Cette étude examine l’effet des transferts de fonds internes et internationaux sur l’adoption de pratiques agricoles modernes au Sénégal, à partir de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM 2018) et d’un appariement par score de propension portant sur 2 280 ménages ruraux agricoles. Les transferts internes financent surtout le recours à la main-d’œuvre salariée (+9,8 points), compensant les départs saisonniers sans transformation technologique, tandis que les transferts internationaux soutiennent l’investissement dans l’irrigation (+13,5 points), avec une spécialisation vers le maraîchage sur petites surfaces. L’auteur plaide pour des politiques de développement rural différenciées selon l’origine géographique des transferts.
Mémoire, Henri Joël Gueye (Université de Montréal), Août 2026