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publié dans Veille le 2 juillet 2012

Entraves au commerce et à la fluidité des échanges en Afrique de l’Ouest (Sous-Espace Centre-Est)

MSU

Commerce régional / intégration régionale

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La présente investigation tente d’apporter des éclairages aux décideurs sur la question des entraves au commerce en période de crise et de pénurie alimentaire.

Principales recommandations
Les marchés de la sous-région ont beaucoup contribué à atténuer l’insécurité alimentaire au Niger. Cependant, les prix élevés à la source (pour les importations) ont limité le rythme régulier des approvisionnements des marchés locaux. Les SIM doivent informer à l’avance les opérateurs sur les disparités existants entre les prix intérieurs et les prix à la source. L’Etat doit intervenir pour contenir les prix intérieurs en agissant sur les stocks publics pour les stabiliser là où cela est nécessaire.
Que peut-on recommander en cas d’instabilités politiques qui entravent l’approvisionnement des marchés intérieurs? La dernière crise politique en Côte d’Ivoire a révélé que l’analyse des prix de parité à l’importation et à l’exportation au niveau des corridors alternatifs peut aider les opérateurs à faire très vite leurs décisions d’achats ou de ventes et éviter aux marchés des longs délais d’approvisionnement.
Par rapport aux différends entre opérateurs nigériens et les responsables du port de Cotonou, les SIMs pourraient analyser des coûts et bénéfices afférents à l’utilisation des différents ports (Abidjan, Lomé, Téma…etc.) et les mettre à la disposition des importateurs afin de les aider à diversifier leurs sources avec l’engorgement constaté au port de Cotonou.
Les effets d’annonce concernant les achats institutionnels ont souvent tendance à perturber le fonctionnement des marchés en encourageant les comportements spéculatifs de rétention de stocks existants. Les annonces doivent cibler les zones excédentaires intérieures, frontalières ou extérieures.
Le suivi de certains paramètres comme le déroulement de la campagne agricole de part et d’autres des zones frontalières de production, le prix du carburant, les coûts de transport, le cours des monnaies concernés de part et d’autres des frontières sont des facteurs importants qui déterminent la fluidité des échanges. Ils doivent être portés à la connaissance des acteurs de façon assez rapprochée en période de crise alimentaire.
Plus de transparence dans les échanges contribue à garantir le bon fonctionnement des marchés. L’initiative de suivi rapproché des flux entrants et sortants préconisée par le CILSS est plus que jamais d’actualité car c’est aussi un outil de contrôle des fraudes qui affectent le bon approvisionnement des marchés.
Enfin, la fiabilité des statistiques nationales et régionales de production est encore une fois mise en doute durant cette campagne agricole 2011-12 suggérant davantage d’efforts dans sa consolidation et son renforcement.

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