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Dans cette interview donnée à Inter-réseaux, M Cissokho brosse un tableau alarmant du contexte ouest-africain au début de l’année 2012, et fait part de sa crainte que les crises nombreuses ne mobilisent les attentions et les efforts au détriment des politiques de long terme.
« 2012 c’est une année qui commence mal. D’abord à cause d’une campagne agricole très faible en résultats pour les familles paysannes en tout cas dans le Sahel, selon les chiffres publiés sur le site du RPCA, que personne ne remet en cause. Chez nous au Sénégal, on estime que le CNCR a subi un manque à gagner à hauteur de 20 à 60%… On a es informations similaires en provenance du Burkina et du Mali. Ensuite 2012 est préoccupante pour nous à cause de la fin de la crise militaire en Lybie, qui est frontalier avec le Niger, le Mali et on peut dire du Burkina. Mouvements de population, circulation d’armes, guerre civile presque au Mali… sont autant de conséquences très inquiétantes. Ajoutez à cela une crise économique en Europe, premier partenaire économique de nos pays, qui ne fait que s’accentuer depuis 2008… Voilà donc un tableau qui n’est pas favorable. Selon certaines informations, nous avons un problème compliqué en Guinée Bissau avec la drogue, mais je ne peux pas vérifier. Et j’allais oublier une quasi-guerre civile au Nigéria entre chrétiens et musulmans, une terrible guerre civile en Côte d’Ivoire qui a laissé des traces profondes, une crise militaire en 2011 au Burkina. Bref le contexte n’est pas favorable et en premier lieu pour les paysans, eux qui ont déjà des problèmes, eux qui sont faibles économiquement, dispersés, nombreux, particulièrement fragiles. »

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