Au Burkina Faso, les exploitations familiales supportent seules tous les risques liés à la production, dans un environnement dépourvu d’aide gouvernementale et d’assurance, où l’accès au capital, au crédit et à la formation est limité. Les aléas climatiques sont la cause de déficits céréaliers chroniques dans certaines régions: si les bilans céréaliers indiquent que la production nationale a couvert les besoins de la population neuf années sur onze entre 1993 et 2003, le bulletin SIM (Bulletin d’information sur les marchés de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire) sur les marchés des produits agricoles indique que pour la campagne agricole 2008/2009 » 44% des ménages agricoles ne pourront faire face à leur besoin céréalier et devront recourir donc au marché « .




