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publié dans Ressources le 6 septembre 2012

Rapport de GreenPeace : La dernière frontière de l’huile de palme

Greenpeace

ForêtPalmier à huile

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Comment l’expansion des plantations industrielles menace les forêts tropicales en Afrique

Résumé

L’huile de palme est l’huile alimentaire la moins chère au monde, et aussi l’une des plus consommées. Tandis que la demande mondiale ne cesse de croître, les producteurs et les investisseurs cherchent toujours plus de terres pour y cultiver le palmier à huile.
Correctement menée et gérée, la production d’huile de palme peut bénéficier aux populations des pays en développement en apportant des revenus durables. Rappelons que parmi toutes les plantes oléagineuses, le palmier à huile possède le plus fort rendement en huile par hectare, et devrait donc en théorie nécessiter moins de terres.
En revanche, l’expansion incontrôlée de la culture industrielle à grande échelle du palmier à huile peut non seulement s’avérer catastrophique pour l’environnement, mais elle risque aussi d’aggraver les problèmes sociaux et économiques en Afrique. Certaines de ces acquisitions de terres mettent en péril les forêts, les écosystèmes et le climat, et menacent les moyens de subsistance des personnes qui dépendent de ces territoires. En Asie du Sud-Est, les répercussions désastreuses sur l’environnement local et le climat mondial de la conversion massive de forêts et de tourbières en plantations de palmiers à huile ont déjà été largement documentées1.
Aujourd’hui, les pays d’Afrique vivent un moment décisif. Soit ils choisissent de laisser les compagnies s’étendre sur leurs terres et dans leurs forêts dans la poursuite illusoire de profits à court terme. Soit les gouvernements et les populations choisissent la voie d’un développement durable en donnant la priorité à la protection de leurs ressources naturelles et de leurs moyens de subsistance. Ce qui nécessite des plans clairs et efficaces d’affectation des terres, ainsi que des mesures de sauvegarde fortes, qui leur permettront d’assurer un système juste et durable, dans le cadre de la souveraineté alimentaire.
Les gouvernements, les institutions financières et les entreprises ont tous la responsabilité d’élaborer, de mettre en oeuvre et de respecter des mesures de protection environnementale et sociale pour que l’Afrique puisse tourner le dos à une conversion agricole destructrice et entrer dans une ère d’économie verte.

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