr/22_06_2011-%C2%AB-il-faut-imp%C3%A9rativement-programmer-une-transition-vers-une-moindre-d%C3%A9pendance-%C2%BB-474828

Action Plan on Food Price Volatility and Agriculture
David Nabarro, juillet 2011
Cette note de commentaires en 11 points a été préparée par David Nabarro, représentant spécial du secrétariat général des Nations unies sur la sécurité alimentaire et la nutrition, et coordinateur du Groupe de travail de haut niveau (High Level Task Force - HLTF) sur la sécurité alimentaire mondiale. Elle vise à réagir sur les principaux axes de la déclaration ministérielle du G20 agricole, et à rebondir sur les éléments clés qui devront être pris en considération au G20 de novembre et par la suite.
http://www.un.org/issues/food/taskforce/

Le Pam salue les résultats de la réunion du G20 sur l’agriculture
Onu, 23 juin 2011
Cet article décrit le bilan positif que fait la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (Pam), Josette Sheeran, à l’issue du G20 agricole. Selon elle, le plan d’action propose des actions concrètes pour répondre aux défis auxquels font face les nations et les peuples vulnérables ayant peu de résistance face aux chocs extérieurs.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=25654#

Le G20 préfère l’agrobusiness aux consommateurs et aux paysans
Coordination sud, 23 juin 2011
Dans ce communiqué de presse post-G20 agricole, le collectif Coordination Sud – AMCP fait le constat que les gouvernements du G20 agricole n’ont pas pris de décision majeure pour atteindre la sécurité alimentaire mondiale, mais n’a fait que repousser à d’autres échéances la plupart des décisions clés, hormis celles favorisant les intérêts des entreprises agroindustrielles et des acteurs financiers. Il déplore notamment que le G20 ne s’intéresse pas aux causes de la sécurité alimentaire et notamment le démantèlement des politiques de régulation des marchés et de stockage, l’accaparement des terres agricoles, le développement des agrocarburants au mépris de la production alimentaire, la financiarisation croissante des marchés agricoles internationaux et l’absence de soutien à l’agriculture familiale paysanne.
http://www.coordinationsud.org/focus/g8-g20-francais-2011-2/g20-agricole/
Télécharger (2p. 110 Ko) : http://www.gret.org/actu/CP_G20agri_230611.pdf

Les prix alimentaires toujours à un niveau élevé selon la FAO, Oxfam réagit
Le Figaro, juillet 2011
Jean-Cyril Dagorn, responsable du plaidoyer « Justice économique » à Oxfam France Agir Ici, dresse un bilan en vidéo du G20 agricole. Il déplore le manque de reconnaissance du G20 du rôle important des agro carburants dans la hausse des prix des denrées agricoles. De la même façon, il n’y a pas eu de discussion et de décision sur les stocks de régulation (anticipatifs) mais seulement sur des stocks d’urgence (curatifs). Enfin, un manque d’actions concrètes prévues pour l’appui aux petits producteurs / organisations paysannes, notamment via des politiques agricoles fortes.
http://blog.lefigaro.fr/agriculture/2011/07/les-prix-alimentaires-toujours.html

Paris Europlace se félicite de l’accord du G20 sur un plan d’action pour lutter contre la volatilité des prix agricoles
Communiqué de presse, 27 juin 2011
Convaincu que ce G20 agricole constitue un tournant, marqué par un accord international sur de nombreuses actions pratiques visant à réduire l’instabilité des prix agricoles, Paris Europlace se réjouit de retrouver dans ce plan d’action plusieurs propositions du rapport de sa commission « Développement des marchés de matières premières agricoles ». En particulier, il salue le lancement du « Système d’Information sur les Marchés Agricoles » (AMIS), solution ambitieuse pour promouvoir la transparence sur les marchés agricoles physiques qui représente une avancée majeure pour lutter contre la volatilité.
http://www.cvip.fr/CommuniquesPDF/CPG20Agricole.pdf

Un G20 agricole ambitieux ? Pas sûr !
Collectif Stratégies Alimentaires (CSA), Oxfam Belgique, SOS Faim, juin 2011
Dans ce communiqué, un collectif d’ONG belges fait le constat que le bilan du G20 agricole est plutôt insuffisant. Elles dénoncent notamment l’absence d’engagement d’appui à des politiques agricoles qui soutiennent et protègent l’agriculture familiale, ce qui entraîne les pays en développement dans une dépendance au marché mondial, forcément volatile alors qu’ils pourraient nourrir leur population. Elles recommandent entre autre d’investir dans des agricultures paysannes, agro écologiques, qui garantissent aux producteurs l’accès à la terre, à l’eau, aux semences, aux marchés locaux, aux stocks collectifs et publics et aux savoirs. En somme, un modèle basé sur les organisations paysannes et les attentes des consommateurs, et pas sur les intérêts de l’agro-industrie.
http://www.sosfaim.org/developpement-rural-FR-sosfaim-actu-163.htm

La presse en parle


Irin, 27 juin 2011
Cet article dresse une compilation de commentaires de différentes organisations, instituts de recherche, hauts représentants sur l’issue du G20 agricole, qu’il s’agisse d’Oxfam, de l’IFPRI, et du rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Les principaux points commentés sont le manque d’engagement du G20 agricole sur le sujet des agro carburants, la spéculation et le passage de relais du G20 agricole aux 20 ministres des finances et la question des restrictions commerciales.
http://www.irinnews.org/fr/reportfrench.aspx?reportid=93081


Irin news, 13 juillet 2011
Cet article présente le NEXQ (Modèle non paramétrique des quantiles extrêmes), nouvel outil de mesure de la volatilité des prix sur les marchés agricoles mondiaux développé par l’Institut international de Recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI). Cet outil pourrait aider les pays pauvres ou les organisations humanitaires comme le Programme alimentaire mondial (PAM) à décider où et quand acheter des denrées de base Il a été mis au point en vertu de deux recommandations formulées dans le Plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture du G20 : i) le système d’information des marchés agricoles (AMIS) : le NEXQ permettra de l’alimenter ; ii) le programme pilote de mise en place d’un système de réserve alimentaire d’urgence confié au PAM : l’étude de faisabilité de ce système sera réalisée en septembre 2011 et permettra également de déterminer les pays pouvant prétendre à bénéficier de cette réserve. Le NEXQ permettra d’aider à gérer cette réserve.
http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=93185


Banque Mondiale, juillet 2011
Le Groupe de la Banque mondiale annonce ce jour la mise en place d’un nouveau produit de gestion de risques qui permettra de dégager dans un premier temps jusqu’à 4 milliards de dollars pour aider à protéger les agriculteurs, les producteurs de denrées alimentaires et les consommateurs contre la volatilité des prix dans les pays en développement. Le Groupe s’attaque ainsi à un problème majeur examiné par les ministres de l’Agriculture du G20.
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:22945439 pagePK:64257043 piPK:437376 theSitePK:1074931,00.html

[grisinterreseaux]


2011 : Contributions from international organizations to G20 discussions on food security
http://un-foodsecurity.org/node/1114


17-22 octobre 2011, Rome (Italie)

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