FAITS SAILLANTS & PERSPECTIVES
=> La physionomie de l’hivernage caractérisée par une installation tardive et un déficit pluviométrique a eu deux conséquences majeures sur le niveau d’approvisionnement des marchés : épuisement des disponibilités (réserves paysannes, stocks commerçants) et décalage de la mise sur le marché des produits de la campagne agricole 2014/2015. Au cours du mois d’octobre 2014, les offres locales sont constituées majoritairement de produits en humide (maïs, arachide coque, niébé) et de pastèque.
=> Ainsi, la longue période de soudure marquée par la faiblesse de l’offre des céréales locales a favorisé le regain des importations du riz asiatique dont le stock de régulation, en fin octobre, s’élève à 136 851 tonnes (ARM).
=> Il a été observé, d’importantes quantités de maïs en provenance du Mali.
=> Les prix moyens mensuels, des céréales sèches, demeurent toujours élevés par rapport à toutes les périodes de référence, notamment l’année dernière et aux moyennes quinquennales (2009/2010 – 2013/2014).
=> Par contre, le prix du riz local décortiqué, du fait de la bonne offre et de l’influence du riz importé brisé, accuse des baisses.
=> Les légumineuses vendues en humide, ont vu leurs prix moyens progresser légèrement au cours des deux derniers mois et significativement par rapport à leur niveau de 2013 à la même période et aux moyennes quinquennales.
=> Le prix du kilogramme de riz ordinaire importé (274 F CFA), reste toujours stable par rapport à toutes les périodes de référence, avec même une légère tendance baissière.
=> En dépit de la forte demande en début du mois (fête de la tabaski), les stocks des légumes importés (oignon, pomme de terre) restent toujours abondants et les prix ont accusé des baisses.
=> Le marché du bétail est revenu à la normale, après la forte tension due à la Tabaski célébrée cette année au cours de la première décade de ce mois. Les prix moyens mensuels par sujet est de : 238 000 F CFA (bovin), 72 000 F CFA (ovin) et 35000 F CFA (caprin).
=> La fermeture des marchés frontaliers du sud du pays, suite à la persistance à virus Ebola, avec la République de Guinées demeure toujours de mise.
=> Les principaux flux observés au cours du mois en provenance du Mali et de la Mauritanie, sont constitués essentiellement de bétail (ovin, caprin).




