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Bulletin de veille n°366 - Spécial relations Chine - Afrique

L’élection en juin dernier du candidat chinois Qu Dongyu à la tête de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a sonné comme un coup de semonce pour les puissances occidentales annonçant l’avènement d’un nouvel ordre mondial. Le débat sur la Chine en Afrique, déjà fort commenté et documenté comme en témoigne ce bulletin, a été relancé. La présence chinoise en Afrique suscite beaucoup d’inquiétudes alors que trois récits se télescopent : celui du néocolonisateur, celui du concurrent économique, et celui du nouveau partenaire de développement. Les analyses citées ici interrogent les parts de réalité et de fantasmes de ces récits en se concentrant sur les domaines agricole et alimentaire. Quelle est l’ampleur réelle de la présence chinoise en Afrique ? Quelles sont les caractéristiques de la coopération agricole chinoise ? Quelles en sont les impacts ? Ces questions ont été explorées par de nombreux chercheurs et analystes (principalement anglophones) avec un pic de publications dans les années 2014 - 2016. Ces deux dernières années, les activités de recherche sur le sujet ont ralenti. Mais les questionnements autour de l’arrivée de la Chine à la tête de la FAO et de ses conséquences pour le développement agricole et rural justifient de porter une attention renouvelée à ce sujet.

Ecrivez-nous si vous souhaitez partager d’autres ressources intéressantes sur ce sujet ; elles pourront venir compléter ce bulletin !

Bonne lecture,

L’équipe d’Inter-Réseaux Développement rural ([email protected])

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Actu : un Chinois à la tête de la FAO


Le Monde, dimanche 15 et lundi 16 septembre 2019, Radio Canada, 1er août 2019
Jean-Jacques Gabas, économiste et chercheur au CIRAD, revient dans ces deux entretiens, l’un au Monde, et l’autre à Radio Canada sur les implications de l’élection de Qu Dongyu à la direction de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le discours du nouveau directeur fait déjà référence à la mobilisation des capitaux privés, au développement de la coopération Sud-Sud et à la coopération triangulaire. Il attire l’attention sur quelques risques pouvant être anticipés au regard de la vision chinoise.
Accéder à l’article sur le site du Monde :
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/13/le-vote-des-etats-africains-pour-la-chine-a-la-fao-est-un-signal-adresse-a-la-communaute-internationale_5510001_3212.html
Lire le document de travail dont est issu l’entretien :
https://pairault.fr/sinaf/doc/jjg19.pdf
Ecouter l’émission de radio Canada (7 min) :
https://pairault.fr/sinaf/index.php/les-afriques-et-la-chine/liste-des-categories/15-references/1708-fao-la-chine-et-l-afrique

État des lieux de la présence chinoise en Afrique : une réalité à nuancer


Xavier Aurégan, Cassini Conseil, janvier 2017
Sur cette carte sont illustrés les volumes des échanges commerciaux entre la Chine et les pays africains, les localisations et l’importance de la diaspora chinoise en Afrique, ainsi que la répartition des centres de démonstration agricole selon leur type (élevage, agriculture). Ces derniers ont pour objectif l’expérimentation agricole et la diffusion de techniques, avec des productions destinées à la consommation locale.
Voir la carte :
https://www.diploweb.com/IMG/jpg/carte2_afrique.jpg


Cirad, 2016
Ce court chapitre présente une planche d’infographies illustrant la présence de la Chine en Afrique (investissements, échanges commerciaux, centres de démonstration), accompagnée d’une analyse succincte offrant des chiffres clés. Si les investissements agricoles restent modestes et ciblés sur quelques pays, l’agriculture s’affirme néanmoins comme une priorité de la coopération Chine-Afrique.
Lire la synthèse (2 p.) :
http://agritrop.cirad.fr/581752/1/ID581752.pdf


Revue Perspective, Cirad, 2014
L’article examine certaines idées reçues sur la coopération agricole chinoise en Afrique subsaharienne. Il souligne notamment que les montants de l’aide chinoise à l’agriculture africaine restent faibles, qu’il y a relativement peu d’acquisitions foncières et que les entreprises agricoles chinoises en Afrique produisent surtout à destination des marchés locaux.
Lire l’article (4 p.) :
www.cirad.fr/content/download/8740/96376/version/2/file/Perspective26+Gabas-Tang_FR.pdf


Ian Scoones, The Conversation, mars 2016
Ian Scoones, directeur d’un centre de recherche britannique, nous donne ici un tour d’horizon des débuts de l’implication chinoise dans l’agriculture africaine en s’appuyant sur les divers travaux de son équipe. D’après lui, celle-ci n’en est certainement pas à un stade de développement aussi avancé que certains l’imaginent, mais il se pourrait que les activités s’accélèrent.
Lire l’article :
https://spore.cta.int/fr/opinions/article/comment-la-chine-redessine-t-elle-l-agriculture-africaine-sid02ce4a070-117b-4ba6-9893-518dac9f666d
Lire un article du même auteur sur les engagements de la Chine et du Brésil dans l’agriculture africaine :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305750X15303247

Accaparements des terres : une préoccupation légitime ?


Deborah Brautigam, Oxford University Press, 2015
Cette note de lecture porte sur le livre de Deborah Brautigam, basé sur les recherches menées par le CARI (China Africa Research Initiative) qu’elle dirige. Elle y étudie la stratégie agricole de la Chine en Afrique et met en balance les enjeux de sécurité alimentaire qui lient l’une à l’autre. L’auteure s’érige ainsi contre la perception caricaturale selon laquelle la Chine achète des terres en Afrique pour nourrir la Chine.
Lire la note de lecture :
https://journals.openedition.org/perspectiveschinoises/8740
Lire un article de la même auteure sur les acquisitions foncières de la Chine en Afrique :
https://deborahbrautigam.files.wordpress.com/2013/04/brautigam-zhang_green-dreams.pdf


Land Use Policy, 2017
Cet article adopte une perspective comparative pour analyser les acquisitions de terres chinoises en Afrique. L’auteur conclut aux peu de différences entre les investissements chinois et ceux d’autres pays, et constate que la particularité chinoise tient à la peur suscitée par la stratégie “Going global” de la Chine. Enfin, il formule des recommandations pour la politique de coopération chinoise (transparence, adoption de standards internationaux).
Télécharger l’article :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264837716301235

Coopération sino-africaine : un modèle de coopération Sud-Sud ?


Sophie Wintgens et Xavier Aurégan (dir), 2019
L’ouvrage croise l’analyse des présences chinoises en Afrique et en Amérique latine et se demande si l’on assiste à l’émergence d’un nouvel ordre international et à la diffusion d’un “modèle chinois” testé sur ces deux aires. Vous y trouverez un panorama géo-historique des relations Chine-Afrique et des analyses sur : le déséquilibre entre parties chinoises et africaines ; la mise en cause du principe de non-ingérence chinoise ; le soft power exercé via les discours des experts chinois (notamment sur les modèles de développement agricole).
Télécharger l’ouvrage :
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=62448


World Development, mai 2016
Cet article analyse de manière critique le cas de la coopération agricole de la Chine et du Brésil avec le Ghana et le Mozambique. Les auteurs constatent que celle-ci est influencée par leurs expériences antérieures dans l’agriculture africaine, marquée par l’agro-industrie, et portée par les mêmes intérêts que ceux qui sous-tendent les programmes des donateurs du Nord.
Lire l’article (11 p.) :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305750X1530320X


Zhou Hang, 2016
Ce mémoire de recherche vise à documenter la coopération trilatérale de développement à travers l’analyse de l’un des premiers projets trilatéraux de la Chine avec les donateurs traditionnels en Afrique. Il met en perspective les avantages que l’on attribue souvent à la coopération trilatérale, à savoir qu’elle permet des relations Nord-Sud plus équitables et propose des solutions plus adaptées aux besoins des bénéficiaires.
Lire le mémoire (85 p.) :
https://pairault.fr/sinaf/doc_importes/ZH2016.pdf

Les centres de démonstration et de formation agricoles chinois, emblème de la coopération agricole chinoise en Afrique


Cirad, Jean-Jacques Gabas, Vincent Ribier, 2015
Ce rapport vise à mieux comprendre les interventions des acteurs chinois dans le secteur agricole de quatre pays (Côte d’ivoire, Ethiopie, Sénégal, Togo). D’après les résultats, la coopération chinoise semble se caractériser notamment par l’absence apparente de conditionnalités, des négociations qui excluent la société civile, une faible prise en compte des savoirs accumulés par la recherche locale, et la quasi absence d’évaluation ex-post des projets.
Lire le rapport (53 p.) :
https://agritrop.cirad.fr/582224/1/Rapport%202%20CTA%20Chine%20Afrique.pdf
Lire l’étude de cas sur l’Ethiopie par Peggy Frey (60 p., 17 Mo) :
https://briefingsbruxelles.files.wordpress.com/2019/08/rapport_ethiopie_final_online-version-interreseaux.pdf
Lire l’étude de cas sur le Sénégal par Peggy Frey (82 p., 20 Mo) :
https://briefingsbruxelles.files.wordpress.com/2019/08/chine_senegal_cta_onlineversioninterreseaux.pdf
Lire l’étude de cas sur le Togo par Charlotte Francke (45 p.) :
https://briefingsbruxelles.files.wordpress.com/2019/09/rapport-6_cirad_cta_presence-chine-au-togo.pdf
Lire l’étude de cas sur la Côte d’Ivoire par Xavier Aurégan (96 p., 3 Mo) :
https://briefingsbruxelles.files.wordpress.com/2019/09/rapport-3_cirad_cta-_presence-chine-en-ci.pdf


CIRAD, 2014
Sur la base de données analysant plus de 250 projets mis en œuvre par des acteurs publics et privés chinois et sur cinq études de cas résumées en annexe, cette étude vise à mieux comprendre les interventions des acteurs chinois dans le secteur agricole en Afrique. Elle observe que les centres de démonstration agricole, modèles de coopération chinoise, impliquent peu les institutions nationales de recherche, et que les entreprises chinoises restent et s’adaptent malgré les coûts de transactions élevées.
Lire le rapport (115 p., 4 Mo) :
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/rapport_etude_afd-cirad_chine_afrique.pdf


Agency for Cooperation and Research in Development (ACORD), Mark Curtis, avril 2016
Cette étude analyse les investissements chinois, brésiliens et indiens dans l’agriculture africaine et leurs impacts sur les petits producteurs. Elle met en avant des cas effectifs d’accaparement de terres, des conséquences parfois néfastes sur les petits producteurs souvent exclus des projets, et la promotion de technologies servant surtout l’agro-industrie.
Lire le rapport (48 p.) :
http://curtisresearch.org/wp-content/uploads/chinese-brazilian-and-indian-investment-in-african-agriculture-1-1.pdf


IIED, janvier 2017
Issu d’une recherche menée par le Ministère chinois de l’agriculture, ce rapport présente les réflexions de plus de 160 agronomes chinois qui ont mis en œuvre des projets de développement agricole en Afrique. On constate des opinions variées sur la pertinence de la diffusion de technologies et leur adaptabilité, les démarches utilisées, etc. Le rapport conclut sur des recommandations pour améliorer la conception et l’implémentation de ces projets.
Lire le rapport (28 p.) :
http://pubs.iied.org/pdfs/17603IIED.pdf


World Development, mai 2016
Cet article analyse le système des centres de démonstration agricole chinois à partir d’études de cas en Tanzanie, Ethiopie, Zimbabwe et au Mozambique. Il fait apparaître une discontinuité entre la politique de ces centres et la réalité de leur mise en œuvre. Les auteurs font valoir que, même si ces derniers sont centrés sur les aspects technologiques, ce sont des lieux importants de négociation concernant les savoirs, la signification de l’aide et les investissements.
Lire l’article :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305750X15301509


World Development, mai 2016
Basé sur une vaste enquête de terrain, cet article analyse les formations de développement agricole soutenues en Afrique par le ministère chinois du Commerce. Il met en avant un large éventail de cours offerts par diverses institutions chinoises, un débat approfondi sur le développement agricole et un impact axé plus sur l’établissement de relations que sur le développement agricole lui-même.
Lire l’article :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305750X15301522


The Public Sphere, 2016
Fondé sur des recherches de terrain au Mozambique et en Afrique du Sud, ce rapport fournit une analyse critique sur les pratiques des centres de démonstration agricole chinois. Selon les conclusions du rapport, les transferts de technologie ne sont bénéfiques qu’à un niveau très localisé, les entreprises agroalimentaires chinoises ne réalisent que partiellement leur objectif commercial, et la non-durabilité de l’aide reste une préoccupation majeure.
Lire le rapport (31 p., 8 Mo :)
https://agritrop.cirad.fr/582983/1/ATDC%20Paper.pdf


China-Africa Research Initiative (SAIS-CARI), avril 2017
A partir de l’exemple du centre de Dakawa (Tanzanie), l’article examine le rôle des centres de démonstration chinois dans la diffusion des technologies agricoles. Le centre de Dakawa a permis de lever certaines contraintes pour que les agriculteurs de Dakawa adoptent des technologies de riziculture améliorée. Mais il a eu du mal à concilier cet objectif avec d’autres intérêts, notamment la manifestation du soft power de la Chine et son objectif commercial.
Lire l’article (26 p.) :
https://static1.squarespace.com/static/5652847de4b033f56d2bdc29/t/58f780486b8f5b70028af2bd/1492615240539/hezron+v5.pdf


IFPRI, Yinuo Li, septembre 2018
Yinuo Li, Directrice Chine pour la Fondation Bill & Melinda Gates publie un article sur le blog de l’IFPRI dans lequel elle nous fait part des promesses des partenariats Chine-Afrique pour le développement agricole du continent. Selon elle, l’expérience de la Chine -qui a connu une hausse des rendements dans les petites exploitations- peut largement bénéficier à bon nombre de pays d’Afrique.
Lire l’article :
http://www.ifpri.org/blog/sharing-chinas-agricultural-experience-help-solve-africas-development-challenges

Investissements agricoles chinois en Afrique : nature et ampleur


USDA, 2018
En s’appuyant sur des ressources bibliographiques chinoises, cette étude fournit des informations sur les schémas d’investissements chinois, la vision stratégique de la Chine et sa politique d’appui aux investissements dans les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation dans le monde.
Lire le rapport (60 p.) :
https://www.researchgate.net/publication/324984953_China’s_Foreign_Agriculture_Investments


ICTSD, 2018
Cet article analyse les statistiques officielles de l’investissement direct à l’étranger de la Chine, en distinguant investissement, financement et prestation de service. Il montre ainsi que la Chine est davantage un prestataire de services qu’un investisseur, et met en perspective les montants en jeu.
Lire l’article :
https://www.ictsd.org/bridges-news/passerelles/news/la-chine-en-afrique-un-fournisseur-de-marchandises-et-un-prestataire


Grain, 2019
Selon ce rapport, l’initiative chinoise des “nouvelles routes de la soie” augmentera la concentration de la production et de la distribution alimentaires, risquant d’exacerber la marginalisation des petits agriculteurs. Le continent africain n’étant pas au centre de ce vaste projet d’infrastructures visant à connecter le marché chinois au reste du monde, il ne fait l’objet que d’une courte partie du rapport.
Lire l’article :
https://www.grain.org/fr/article/6157-l-initiative-la-ceinture-et-la-route-l-agrobusiness-chinois-se-mondialise


Cahiers Agricultures, Xavier Aurégan, 2017
En analysant les investissements publics chinois dans l’agriculture ivoirienne, cet article montre que ces derniers émanent d’acteurs aux stratégies parfois antagoniques et interroge leur lien avec le gouvernement central chinois. Il fournit une typologie des acteurs et modes d’intervention, discute l’importance de l’agriculture dans les relations sino-ivoiriennes et analyse plus en détail les filières cacao et hévéa.
Lire l’article (9 p.) :
https://www.dropbox.com/sh/mjiiznx372kvvky/AAD606Ea1gERJCNzkC69swTja/2017%20-%20Aur%C3%A9gan%20-%20Cahiers%20Agricultures.pdf?dl=0


China-Africa Research Initiative (SAIS-CARI), février 2015
Cette note examine l’arrivée d’investissements asiatiques dans la chaîne de valeur coton-textile-vêtement en Afrique du Sud-Est. Elle décrit d’importants impacts sur la production, la fabrication et la vente, mais aussi des impacts sociétaux et environnementaux. Elle analyse la réponse des gouvernements, le développement de la chaîne de valeur et propose des recommandations.
Lire la note (6 p., 4 Mo) :
https://static1.squarespace.com/static/5652847de4b033f56d2bdc29/t/568c477ea2bab8d575204500/1452033918081/CARI_PolicyBrief_6_Feb2015.pdf

Acteurs privés, acteurs publics chinois en Afrique : des jeux d’acteurs complexes


World Development, mai 2016
Cet article analyse l’influence des relations entre l’Etat et les entreprises chinoises dans le développement agricole en Afrique. Il met l’accent sur le fait que ces relations sont plus complexes et hétérogènes que ce qui est souvent décrit (notamment en raison de la désagrégation de l’Etat en provinces), résultant en un engagement varié, dont les intérêts et objectifs sont parfois opposés.
Lire l’article (11 p.) :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305750X15301625


South African Institute of International Affairs (SAIIA), Lu Jiang, octobre 2015
Cette publication passe en revue les pratiques des investisseurs agricoles chinois en Afrique au cours de la dernière décennie, en examinant les objectifs, les acteurs et les différentes modalités impliquées dans ce processus. L’analyse fournit un large éventail de données clés concernant les activités des entreprises chinoises (investissements, pays, productions, surfaces).
Lire l’article (24 p.) :
https://saiia.org.za/research/chinese-agricultural-investment-in-africa-motives-actors-and-modalities/


World Development, mai 2016
A travers cinq études de cas, ce document examine le rôle des migrants chinois dans le secteur agroalimentaire en Ethiopie et au Ghana. L’analyse fait ressortir qu’ils opèrent souvent indépendamment du gouvernement (aucun soutien reçu) et structurent leurs activités en fonction des cadres réglementaires nationaux. Leurs effets modestes sur le développement local se limitent surtout à des opportunités économiques.
Lire l’article (9 p.) :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305750X15301571


China-Africa Research Initiative (SAIS-CARI), janvier 2015
Depuis les années 2000, les campagnes de Zambie voient des migrants chinois venir s’installer en créant leur activité agricole, indépendamment de tout programme. Des fermes de tailles moyennes se sont multipliées : qui sont ces migrants ? Quelles activités exercent-ils ? Cette note s’intéresse à leurs impacts, ainsi qu’aux réponses du gouvernement face à l’arrivée sur les marchés de leurs productions souvent moins chères.
Lire la note (6 p., 4 Mo) :
https://static1.squarespace.com/static/5652847de4b033f56d2bdc29/t/568c474fd8af1097861ed025/1452033871100/CARI_PolicyBrief_4_Jan2015.pdf


Academic research journal of agricultural science and research, septembre 2014
Comment les entreprises agricoles chinoises opérant au Mozambique et en République Démocratique du Congo ont-elles été affectées par les contextes institutionnels locaux ? Cet article décrit un environnement défavorable : dans certains cas, les entreprises chinoises ont été contraintes d’abandonner leurs projets d’investissements ou encore de changer de secteur d’activité.
Lire l’article (12 p.) :
http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.680.4650&rep=rep1&type=pdf


Journal of International Development, 2018
L’auteur explore, avec un regard anthropologique, les interactions entre différents acteurs chinois et africains dans le cadre d’un projet de coopération agricole au Mozambique. L’étude montre que le cadre étatique imposé par la Chine laisse la place à des adaptations des acteurs locaux et privés chinois mais aussi des acteurs africains qui n’apparaissent pas seulement comme des bénéficiaires passifs.
Télécharger l’article :
https://www.researchgate.net/publication/328285963_Role_Tension_and_Adaptation_in_a_Chinese_Agricultural_Aid_Project_in_Mozambique_Role_Tension_and_Adaptation_in_China-Mozambique_Agricultural_Interaction

Un impact social et environnemental à réguler


CIFOR, décembre 2016
Cet article cherche à comprendre l’évolution de la responsabilité sociale d’entreprise lors de deux phases de privatisation d’une entreprise publique camerounaise de caoutchouc, rachetée par une entreprise singapourienne puis par une entreprise d’État chinoise. Si le bilan est plutôt positif, certains conflits persistent et le secteur ne bénéficie toujours que très peu aux communautés locales. L’article souligne néanmoins la responsabilité du gouvernement camerounais.
Télécharger l’article (11 p.) :
https://www.researchgate.net/profile/Samuel_Assembe-Mvondo/publication/317184811_Quelles_consequences_quand_les_capitaux_chinois_rachetent_une_entreprise_en_Afrique_cas_d%27etude_d%27une_agro-industrie_au_Cameroun


China-Africa Research Initiative (SAIS-CARI), octobre 2014
A travers l’étude de la première exploitation agricole chinoise privée en Ouganda, cette note examine le contexte politique de l’acquisition foncière dans le pays, mais aussi ses impacts écologiques et sociaux. Elle pointe des failles dans la gouvernance locale, permettant notamment à des élites internationales d’accéder à des ressources dans la violation des droits des communautés locales.
Télécharger l’article (6 p., 4 Mo) :
https://static1.squarespace.com/static/5652847de4b033f56d2bdc29/t/568c4711d8af1097861ecd21/1452033809373/CARI_PolicyBrief_1_Oct2014.pdf


RFI, juin 2017
Jean-Baptiste Malet (journaliste et auteur de « L’Empire de l’or rouge ») présente la filière du concentré de tomate qui, exporté de Chine, est écoulé sur le marché d’Afrique de l’Ouest, alors qu’il est de très mauvaise qualité. Ablaye Dieng (président du Comité national de concertation sur la filière de tomate industrielle du Sénégal) expose les conséquences négatives de ces importations sur les producteurs de tomates locaux.
Ecouter l’émission (42 min) :
http://www.rfi.fr/emission/20170619-le-concentre-tomate-business-fait-tache
Voir la fiche de présentation du film « L’empire de l’or rouge » :
https://www.alimenterre.org/l-empire-de-l-or-rouge-0


International Institute for Environment and Development (IIED), 2019
Ce rapport examine la nature et l’ampleur des investissements chinois au Cameroun ainsi que des problèmes causés, dans le secteur forestier mais aussi sur les ressources et la population. Il jette un œil sur le projet de gouvernance forestière Chine-Afrique destiné à améliorer la situation, et ouvre des pistes de réflexion.
Lire le rapport (82 p., 2 Mo) :
https://pubs.iied.org/pdfs/13599IIED.pdf


CIFOR, 2014
Ce rapport est fondé sur des études menées au Cameroun, en RDC et au Gabon sur les impacts des activités de commerces et des investissements chinois dans les secteurs forestier, minier, et agricole. Il passe en revue les impacts potentiels de ces activités sur les écosystèmes forestiers et les communautés riveraines.
Lire le rapport (54 p., 2 Mo) :
http://cebem.org/cmsfiles/publicaciones/chinese_trade.pdf


BBC News, 2019
Reportage au Sierra Léone où les flottes étrangères sont nombreuses et les ressources halieutiques de plus en plus rares pour les communautés locales. Le reportage se concentre sur deux bateaux chinois suspectés de “pair fishing”, pratique illégale au Sierra Léone.
Voir le reportage (12 min) :
https://www.youtube.com/watch?v=nUClXFF2PKs


EJF, Environmental Justice Foundation, 2018
Dans ce rapport, l’EJF (organisation britannique militant pour la préservation de l’environnement) dénonce les pratiques illégales de pêche au Ghana -où 90 à 95% des chalutiers sont liés à des intérêts chinois- dans un contexte d’effondrement des ressources halieutiques du pays. Des recommandations pour les gouvernements ghanéen et chinois sont également formulées.
Lire le résumé (2 p.) :
https://ejfoundation.org//resources/downloads/China-hidden-fleet-briefing-v2.pdf
Lire le rapport (32 p., 3 Mo) :
https://ejfoundation.org//resources/downloads/China-hidden-fleet-West-Africa-final.pdf
Ecouter une interview de Kofi Agbogah, expert pêche :
https://chinaafricaproject.com/podcasts/podcast-fishing-ghana-china-distant-fleet-kofi-agbogah/


Dyhia Belhabib , U. Rashid Sumaila, Vicky W. Y. Lam, Dirk Zeller, Philippe Le Billon, Elimane Abou Kane, Daniel Pauly, 2015
Dans cet article les auteurs comparent les accords de pêche respectifs de la Chine et de l’Union Européenne avec les pays d’Afrique de l’Ouest ; leur équité économique (redevances versées), mais aussi leur concrétisation à travers notamment les pratiques de déclaration. Ils mettent en évidence des similarités en termes de pêche illicite et non déclarée, de schémas d’exploitation et de durabilité de l’exploitation des ressources.
Lire l’article (22 p.) :
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0118351#sec016

Pour aller plus loin


Thierry Pairault
Ce site rassemble de la documentation relative aux relations entre la Chine et l’Afrique. Vous y trouverez notamment des informations concernant le prochain séminaire de l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris, France) sur les présences chinoises en Afrique et en Amérique latine.
Visiter le site internet :
https://pairault.fr/sinaf/index.php


L’initiative SAIS China Africa Research (SAIS-CARI), au sein de l’Ecole de hautes études internationale de l’Université Johns-Hopkins, comporte un programme sur les investissements agricoles chinois en Afrique.
Visiter le site internet :
http://www.sais-cari.org/research/chinese-agricultural-investments-in-africa
Visiter le blog sur les relations sino-africaines :
http://www.chinaafricarealstory.com/


L’Institut sud-africain de relations internationales (SAIIA) mène un projet de recherche sur les relations sino-africaines. Une boîte à outils a été développée pour permettre aux décideurs africains de reconnaître les opportunités de coopération avec la Chine.
Visiter le site internet :
https://saiia.org.za/toolkits/china-africa-toolkit/


David H. Shinn, mise à jour août 2019
L’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Ethiopie et au Burkina Faso, professeur associé à la Elliott School of International Affairs (université George Washington), tient une bibliographie sur les relations sino-africaines.
Consulter la bibliographie (243 p) :
https://fr.scribd.com/document/397212077/China-and-Africa-Bibliography


Ce média indépendant propose des contenus variés sur l’implication de la Chine en Afrique, notamment un podcast et une newsletter hebdomadaires.
Visiter le site internet :
https://chinaafricaproject.com/

Remerciements

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1 commentaire

  • LE BOHEC Jean 23 octobre 2019 21:25:37

    Ces références sur les relations Chine Afrique m’ont beaucoup intéressées . Sur la carte qui mentionne ces relations , je souhaiterai connaitre la signification des ronds et carrés bleus placés en légende . Merci


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