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publié dans Veille le 5 septembre 2011

Nourrir la planète sans détruire l’environnement

Jeune Afrique

Crise alimentaireAgro-écologie

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En juillet, lors d’une réunion d’urgence sur la Corne de l’Afrique convoquée par la FAO à la demande de la présidence française du G20, le Ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a souligné, face à la famine qui frappe la Somalie, le devoir de la communauté internationale « d’assurer la sécurité alimentaire mondiale ». En soulignant le manque de coordination de la communauté internationale et en appelant à une action immédiate, il rappelait ainsi le message de la France au G20 pour que le 21ème siècle ne devienne pas le « siècle de la faim dans le monde ».

Mais dans l’esprit du Plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture du G20, M. Le Maire va plus loin et plaide pour une solution à long terme à la faim dans le monde. Et cela demande une vraie révolution.

Nous savons que la famine ne résulte pas seulement de la sécheresse ou des pertes agricoles. Les principaux coupables sont la mauvaise gouvernance et l’absence d’approvisionnement et de mécanismes de protection sociale. Qu’elles disparaissent et la famine s’éloigne. Mais si les solutions à ces problèmes difficiles sont bien connues localement, leur extension nécessite des changements radicaux et une nouvelle vision du monde.

Un rapport publié à la Semaine Mondiale de l’Eau à Stockholm, intitulé « Ecosystems for Water and Food Security » appelle sans tarder à reconsidérer nos méthodes d’amélioration des rendements, à un moment où la production alimentaire représente déjà plus de 70% de la consommation en eau mondiale.

L’approche par les Services Ecosystémiques proposée dans ce rapport est tout bonnement révolutionnaire en ce qu’elle démontre le caractère fondamental des bénéfices que les écosystèmes apportent aux populations. Les sols, l’eau, les arbres, les cultures, la faune aquatique et le bétail remplissent en effet des fonctions multiples, et par leurs interactions jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire. Le rapport insiste aussi sur la nécessité, pour comprendre nos écosystèmes, d’en connecter les éléments, mais aussi de faire collaborer ensemble pays, disciplines et secteurs économiques.

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