Les Echos
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En Afrique, en Asie, en Europe de l’Est, de gigantesques surfaces cultivables passent sous la coupe d’entreprises ou d’Etats étrangers. Le phénomène prend une telle ampleur que les économistes n’hésitent pas à parler d’une « troisième vague de délocalisations ». Echappant à tout contrôle, cet accaparement des terres fait peser de lourdes menaces sur les équilibres locaux.
Lors du sommet sur la sécurité alimentaire de la FAO qui s’achève aujourd’hui à Rome, les chefs d’Etat n’ont guère pris d’engagements concrets, quand ils n’étaient pas aux abonnés absents comme les dirigeants du G8. Hier, dans les coulisses, la déception était tangible, tant du côté des ONG que des experts.
Le plan de santé d’Obama pourrait aussi être financé grâce à l’une des promesses électorales du candidat de 2008 : la diminution des subventions cotonnières destinées aux fermiers américains. Hélas, après l’élection, le lobby cotonnier américain et des membres du Congrès se sont immédiatement opposés à la mise en œuvre de cette mesure promise par le nouveau président.
A trois semaines du sommet de Copenhague, l’Union africaine met la pression sur les pays riches, comme le souligne l’un de ses porte-parole sur ce dossier, le président de la République démocratique du Congo, Denis Sassou-N’Guesso.
Le coton a terminé 2009 en fanfare. A 75 cents la livre, il se traite en haut de la fourchette de la moyenne de ces vingt dernières années.
Producteurs et industriels du lait ont négocié hier durant tout l’après-midi sans aboutir à un accord. Sur la table, une proposition du gouvernement pour un nouveau cadre de fixation des prix du lait