L’ampleur prise récemment par le phénomène d’appropriations foncières à grande échelle dans les pays du Sud a ravivé les débats sur la sécurité alimentaire, la gouvernance foncière et les modèles de développement du secteur agricole. Plusieurs institutions internationales, reconnaissant la nécessité d’investissements privés dans le secteur agricole, insistent sur l’importance de promouvoir des modèles d’organisation (business models) permettant à la fois de maximiser les opportunités offertes aux populations rurales et de minimiser les risques potentiels associés aux plantations agricoles de grande échelle (Cotula et al., 2009 ; Von Braun et Meinzen-Dick, 2009 ; Görgen et al., 2009 ; Banque Mondiale, 2010). Une attention renouvelée est ainsi portée aux schémas de production impliquant les agriculteurs locaux en tant que producteurs (agriculture contractuelle) ou actionnaires (joint venture) (Vermeulen et Cotula, 2010).




