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publié dans Ressources le 3 mars 2014

Article Jeune Afrique : Burkina Faso : l’or n’est pas éternel

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Enclavé, longtemps considéré comme le petit poucet de la région, le Burkina Faso affiche de tels progrès qu’il rivalise avec la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Reste à ne pas tout miser sur les mines.

Selon Yves Boudot, directeur du département Afrique à l’Agence française de développement, « la plupart des indicateurs sont au vert. La trajectoire a été bonne. Aucune erreur n’a été commise, mais la croissance du Burkina Faso est trop liée à l’or. » Car le métal précieux a pris une importance vitale dans l’économie burkinabè : les exportations d’or, qui étaient de 754 kg en 2007, ont bondi à environ 40 tonnes en 2013. Les mines créent peu d’emplois et ne diffusent pas autant de revenus que le coton, mais l’or pèse désormais pour près de 80 % des exportations et environ 20 % des recettes budgétaires du pays.

Ces moyens supplémentaires ont permis d’abaisser les taxes à l’importation sur les produits alimentaires quand leurs prix se sont mis à flamber, en 2008, ou de développer les cantines scolaires et de préparer une sorte d’assurance médicale universelle. Mais attention, ce pactole n’est pas éternel, a prévenu le FMI. Le prix de l’or a chuté d’un quart en 2013, et ses filons peuvent s’épuiser. C’est pourquoi le conseil d’administration du FMI a conseillé à Ouagadougou « de faire en sorte que cette ressource souterraine épuisable soit transformée en atouts physiques, humains et financiers afin de soutenir le développement durable du pays pour les générations actuelles et futures ».

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