Cette étude mondiale révèle que 47 % des aires marines protégées (AMP) côtières sont visitées par des navires de pêche industrielle, dont 67 % ne sont pas suivis par les systèmes publics de localisation (AIS). En combinant images satellite et intelligence artificielle, les auteurs montrent que la présence de ces navires dépend surtout de la taille et de l’isolement des AMP. Les catégories de protection fixées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), censées interdire toute pêche industrielle, ne suffisent pas à empêcher ces activités. L’effort de pêche réel est sous-estimé : en intégrant les navires non suivis, il augmente de 28 %. L’étude appelle à des règles plus strictes et à un suivi plus transparent pour garantir une protection effective des océans.
Retrouvez ici le communiqué de presse de l’Université de Montpellier à ce propos
Revue Sciences, juillet 2025




