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publié dans Bulletins thématiques le 12 avril 2010

Bulletin de veille n°157 – Spécial « Transformation et consommation des produits locaux »

Voninandro Harrivel-Pelon

Agroalimentaire - AgroindustrieConsommateur

Les étals des marchés d’Afrique subsaharienne regorgent de pâtes, semoules, lait en poudre, concentré de tomates et conserves de toutes sortes. Quels sont leurs points communs ? Ce sont des produits transformés, faciles à utiliser, bon marché et… pour beaucoup importés. Pourtant, le secteur de la transformation locale des produits agricoles offre un potentiel important en termes d’emplois ruraux et urbains et de création de valeur. Il pourrait jouer un rôle clef dans les stratégies de souveraineté alimentaire et de lutte contre la pauvreté.

Ce bulletin de veille spécial se consacre au thème de la transformation et de la consommation des produits locaux (céréales, lait, fruits et légumes) à destination des marchés nationaux et sous-régionaux d’Afrique subsaharienne. Il présente dans une première partie les potentialités du marché pour les produits locaux transformés ainsi que les principaux enjeux du développement du secteur de la transformation locale. Nous verrons ensuite comment les acteurs locaux répondent à la demande du marché, et quels sont les différents types d’unités de transformation existants : micro, petites et moyennes entreprises, et unités industrielles d’investisseurs locaux et/ou étrangers. Enfin, la dernière partie présente les appuis à ce secteur, des organismes de développement et des États. Les politiques et les mesures d’accompagnement à ce secteur restent faibles. Des campagnes de plaidoyer sont menées pour interpeller les gouvernements sur la nécessité de leur appui dans ce domaine.

Nous vous invitons à enrichir ce débat de vos commentaires. Le volet sur les aspects liés aux consommateurs et leurs attentes en termes de qualité et sécurité sanitaire nous est apparu comme peu documenté ; vos ressources bibliographiques sur ce thème sont donc les bienvenues !

Bonne lecture,

L’équipe d’Inter-réseaux Développement rural.

Document transversal sur la thématique

Agroalimentaire et lutte contre la pauvreté en Afrique subsaharienne. Rôle des micro et petites entreprises
C. Broutin (Gret), N. Bricas (Cirad). Septembre 2006. 127 p.
Les interventions de la coopération internationale pour le développement en Afrique sub-saharienne tiennent peu compte du rôle et du potentiel que représentent les micro et petites entreprises agroalimentaires dans l’atteinte de la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Or, ces activités marchandes individuelles ou collectives, rurales et urbaines, se sont considérablement développées dans toutes les filières alimentaires pour approvisionner les marchés urbains nationaux, voire régionaux. Elles représentent des milliers d’emplois, surtout pour les femmes qui y valorisent leur savoir-faire. Illustrée de nombreux exemples, cette étude formule des propositions pour une meilleure valorisation du potentiel du secteur des micro et petites entreprises de l’agroalimentaire : amélioration de l’environnement réglementaire et des infrastructures, renforcement des dispositifs de formation et de recherche, financement et information plus adaptés aux spécificités de ces entreprises.
Sommaire : http://www.gret.org/asp/livre.asp?Ref_id=136
Résumé : http://agents.cirad.fr/pjjimg/nicolas.bricas@cirad.fr/Geneva_Trade_&_Devpt_Forum_Bricas_&_Broutin_fr.pdf

Partie 1 : Les enjeux de la transformation des produits locaux

1.1 De nouvelles tendances de consommation

Documentaire « Les Sahéliennes peuvent nourrir le Sahel »
Campagne de soutien aux transformatrices de céréales. Afrique Verte. Décembre 2008. 20 min
Les modes de consommation des produits alimentaires en milieu urbain évoluent : les citadines n’ont plus le temps de passer 6h par jour à piler, laver et tamiser les céréales locales pour préparer les plats traditionnels. Elles se tournent alors vers les produits importés « prêts à l’emploi » comme le couscous ou les pâtes. Pourtant, les pays sahéliens comme le Burkina Faso, le Niger et le Mali produisent des céréales en quantité suffisante pour nourrir leurs populations. Ce documentaire montre comment des groupements féminins se sont spécialisés dans la transformation des céréales locales pour répondre à la demande des consommateurs.
http://www.terre.tv/#/fr/entreprise-citoyenne/documentaire/1736_les-saheliennes-peuvent-nourrir-le-sahel

Poulet remplumé, consommateur déplumé
C. Nforgang. Syfia Info. Juillet 2008
Cet article met en évidence les difficultés de concilier l’offre locale avec la demande des consommateurs. En effet, les consommateurs cherchent à préserver leur porte-monnaie et se tournent logiquement vers les produits importés moins chers mais de moins bonne qualité, plutôt que vers les produits locaux. Au Cameroun, une campagne de plaidoyer menée par l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) a permis la diminution des importations massives de poulet congelé. Les producteurs doivent cependant maintenant faire face aux nouvelles exigences des consommateurs habitués au « prêt à l’emploi » du congelé.
http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=4964

Les pratiques alimentaires à Ouagadougou, Burkina Faso. Céréales, légumineuses, tubercules et légumes
Y. C. Konkobo, A. R. Karimou, S. Kabore, K. Diasso (Cirad-CNRST). 2002. p 23-63 et p 111-133
Au Burkina Faso, les pratiques culinaires locales changent sous l’influence des produits importés et industriels faciles à préparer, des contraintes économiques qui limitent la fréquence de consommation de certains plats, et des changements de comportements urbains. Qui eut dit que le maïs, céréale de soudure, est en train de se substituer au mil et au sorgho pour la préparation du tô ? Ces changements de consommation concernent les céréales mais aussi les légumes et tubercules. La diversification des plats et les innovations s’affirment de plus en plus en milieu urbain et les nouvelles exigences des consommateurs doivent être prises en compte.
http://afm.cirad.fr/documents/5_Agro_industries/ALISA/FR/Burkina.pdf

Résumé des résultats de test de dégustation de produits laitiers
M. François (Gret). Projet Infoconseil. 2005
Faites-vous la différence entre le lait caillé naturel fabriqué à partir de lait frais local et le lait caillé fabriqué à partir de lait en poudre importé ? Un test sensoriel a été réalisé pour étudier la possibilité de mise sur le marché d’un lait caillé mixte « lait naturel/lait en poudre ». Il a montré que les consommateurs différencient les deux types de lait : ils préfèrent le lait caillé naturel, mais apprécient aussi le lait caillé en poudre, surtout s’il est sucré. L’hygiène est également une préoccupation importante. Le mélange lait frais local et lait en poudre risque donc de modifier le goût du produit et de poser des difficultés d’écoulement sur le marché.
http://www.infoconseil.sn/IMG/CR_de_tests_de_produits_laiteirs_mars_05-VF.pdf

Les déterminants de la consommation du lait caillé à Dakar : quelles opportunités de conquête du marché par les produits locaux ?
C. Broutin, M. François, K. Sokona, A. Tandia, B. Touré. Infoconseil MPEA (Gret, Enda graf). 2005.
Ce document présente les résultats d’enquêtes menées à Dakar, marché de consommation des produits laitiers le plus important du Sénégal. Il montre que la consommation de lait caillé est régulière et associée à celles des produits roulés à base de céréales locales (fondé, laax, cakry, couscous), que les consommateurs sont attirés par les produits emballés et que le lait naturel a une image positive. Pour valoriser le potentiel de marché, les mini-laiteries doivent par ailleurs mettre en place des circuits de distribution (transport réfrigéré), envisager une diversification des produits et adopter de bonnes pratiques d’hygiène. L’environnement réglementaire doit aussi être plus favorable à la promotion du lait local.
http://www.infoconseil.sn/IMG/pdf/Comm_conso_lait_DakarGret_enda.pdf

La pluralité des références identitaires des styles alimentaires urbains en Afrique
In: Chiffoleau Y., Dreyfus F., Touzard J.M. (Eds). Les nouvelles figures des marchés agroalimentaires. Apports croisés de l’économie, de la sociologie et de la gestion. Montpellier, UMR innovation et UMR Moisa. Nicolas Bricas, 2008.
Alors que les débats sur les effets de la mondialisation et de la libéralisation tendent à opposer global et local, cet article montre comment l’analyse des comportements alimentaires dans les villes africaines a conduit à dépasser cette vision duale opposant tradition et modernité, pour aboutir à une vision d’une pluralité de références identitaires. L’article resitue l’évolution des approches et méthodes de caractérisation de l’alimentation, ainsi que l’attention croissante portée aux pratiques et représentations plutôt qu’aux seuls aliments consommés.
http://agents.cirad.fr/pjjimg/nicolas.bricas@cirad.fr/Bricas_La_pluralite_des_references_identitaires_des_styles….pdf

Convergences et conflits d’intérêt entre les paysans et les consommateurs : l’exemple de la Guinée. Peut-on surmonter les conflits et renforcer les convergences ?
Gret, CFSI. Novembre 2009
A deux reprises en 2007 et 2008, le gouvernement de Guinée Conakry a choisi de fermer ses frontières à l’exportation des produits alimentaires afin de réguler les prix des marchés intérieurs et d’améliorer l’accessibilité des produits de première nécessité aux consommateurs urbains. Des autorités locales en ont profité pour imposer des prix à la consommation. Certains paysans ont vu les débouchés pour écouler leur production se réduire. Ils ont parfois perdu une grande partie de leur récolte sur pied, faute de marché solvable en Guinée (ex. pomme de terre) ou ont vendu à perte (producteurs et commerçants de riz). Les commerçants et d’autres intermédiaires ont été accusés de s’enrichir sur le dos des paysans comme des consommateurs. L’objet de cette étude est d’illustrer, par l’exemple de la Guinée Conakry, les clivages et les ponts entre les diverses catégories d’acteurs, et d’identifier des pistes pour construire un développement qui prennent en compte les besoins de chacun.
www.gret.org/ressource/pdf/09177.pdf

1.2 Création de valeur ajoutée locale et compétitivité vis à vis des importations

Produire, transformer, consommer autrement
CFSI. Campagne Alimenterre. 2008. p 22-33
En Afrique subsaharienne, les produits locaux subissent très peu de transformation alors qu’on trouve dans les échoppes de nombreux produits importés attractifs et transformés. De toute évidence, la valeur ajoutée est abandonnée à d’autres. Transformer autrement en produisant une valeur ajoutée locale, en créant de nouveaux emplois et en favorisant une meilleure distribution des revenus, tels sont les messages qui transparaissent de ces 3 expériences de transformation locale.
http://fr.calameo.com/read/000023748e895118cbe0b

La révolution blanche est-elle possible au Burkina Faso et plus largement en Afrique de l’Ouest ? Étude des incidences des importations sur la sécurité alimentaire et la pauvreté au Burkina Faso
M. Oudet. Juillet 2005.
Comment se fait-il que le Burkina Faso importe des quantités importantes de lait et de produits laitiers alors que les éleveurs représentent plus de 10% de la population ? L’auteur tente de donner quelques éléments de réponse en analysant d’un côté la production nationale laitière et de l’autre les importations (origine, conditions, quantité et prix). Selon lui, sans l’instauration de taxes à l’importation et un appui à l’intensification de l’élevage et aux unités de transformation, le lait local ne peut pas concurrencer les produits importés. À l’inverse, accentuer le libre-échange sur les produits agricoles dont le lait, c’est condamner les éleveurs et les agriculteurs et mettre en péril la sécurité alimentaire.
http://www.repol.info/IMG/pdf/filiere_lait_Burkina.pdf

Documentaire « L’Europe exporte, l’Afrique trinque »
SOS Faim. Janvier 2009.
L’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs au Cameroun (Acdic) se mobilise pour dénoncer les effets néfastes des importations de produits agricoles sur l’économie locale et sur la souveraineté alimentaire. Le riz asiatique, la poudre de lait, le blé et d’autres produits arrivent en masse sur le marché et à bas prix. Les produits locaux deviennent des produits de luxe et se raréfient. Ce reportage montre aussi les difficultés des producteurs et les initiatives de transformation locale qui se développent.
http://www.sosfaim.be/pages_be/fr/multimedia/videos05.html

1.3 Des défis à relever : améliorer la qualité, développer la promotion des produits, renforcer la place des femmes

Film documentaire et interviews de femmes du Sahel : la place des femmes dans les activités de transformation des céréales au Burkina Faso et au Niger
Ces films permettent de suivre les initiatives de femmes du Burkina Faso et du Niger, qui s’investissent dans des activités de transformation de céréales locales.
« Femmes du Sahel ». Film documentaire de soutien aux transformatrices de céréales.
Afrique Verte. Décembre 2008. 30 min.
http://www.terre.tv/#/fr/entreprise-citoyenne/documentaire/972_femmes-du-sahel
« Femmes du Niger ». Interview de transformatrices de céréales. Campagne de soutien aux transformatrices de céréales.
Afrique Verte. Décembre 2008.
http://www.afriqueverte.org/index.cfm?rub=-1&theme=2&categ=1&actu=91#femmes%20niger
Également un film de plaidoyer sur la transformation des céréales Afrique Verte. Décembre 2008. 12 min
http://www.dailymotion.com/video/x7ded4_les-saheliennes-peuvent-nourrir-le_news

Développer le marché des petits producteurs de mil par la promotion des produits transformés (et de leur utilisation) : expériences au Sénégal
C. Broutin (Gret), K. Sokona, Echos du Cota, Juin 2009.
Dans un double objectif de reconquête du marché urbain et d’augmentation des revenus des acteurs de la filière mil, des actions de promotion des produits et de diffusion de recettes ont permis d’adapter l’offre de produits locaux et de stimuler la demande des consommateurs. Cette fiche montre comment une promotion basée sur les valeurs identitaires et culturelles du mil peut être plus efficace qu’un appel à l’esprit civique sur le thème « consommer local ». L’amélioration de la présentation et la qualité des produits n’en restent pas moins indispensables.
http://www.gret.org/ressource/pdf/09142.pdf

Plan marketing pour les produits issus de la transformation du maïs : brisures, farines et semoules.
Amassa Afrique Verte. 2005.
Les produits issus de la transformation du maïs ne connaissent pas encore le niveau de développement qu’ils méritent. Afrique verte propose un plan marketing précis et opérationnel présenté sous forme de fiches et centré sur les aspects de stratégie de vente et de qualité. Pour chaque type de produits transformés, des conseils qualité, des modèles de conditionnement et d’étiquetages ainsi que des recettes sont proposés. Il ne reste plus qu’à appliquer !
http://www.afriqueverte.org/r2_public/media/fck/File/Documentation/Outils_information/Plan_marketing_mais_Mali.pdf

Partie 2 : L’offre actuelle en produits locaux transformés

2.1 Place de la transformation locale dans les filières

a. Céréales

Étude-portrait de la filière fonio au Mali
Afrique Verte. 2005
Comme sa récolte est plus précoce que celle des autres céréales, le fonio joue un rôle important en période de soudure et dispose d’un réel potentiel de marché (la demande n’étant pas satisfaite). Les équipements de transformation, simples et performants, permettent une transformation primaire et secondaire réalisable à petite échelle par de petites unités. Le fonio peut être vendu précuit, en vrac ou en sachet unitaire, lavé et séché ou simplement décortiqué. Le développement de l’offre fait cependant face à différentes contraintes, comme les difficultés d’approvisionnement en intrants et l’accès aux financements.
http://www.afriqueverte.org/r2_public/media/fck/File/Documentation/Outils_information/Capitalisation_filiere_fonio_Mali.pdf
=> Voir aussi le site « Fonio » du Cirad : Ce site bénéficie des contributions de nombreux acteurs de la recherche et du développement travaillant dans et pour les pays du Sud. Il s’adresse en priorité aux acteurs des filières céréalières. http://fonio.cirad.fr/

État des lieux de la filière céréales locales au Sénégal
Infoconseil MPEA (Gret, Enda graf), PAOA. 2006
Au Sénégal, les petites entreprises de transformation ont pris une place importante dans le secteur des céréales pourtant en crise. Le déficit en céréales perdure et le pays est dépendant des importations pour couvrir les besoins de plus de 50% de la population. Sans chercher à renverser la tendance de la domination du riz, les céréales locales peuvent réguler le système et réduire cette dépendance. Formelles ou informelles, les entreprises de transformation sont des niches d’emploi considérables capables d’offrir des produits de qualité à condition qu’elles reçoivent un appui adapté.
http://www.infoconseil.sn/IMG/etude_fil_cereales_senegal_06.pdf

b. Lait

Deux analyses des filières laitières au Cameroun et au Sénégal
Filière Laitière au Cameroun.
Acdic. 2006.
Cette étude de la filière laitière au Cameroun vise essentiellement à avoir une meilleure visibilité du secteur, à travers le diagnostic de différents facteurs et indicateurs. Elle présente l’analyse (i) de la production de lait au Cameroun, (ii) de l’activité de transformation du lait, (iii) des importations de lait et de produits laitiers (nature, quantités, origines, conditions d’importations et conséquences sur la filière), (iv) de la consommation nationale, et (v) des politiques au niveau national, régional et international. Des recommandations sont ensuite formulées pour servir de base pour la définition des actions stratégiques pour le développement de la filière.
http://www.sosfaim.be/pdf/fr/etudelaitcameroun.pdf
État des lieux de la filière lait et produits laitiers au Sénégal.
Infoconseil MPEA (Gret, Enda Graf), PAOA. Février 2006
Cette étude met en évidence les atouts de la filière lait locale notamment en termes de potentialités de production de produits transformés de qualité. Certaines contraintes doivent cependant être levées pour un essor encore plus important.
http://www.infoconseil.sn/spip.php?article35

c. Fruits et légumes

État des lieux de la filière fruits et légumes au Sénégal
Infoconseil MPEA (Gret, Enda Graf), PAOA. Avril 2006
En amont des filières fruits et légumes sénégalaises, les producteurs, souvent membres d’associations offrent une production diversifiée étendue dans l’espace et dans le temps. En aval de ces filières, les opérateurs tels que transporteurs, transformateurs et commerçants sont multiples et très peu organisés. Face à la demande en fruits et légumes transformés qui augmente, les petites entreprises de transformation, majoritairement féminines, se développent. Mais elles se heurtent au problème classique d’approvisionnement en matières premières, au manque de politique publique claire et à l’absence de concertation interprofessionnelle.
http://www.infoconseil.sn/spip.php?article23

2.2 Des micro et petites entreprises, le plus souvent informelles

Organisation des transformateurs/trices en unions ou réseaux au Burkina Faso : amélioration de la qualité et promotion des produits
Le Réseau des transformatrices de céréales du Faso : crée en 2005, ses objectifs sont de faire la promotion des produits locaux, de renforcer les petits transformateurs, de développer les innovations et de faciliter l’accès des membres aux financements. Son site web :http://www.rtcf.biz/
Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina Faso : depuis août 2008, les mini-laiteries et les producteurs de lait du Burkina Faso sont associés au sein d’une union nationale. Leur site : http://www.burkinalait.org/
Un documentaire sur l’expérience des étuveuses de Bama et de Banzon (Novembre 2008) : comment les femmes se sont-elles organisées en coopératives pour transformer le riz, et travaillent-elles en partenariat avec les organisations de producteurs ?
http://www.inter-reseaux.org/groupes-de-travail/communication-videos/article/burkina-faso-les-etuveuses-de-bama

Entreprises agroalimentaires urbaines et valorisation des produits vivriers au Nord Cameroun
C. Cerdan, H. Devautour. (Cirad). 2002
La région Nord du Cameroun connaît un développement d’activités artisanales de transformation des produits locaux pour les marchés urbains. La principale caractéristique du secteur agroalimentaire au Nord-Cameroun est la très faible représentation du secteur industriel et le rôle majeure des micro-entreprises. Il est aujourd’hui reconnu que leur capacité d’innovation et d’adaptation contribue à limiter les importations et à stimuler la valorisation des productions locales. Cependant, le caractère informel de la majorité d’entre elles explique la rareté de données statistiques fiables. Ce secteur est généralement peu connu et faiblement appuyé par les programmes de développement.
http://publications.cirad.fr/une_notice.php?dk=512316

2.3 Des unités industrielles, qui contractualisent souvent avec les producteurs

Documentaire « La laiterie du Berger » (Sénégal)
Danone. 9 min.
La « laiterie du Berger » est une entreprise familiale créée par un jeune vétérinaire sénégalais, désireux de contribuer à l’amélioration des revenus des Peuls. Refusant de transformer le lait en poudre importé, la laiterie a mis en place un réseau de collecte de lait frais, propose des services d’approvisionnement en aliments pour le bétail et des formations techniques pour améliorer la productivité. Danone, de son côté, apporte une contribution financière pour l’amélioration de la distribution et le marketing des produits laitiers transformés et met une équipe professionnelle à disposition de la laiterie.
http://www.danonecommunities.com/fr/lalaiterieduberger?detail=more

Nouvelle usine de transformation de maïs : une réponse à la valorisation des céréales locales
LeFaso.net. Août 2009.
Une unité industrielle de transformation de maïs a été inaugurée à Ouagadougou en août 2009. Face à l’évolution des modes de consommation vers des produits rapides à préparer, le patron de l’usine a compris que la conquête du marché des céréales locales devait passer par leur transformation. Farine sèche de maïs longue conservation, semoules et brisures pour les brasseries sont autant de produits finis sortant de l’usine. La démarche du promoteur a été saluée par le ministère du Commerce.
http://www.lefaso.net/spip.php?article32803

Entretien avec Donald Baron, président-directeur général de la Socas : « nous nous sommes engagés à acheter 80 000 T de tomates en 2008 »
Xibar.net. 27 août 2007.
Le président-directeur général de la Société de conserves alimentaires du Sénégal (Socas) rappelle l’historique de la Socas active depuis les années 70, avec dès le départ la volonté de travailler avec des paysans sous contrat. Depuis 1997, après chaque campagne, la structure interprofessionnelle (la CNCFTI) qui compte notamment des représentants paysans et la Socas, fait le bilan et prépare la campagne suivante. Le partenariat fonctionne bien et M. Baron espère qu’il ne sera pas remis en cause par l’installation de concurrents qui transformeraient, à moindre coût, du triple concentré de tomates provenant de Chine au lieu de se fournir en tomate fraîche sénégalaise.
http://www.xibar.net/Entretien-avec-Donald-BARON-President-directeur-general-de-la-Socas-Nous-nous-sommes-engages-a-acheter-80-mille-tonnes_a2719.html
Voir aussi le site de la Socas : www.socas-senegal.com

Partie 3 : Les appuis au secteur de la transformation des produits locaux

3.1 Un soutien nécessaire de la part des politiques publiques

La protection des marchés agricoles. Un outil de développement
A. Alpha. Coordination Sud. Novembre 2006.
La moitié de la population mondiale subit de plein fouet les effets de l’ouverture croissante des marchés agricoles. Parler de protection des marchés est souvent tabou et les propositions de mesures de sauvegarde spéciale sont rejetées par les pays agro-exportateurs qui semblent répondre aux producteurs des pays en développement : « tu mangeras quand tu seras compétitif » ! En s’appuyant sur des exemples récents de protection des marchés, comme celui du lait au Kenya, des oignons en Guinée, ou du riz au Nigeria, cette étude montre la pertinence de préserver cet outil d’intervention publique.
http://www.cfsi.asso.fr/upload/La%20protection%20des%20march%C3%A9s%20agricoles%20FINAL.pdf

Transformations des produits agricoles : le Cilss se dote d’une stratégie pour l’émergence d’unités agro-industrielles
Walf Fadjri. Janvier 2010
Les pouvoirs publics n’accordent toujours pas une importance soutenue à la transformation des produits agricoles locaux et la demande en produits agricoles importés ne cesse d’augmenter au fil des années. La flambée des prix des produits alimentaires a pourtant relancé le débat de l’urgence de trouver des réponses endogènes permettant d’assurer la sécurité alimentaire des populations. Le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) a engagé une étude de capitalisation des expériences réussies en matière de transformation et vient de valider un document sur la stratégie opérationnelle de développement de l’agro-industrie au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
http://www.walf.sn/actualites/suite.php?rub=1&id_art=61504

Taxer ou exonérer ? La filière laitière sénégalaise face aux politiques fiscales et douanières
Repol, 2007
Les politiques laitières sont au cœur des arbitrages entre protectionnisme et ouverture des marchés. Elles doivent trouver le juste équilibre entre la promotion de la production locale et le soutien à la consommation. Cette note présente quelques résultats de recherche qui permettent de dégager des pistes politiques pour le soutien de la filière laitière sénégalaise. Il est important de prendre en compte les enjeux sociaux de la production laitière dans les mécanismes de protection, et également de garantir un approvisionnement en produit de base aux populations urbaines. La nécessaire complémentarité entre politiques commerciales (instruments de régulations des marchés tels que tarifs douaniers et mécanismes de sauvegarde spéciale) et politiques sectorielles (appui technique à la production, la transformation et la qualité des produits) est mise en avant.
http://www.repol.info/IMG/pdf/Taxer_ou_exonerer.pdf

3.2 Les approches et démarches des projets d’appui

a. Développement de services aux micro et petites entreprises

Le Gret et l’appui aux petites entreprises : pratiques et perspectives
A. Tsitsikalis. Avril 2008
Cette étude propose des perspectives d’amélioration de l’approche du Gret dans l’appui aux petites entreprises. Les recommandations portent notamment sur la nécessité d’appuyer les projets des petites entreprises dans leur ensemble, de mutualiser les outils disponibles, de mieux cibler et former les prestataires de services, et de concevoir un véritable dispositif d’appui impliquant différentes structures locales privées ou publiques. En termes de besoins d’appui, l’étude propose des pistes pour mieux agir sur l’accès à l’information, au conseil, à la formation professionnelle, et l’amélioration de l’environnement des affaires. L’étude interroge enfin sur la pérennisation des dispositifs d’appui et le rôle des institutions publiques.
http://www.gret.org/ressource/pdf/08454.pdf

b. Quelques outils méthodologiques

Guide de bonnes pratiques d’hygiène et de gestion pour les micro-entreprises laitières
C. Broutin, Y. Diedhiou, M. Dieng (Gret). 2005
La transformation laitière requiert le respect d’une hygiène stricte tout au long de la chaîne de transformation. Même si beaucoup de micro et petites entreprises sont soucieuses de la qualité de leurs productions, d’autres, plus récentes et moins encadrées, ne maîtrisent pas les règles d’hygiène et mettent sur le marché des produits de mauvaise qualité nuisant à l’image des produits locaux. En collaboration avec les services de l’État, les laboratoires, les chercheurs et les partenaires au développement, les professionnels ont donc élaboré un guide de bonnes pratiques d’hygiène. Validé par les pouvoirs publics sénégalais, ce guide privilégie des pratiques simples, adaptées aux réalités des petites entreprises et ne nécessitant pas d’investissement trop lourd.
http://www.gret.org/ressource/pdf/07686.pdf

Normes de qualité pour les produits agroalimentaires en Afrique de l’Ouest
A. Alpha, C. Broutin (Gret). 2009
Les efforts de normalisation tendent à laisser à l’écart le secteur artisanal dont les produits sont consommés localement et qui joue pourtant un rôle essentiel dans les économies nationales. Ce document met en lumière les enjeux et les questions liées à la définition de normes régionales. Il s’efforce de fournir un outil d’aide à la décision aux personnes en charge de la normalisation. Il développe une approche basée sur l’élaboration de normes intermédiaires ou dynamiques pour tenir compte des spécificités du secteur artisanal et y améliorer progressivement la qualité. Cela implique en particulier une concertation entre acteurs pour définir les critères de qualité et les guides de bonnes pratiques d’hygiène. La mise en place d’incitations économiques et de mesures d’accompagnement apparaît nécessaire pour compléter le dispositif.
http://www.afd.fr/jahia/webdav/site/afd/users/admirecherche/public/Notes%26Doc/BAT%20-%20N49_produits_agroalimentaires.pdf

Vendre et promouvoir ses produits. Démarches et outils pour les petites entreprises agroalimentaires
C. Broutin (Gret). Septembre 2005
Cette communication met en évidence 4 éléments clefs de la démarche commerciale que les petites entreprises doivent adopter : l’extension progressive des circuits commerciaux, l’importance de la promotion des produits, le suivi du marché et le suivi des ventes.
http://www.hubrural.org/pdf/broutin_vendre_promouvoir_ses_produits.pdf

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