La crise alimentaire de 2008 a rappelé à de nombreux acteurs que la sécurité alimentaire passe par une régulation des marchés. Pourquoi? et comment?
Cette partie présente des documents d’analyse, de justification et de plaidoyer de la nécessité de réguler les marchés
Séminaire – la nécessité de réguler les marchés agricoles
Collectif Stratégies Alimentaires, 5 mai 2009
L’objectif de ce séminaire est de réexaminer le thème de la régulation des marchés agricoles dans le contexte actuel. Il est question de : (1) Analyser en profondeur le nouveau contexte des prix, identifier les causes déterminantes de l’évolution mais aussi ses risques (risques pour l’agriculture familiale comme pour les consommateurs, risques en matière d’accès aux ressources naturelles comme d’accès aux produits,…).(2). Analyser les réactions politiques observées ou souhaitables ; réfléchir sur le rôle des pouvoirs publics ainsi que sur l’utilisation possible de la régulation des marchés pour répondre aux problèmes posés. (3) Revisiter les instruments de politique agricole et de politique commerciale, en examinant les voies d’action et les expériences riches d’enseignement au niveau national ou international. (4). Identifier les besoins collectifs et développer des stratégies sur le court et le long terme, ouvertes à d’autres acteurs (ex : consommateurs, syndicats). Les documents de présentation et papiers présentés à ce séminaire sont disponibles sur cette page Internet.
http://www.csa-be.org/spip.php?article531_
Mode d’organisation des filières agro-alimentaires en Afrique et efficacité des marchés
B. Vindel, Notes et études économiques n°23, septembre 2005, pp. 7-20
Les nouveaux équilibres créés par les politiques de libéralisation des marchés agricoles en Afrique s’avèrent souvent défavorables aux plus démunis. La réflexion sur les formes d’organisation des marchés capables de contribuer à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire passe d’abord par l’analyse de la dimension historique de l’évolution de ces formes de marché. On aboutit aujourd’hui à un ensemble de circuits et d’acteurs économiques divers, qui cherchent à créer de l’organisation pour sécuriser leurs activités. Face à l’enjeu de la compétitivité, tant interne qu’externe, les problèmes structurels et les caractéristiques des filières agro-alimentaires font apparaître le besoin d’institutions de marché qui soient adaptées aux spécificités des produits et des modes de commercialisation, ainsi qu’aux objectifs de développement. La nécessité de créer des autorités de régulation, illustrée par le cas des filières cotonnières, conclut le propos. http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/vindel-nee23-tap.pdf
Plaidoyer pour une nouvelle politique de prix agricoles
M. Mazoyer, Les Echos, juin 2009
Cet article reprend le point de vue de Marcel Mazoyer sur les évolutions des prix agricoles et leurs conséquences depuis plus d’un demi-siècle. Ce retour sur l’histoire récente met en lumière différentes étapes : « Depuis le milieu du XIXe siècle, des explosions de prix de ce genre ont lieu tous les vingt à trente ans sur les marchés internationaux de denrées vivrières de base ». M. Mazoyer rappelle également le phénomène de l’augmentation du nombre des paysans pauvres, les causes de cette évolution et les conséquences au Sud comme au Nord : « la baisse des prix agricoles a appauvri jusqu’à la faim des centaines de millions de paysans de par le monde »
http://www.lesechos.fr/info/agro/4875993.htm
Dynamique des prix agricoles internationaux
H. Delorme, A. Lipchitz, A. Bonnet, avec la collaboration de J. Villain, Notes et études économiques n°27, avril 2007, pp. 7-29
Cet article propose une synthèse des réflexions sur le problème de l’instabilité des cours internationaux des matières premières à partir des communications et des débats du premier séminaire du GREMA (Groupe de Recherche et d’Echanges sur la régulation des Marchés Agricoles) le 7 juin 2005. Les questions traitées concernent la mesure du prix mondial et sa pertinence, les facteurs à l’origine des fluctuations des prix internationaux et les impacts de cette instabilité sur les producteurs agricoles, les agricultures et les économies. En conclusion, une réorientation fondamentale des politiques et des options des négociations internationales est indispensable, afin de les recentrer sur la question de la stabilisation des cours. Si des actions sont possibles directement au niveau des marchés et des filières, il convient de mettre en place une régulation tant au niveau national qu’au niveau international pour articuler la libéralisation au service de la croissance mondiale.
http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/nee070427A1.pdf
Pratiques et nécessité de la régulation des marchés agricoles
J.-M. Boussard, H. Delorme et P. Fabre, avec la collaboration de J. Villain, Notes et études économiques n°27, avril 2007, pp. 31-55
L’instabilité des cours des matières premières fait peser des risques considérables sur les pays en développement, dont les conséquences sont exacerbées par les politiques de libéralisation. La régulation de ces marchés s’avère nécessaire tant sur le plan économique que sous l’angle juridique. A ce titre, la mise en place de mécanismes régulateurs ne doit pas procéder d’une approche économiciste exclusive, mais doit intégrer les acteurs et leurs stratégies, ainsi que les spécificités de l’organisation des filières. En outre, la combinaison d’instruments de marché à gestion privée et publique, et de mécanismes d’intervention est indispensable et doit s’accompagner, pour être efficace, d’un accord de coopération décliné à différents niveaux, y compris à l’échelle internationale.
http://agreste.agriculture.gouv.fr/publications/notes-et-etudes-socio-economiques/article/pratiques-et-necessite-de-la
Pour la régulation et la stabilisation des marchés agricoles
H. Delorme, J.M. Boussard, Grain de sel n°41-42
Jean-Marc Boussard et Hélène Delorme, co-auteurs d’un ouvrage sur la stabilisation des marchés agricoles, apportent un éclairage sur la question en Afrique de l’Ouest. À la lumière des évolutions de l’histoire, ils offrent ici un vibrant plaidoyer pour la régulation des marchés agricoles.
https://www.inter-reseaux.org/revue-grain-de-sel/41-42-l-agriculture-en-quete-de/article/pour-la-regulation-et-la
Régulation des marchés – François Guillaume : « Au tout libéral, j’oppose la régulation des marchés »
Pleinchamps.com, 12 octobre 2009
Dans son livre, « Vaincre la faim. Pour en finir avec l’inacceptable… », François Guillaume, ancien ministre français de l’Agriculture, dénonce le scandale de la faim dans le monde et propose un plan capable de réduire la fracture Nord-Sud. Au tout libéral, dont les crises financières et alimentaires ont montré les limites, il oppose la régulation et l’organisation des marchés.
http://www.pleinchamp.com/article/detail.aspx?id=37509&menu_id=217&page=1&local=false&pub_id=2




