À partir de l’analyse lexicale des 26 éditions du rapport The State of Food Security and Nutrition in the World (1999-2026) et d’une ethnographie menée au sein de la FAO, l’autrice montre que les variations des chiffres mondiaux de la faim tiennent surtout aux redéfinitions successives de ce que l’on mesure : seuils énergétiques révisés en 2008, échelle de mesure de l’insécurité alimentaire fondée sur l’expérience en 2017, coût d’une alimentation saine en 2020. Elle souligne l’apport du Cadre harmonisé sahélien (CILSS) à la classification IPC et conclut que la FAO n’est pas le « courtier neutre de connaissances » qu’elle revendique.
Article scientifique, The International Journal of Sociology of Agriculture and Food (IJSAF), 2026, en anglais