Alors que les prix des fèves de cacao ont atteint un record historique en avril, et qu’une nouvelle règlementation européenne devrait entrer en vigueur fin décembre 2024 pour lutter contre la déforestation, l’agro-économiste du Cirad François Ruf analyse dans la revue SESAME le déplacement des boucles du cacao, de la Côte d’Ivoire au Libéra, tout en étudiant les facteurs de la baisse de production qui pourraient annoncer une récession structurelle de l’économie cacaoyère en Côte d’Ivoire.
Il met en avant les mécanismes et causes principales à la récession cacaoyère : la consommation de la rente forêt, la concurrence sur la terre avec la diversification en hévéas et palmiers à huile, l’orpaillage, les politiques de taxation et institutions prélevant la rente et la construction du marché foncier et de la rente foncière.
Cet article est le dernier d’un dossier qui propose un cadre d’analyse en trois parties :
[Cacao 1/3] Un modèle historique universel
[Cacao 2/3] Le Ghana ou la “Côte d’Or”, encore aujourd’hui
A lire également du même auteur,
Quand le boom du cacao au Liberia pousse à la déforestation, paru dans The Conversation.




