L’étude analyse comment la baisse des précipitations, liée au changement climatique, perturbe la migration saisonnière des pasteurs transhumants en Afrique et accroît les conflits avec les agriculteurs sédentaires. En croisant des données ethnographiques, climatiques et de conflits de 1989 à 2018, les auteurs démontrent qu’un déficit de pluie dans les zones pastorales augmente le risque de violence dans les régions agricoles voisines, surtout en saison des pluies. Ce mécanisme explique en partie la montée des conflits religieux récents. Les aides internationales n’atténuent pas ces effets, contrairement à une meilleure représentation politique des groupes pastoraux.
Article scientifique, The review of economic studies, janvier 2025, en anglais




