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publié dans Ressources le 27 septembre 2021

Tribune – L’Afrique répond au Sommet de l’ONU sur les Systèmes Alimentaires

FS4P

Systèmes alimentairesAfriqueNotes de position, plaidoyer, policy brief

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Signée par de nombreuses organisations africaines, cette tribune posait, en amont du Sommet des nations Unies (23.09.2021), les conditions nécessaires à la réalisation d’objectifs de durabilité, de justice et de souveraineté pour transformer le système alimentaire. Elles y exposent leur vision de la souveraineté alimentaire et dénoncent un système alimentaire mondial prédateur pour la paysannerie, la justice sociale et l’environnement et la sécurité alimentaire.

« Nous dénonçons le Sommet des Nations Unies sur les Systèmes Alimentaires (UNFSS) qui cherche à renforcer davantage les déséquilibres de pouvoir flagrants que les entreprises détiennent sur les systèmes alimentaires. Nous déplorons l’incapacité des organisateurs à répondre aux préoccupations légitimes soulevées par la société civile, notamment : le poids excessif des multinationales ; le manque de transparence et d’inclusion ; le mépris des droits de l’homme ; la promotion de solutions qui profitent aux entreprises et non aux populations, et le manque de clarté du rôle de leadership des gouvernements.

Nous condamnons le FSS comme une attaque contre les espaces et les responsabilités de la sphère publique, tant au niveau mondial qu’au niveau national. Au niveau mondial, le FSS cherche à mettre sur la touche le Comité multilatéral de l’ONU sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA), dans lequel les détenteurs de droits marginalisés ont la priorité, et à le remplacer par une plateforme « multipartite » dirigée par des acteurs du monde des affaires, ce qui oblitère la responsabilité des gouvernements et le cadre des droits de l’homme qui sous-tend le système de l’ONU.

Au niveau national, l’effort consiste à éterniser les dialogues nationaux claniques et illégitimes promus par le processus et la machinerie du FSS, et à les transformer en plateformes politiques qui ignorent les déséquilibres de pouvoir et ouvrent les salles de décision aux multinationales qui n’ont pas leur place dans la conception des politiques nationales. Nos organisations et réseaux légitimes et auto-organisés de la société civile dénoncent cette attaque contre la démocratie déjà fragile de nos pays et de notre continent. »

 

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