Dans cet article scientifique, des chercheur·euses de l’Université internationale ibéro-américaine du Mexique et de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) interrogent 50 responsables de projets forêt-environnement au Cameroun sur leurs pratiques de suivi-évaluation. Ce suivi reste souvent un exercice de conformité aux exigences des bailleurs, peu financé et rarement partagé. Or ce n’est pas la multiplication des outils ou des évaluations ponctuelles qui améliore les projets, mais l’usage régulier des informations pour décider et ajuster l’action : les projets où le suivi est intégré à la gestion atteignent 84 % de réalisation, contre 42 % ailleurs. Les auteurs recommandent d’en faire un outil de pilotage et d’apprentissage collectif, doté d’un budget dédié, de personnel formé et de données fiables, le numérique n’étant utile qu’au service de cette intégration.
Article scientifique, VertigO, octobre 2026