Oxfam a publié un nouveau rapport intitulé « L’adaptation et l’engagement de 100 milliards de dollars », expliquant pourquoi les financements privés ne sauraient se substituer aux financements publics pour répondre aux besoins cruciaux liés au changement climatique. Plusieurs arguments sont avancés.
Le secteur privé est peu enclin à investir dans des mesures d’adaptation en faveur des agriculteurs et agricultrices les plus pauvres et les plus marginalisés, telles que l’instauration de pratiques agricoles économes en eau.
Les financements privés privilégient l’atténuation plutôt que l’adaptation. Il est estimé que le secteur privé représentait près de 62 % des flux internationaux de financement de la lutte contre le changement climatique en 2010-2011 (224 milliards de dollars) et que l’ensemble de ces fonds étaient destinés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Les financements privés privilégient les pays en développement les plus riches plutôt que les moins avancés. Les PMA n’ont reçu que 1,9 % des flux mondiaux d’investissements étrangers directs en 2012, et seule une faible proportion de ces fonds a été affectée à des domaines correspondant aux priorités d’adaptation.




