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Quelle implication de l’Etat et des différents acteurs du développement dans la mise en œuvre, à l’échelle locale, des stratégies et politiques de développement agricole, de l’indépendance des Comores à aujourd’hui ?

Depuis l’indépendance en 1975, les Comores ont suivi, ont élaboré ou se sont appropriés différentes stratégies de développement agricole, afin de soutenir les milieux ruraux des iles de Grande Comore, d’Anjouan et de Mohéli. Les enjeux du développement de ces espaces sont en effet non négligeables dans un pays où l’industrialisation est nulle, et où le secteur tertiaire se limite pour une grande part à des petits commerces de type micro entreprise, sans valeur ajoutée importante. Le secteur agricole concentre en effet 80% des emplois, et participe à plus de 40% du PIB . L’étude des relations entre les bénéficiaires et les différents promoteurs du développement agricole (en particulier l’Etat, mais aussi bailleurs, société civile, secteur privé) constitue une approche pour l’étude des différentes orientations de ce développement.
Le dernier projet du FIDA aux Comores a construit en grande partie son approche sur la réhabilitation de Centres de Conseil Agricole, où l’Etat, le secteur privé et la société civile se rejoindraient afin de promouvoir des actions concrètes et concertées en termes de développement agricole. Cette approche d’intégration de l’Etat dans le développement agricole vient en dernier lieu d’une suite d’orientations stratégiques où l’acteur « étatique » était plus ou moins présent : la première réelle étape (temps des CEFADER/CADER) promouvait une implication entière de l’Etat par la mise en place de Centres d’Appui aux Développement Rural, consolidés par un Centre Fédéral. Cette structure, sous la responsabilité du gouvernement, recevait tous les projets de développement des bailleurs.
Puis est venu le Plan d’Ajustement Structurel avec la réorientation des politiques internationales de développement en 91, et l’Etat s’est alors presque entièrement retiré des activités de développement agricole, en promouvant la responsabilisation et l’essor des parties privées et civiles.
Face au constat d’échec de ces deux stratégies, on constate aujourd’hui une ré-impulsion de l’Etat dans les activités du développement agricole, et rural par extension. Il faut trouver un juste milieu, une place adéquate de l’Etat permettant une prise en charge des activités qui nécessitent un soutien, sans pour autant promouvoir des modes de production étatisés.

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