Cet article rend compte du troisième Symposium sur l’agroécologie au Kenya, où cinq comtés (Murang’a, Makueni, Nakuru, West Pokot et Kiambu) ont adopté des politiques d’agroécologie, cinq autres étant en cours d’élaboration. Rosinah Mbeya, coordinatrice nationale de Pelum Kenya (Participatory Ecological Land Use Management), estime que l’enjeu n’est plus la conception de stratégies mais leur budgétisation et leur mise en œuvre auprès des producteurs : seule une faible part des 7,5 millions d’exploitations familiales du pays pratique l’agroécologie en réseau. Peter Aoko, secrétaire à l’agriculture au ministère, met en avant la diversification des cultures et la déclinaison de la Stratégie nationale d’agroécologie par les comtés, freinée par le caractère décentralisé de la compétence agricole. Lisa Fuchs, chercheuse à l’Alliance of Bioversity International et CIAT (Centre international d’agriculture tropicale), rappelle que l’agroécologie articule durabilité écologique, viabilité économique et équité sociale, et appelle à valoriser les savoirs locaux et les démarches de recherche participative.
Article, The star, juillet 2026, en anglais