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publié dans Ressources le 6 décembre 2012

Publication : Food and Agriculture : The Future of Sustainability

COSA

_ Cette étude, menée par le COSA, s’inscrit dans le projet SD21 (Sustainable Development in the 21st Century), mis en place par la Commission du Développement Durable du Département des Affaires Economiques et Sociales de l’ONU. Elle est motivée par le nécessaire changement du mode de production agricole, afin de faire face à l’importante croissance démographique, et se propose d’inviter les acteurs à la discussion, en intégrant divers points de vue sur l’alimentation et l’agriculture et en évitant tout positionnement idéologique. Les auteurs préfèrent insister sur certains constats objectifs, et sur les consensus qui se dessinent malgré tout. Les conclusions et les principaux messages de l’étude ont été utilisés dans le rapport SD21 du Département des Affaires Economiques et Sociales.

Les auteurs ont sollicité des acteurs d’horizons divers (politiques, ONG, secteur privé agribusiness…) répartis en quatre pôles de réflexion (politique et commerce, société et pauvreté, environnement, affaires) autour des enjeux actuels du développement agricole, tout en nourrissant un débat construit par les divergences issues de la diversité des acteurs. Leurs conclusions, nées du consensus des participants, se déclinent en trois thèmes : les défis actuels (et dans un futur proche), les objectifs généraux pour y répondre, et les orientations à suivre.

Les 6 grands défis à la production agricole :
1. Les conditions de la production : le changement climatique, la rareté accrue (et les prix plus élevés) des intrants, de la terre cultivable, de l’eau et de l’énergie, ainsi que la réduction de la biodiversité rendent l’agriculture de plus en plus précaire
2. Le gaspillage : 30 à 40% de la production n’atteint jamais les marchés, et les consommateurs des pays développés gaspillent chaque année l’équivalent de la production agricole nette de l’Afrique sub-saharienne
3. Les tendances actuelles de l’élevage de bétail et de la production de biocarburants sont susceptibles de conduire à de nouvelles crises, car ces productions font un usage très inefficient des ressources agricoles
4. La pression des prix est exacerbée par une coordination mondiale inadaptée et des marchés trop volatiles. Les pressions sur les prix sont exacerbées par les dynamiques volatiles des marchés et une coordination mondiale inadaptée, multipliant les effets de la croissance démographique, de la dégradation des sols et de la raréfaction de l’eau
5. La concentration : malgré la présence de plus de 50.000 variétés comestibles, largement plus de la moitié de notre alimentation provient de trois espèces (riz, maïs, blé). Moins d’entreprises assurant la jonction entre les producteurs et les consommateurs signifie aussi un risque plus élevé : les faillites auront des conséquences plus profondes et une portée plus grande
6. L’alimentation est déconnectée de la nutrition. L’augmentation de la présence de calories pauvres en nutriments dans les pays en développement reflète celle de l’obésité dans les pays industrialisés. Il y a à l’heure actuelle autant de personnes cliniquement obèses que de personnes en situation de sous-nutrition.
L’inadaptation du modèle actuel de production agricole fait consensus. Il convient de le changer en se concentrant sur « une meilleure production » plutôt que simplement « plus de production ».

Les objectifs doivent être les suivants :
1. Facilitation de l’accès aux marchés (puisqu’il y a déjà plus de 4000kcal disponibles par personnes et par jour dans notre système alimentaire mondial)
2. Une meilleure nutrition, plus de nourriture saine
3. Le développement de paysages agro écologiques, qui réduisent les risques.
4. Une coopération renforcée entre les secteurs public et privé, qui prenne acte du fait que la gouvernance change, le secteur privé étant de plus en plus présent.

Les orientations à suivre sont résumées en neuf points :
1. Orienter les investissements vers les petits et moyens producteurs agricoles organisés, incluant les femmes
2. Définir les objectifs en termes de nutrition humaine plutôt que simplement « plus de production »
3. Rechercher des rendements élevés au sein d’une écologie saine, ce qui n’est pas antinomique
4. Favoriser l’innovation et la diffusion de technologies
5. Réduire le taux de pertes (de gaspillage) au long de la chaîne de production alimentaire
6. Eviter de dédier des champs aux biocarburants, mais plutôt favoriser des systèmes de biocarburants décentralisés pour promouvoir l’énergie et restaurer les paysages
7. Insister sur des instruments de mesure de résultats intelligents et transparents
8. Développer et adapter des institutions publiques et privées en mesure de répondre à ces nouveaux objectifs
9. Motiver et récompenser des investissements et des modèles qui aboutissent à des résultats mesurables pour le bien public.

Pour télécharger la publication (en anglais, 94p.) :
http://thecosa.org/future-of-sustainability.html

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