Des chercheur·euses du CIRAD et de l’INRAE tirent, dans cet article de synthèse, les enseignements de 15 études menées dans 13 pays tropicaux et méditerranéens, dont plusieurs en Afrique de l’Ouest et du Centre. Réduire les pesticides suppose d’activer ensemble trois leviers : substitution par des pratiques agroécologiques (diversification, biopesticides, plantes de service), co-conception de systèmes avec les agriculteur·rices via les champs-écoles, et soutiens économiques comme les Systèmes participatifs de garantie (SPG). Subventions aux intrants chimiques, homologation inadaptée aux bio-intrants locaux, influence des firmes, dépendance des organisations paysannes à la vente d’intrants et crainte des pertes de rendement freinent encore cette transition.
Article scientifique, Cahiers Agricultures, octobre 2026