La bataille du coton est loin d’être gagnée car les gouvernements ouest-africains devront faire bien plus que réclamer le changement des politiques des pays riches. Ils devront s’atteler à une réforme profonde de leur secteur cotonnier pour accroître les capacités de réaction de leurs producteurs nationaux. En effet la réactivité des producteurs ouest-africains à une hausse du prix mondial du coton consécutive à une suppression des subventions serait faible. Pourquoi les producteurs ouest-africains seraient-ils si peu réactifs ? La cause essentielle semble bien être les régulations inappropriées mises en oeuvre par les institutions semi-publiques ouest-africaines, qui empêchent les petits producteurs d’être directement en contact avec les marchés nationaux et internationaux. Cet article fait référence à l’étude du Groupe d’économie mondiale (GEM) qui est mentionnée dans la partie anglaise de ce bulletin (cf. infra).




