Les pays sahéliens touchés par l’instabilité, désormais chronique, portée par les trafics et le terrorisme – Mauritanie, Mali, Niger, Tchad – sont tous, à des degrés divers, des pays fragiles. C’est pourquoi, ce que l’on appelle désormais communément les « Stratégies Sahel » (1), s’appuie toutes sur un robuste pilier « gouvernance ». Celui-ci porte notamment sur la réforme des forces de sécurité et de la justice, sur les droits humains, l’éducation ; plus généralement sur la construction d’un État juste, démocratique, au service de tous les citoyens. Des investissements considérables, dans la durée, sont nécessaires pour tendre vers ces objectifs. Cependant, s’ils veulent réussir, les pays concernés doivent également travailler au niveau régional car c’est à cette échelle que s’exprime une grande partie des dangers qui les menacent. Si les stratégies soulignent le caractère primordial de la dimension régionale des enjeux, les réponses régionales sont encore largement minoritaires et perçues comme difficiles à mettre en œuvre.
C’est pourquoi le champ du régional doit être aujourd’hui placé au centre de la réflexion et du dialogue afin qu’un jour il soit au centre de l’action. Dans cet esprit, le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO/OCDE), a entrepris la rédaction d’un Atlas du Sahara-Sahel dont sont présentés ici quelques enseignements.




