Aujourd’hui, chacun en convient : l’agriculture a un avenir. En raison de l’augmentation de la population mondiale et du niveau de vie de celle-ci, la demande de denrées alimentaires devrait doubler d’ici à 2050. Pourtant le mépris vis à vis de ce secteur est mondial. Alors que 75 % des pauvres habitent dans des zones rurales, l’agriculture ne reçoit que… 4 % des investissements publics et 4 % de l’aide au développement. Au-delà des causes conjoncturelles mises en avant pour expliquer la crise alimentaire actuelle – progression de la demande, changement climatique, concurrence des biocarburants et spéculation financière -, c’est cette absence de moyens qui en constitue le principal motif.




