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Des agriculteurs ont pris en charge leur propre vulgarisation !

Création de groupes d’agriculteurs à la recherche de solutions à leurs problèmes

La diffusion du progrès technique restait très lente et le sous-développement des campagnes françaises quasi-général avec un système de vulgarisation descendant fonctionnant souvent « comme si les uns « savaient » et les autres « ne savaient rien »… sans la participation active des agriculteurs concernés… Des agriculteurs ayant envie d’expérimenter des solutions nouvelles ont constitués alors des petits groupes (10-20 personnes « pour que chacun se sente à l’aise et puisse prendre la parole pour exposer sa situation ») : les premiers Céta (Centres d’ études techniques agricoles) (1944).

Céta, outils de vulgarisation officiellement reconnu et étendu

Au travers du travail en groupe des Céta, les agriculteurs participaient eux-mêmes à leur propre vulgarisation : ils développaient leur capacité à rechercher par eux-mêmes les solutions aux problèmes prioritaires de leurs exploitations. Les Céta ont contribué à l’accélération de la vulgarisation du progrès technique en agriculture grâce notamment au renforcement des liens avec la recherche publique et les stations de recherche des firmes privées (d’engrais ou de l’alimentation du bétail) qui trouvaient dans les CETA des partenaires privilégiés pour la mise en place d’expérimentations et l’application de méthodes innovantes.

Ils ont été reconnus pour leur travail de recherche appliquée, d’obtention de références techniques au niveau de l’exploitation, et comme outil privilégié pour la vulgarisation du progrès technique. Cette reconnaissance a été officialisée au travers d’un décret (11 avril 1959) organisant la vulgarisation du progrès technique agricole à partir de groupes librement constitués selon le modèle de la loi de 1901. Ce même décret de 1959 a aussi permis la création des GVA (Groupements de Vulgarisation du Progrès Agricole), groupes de 50 à 150 adhérents qui avaient un rôle de vulgarisation, d’animation et d’entraînement du milieu, relayant souvent très efficacement les résultats des travaux des CETA en direction du plus grand nombre en organisant des « actions de masse »…Les Céta se voyaient aussi dotées de moyens de financement, via des taxes parafiscales

Céta et conseil de gestion

Dans un CETA, il était nécessaire de vérifier la validité économique des résultats techniques… Mesurer les coûts supplémentaires, le surplus de travail à effectuer, les conséquences sur les autres activités était monnaie courante… Pas étonnant donc que les premiers centres de gestion professionnels aient été créés par des adhérents de CETA (avec là encore l’appui de l’enseignement et la recherche pour mettre au point des méthodes de gestion adaptées aux caractéristiques de l’exploitation famille). La Fédération nationale des CETA a mis en place un service d’appui à ces jeunes centres de gestion, jusqu’à la création de la FNOGA (Fédération Nationale des Organismes de Gestion Agricole)…
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Ce texte introductif est tiré du chapitre sur les CETA du livre « Origine et développement des organisations agricoles en France » (que vous trouverez intégralement infra).

Bien que d’autres organisations ont contribué aux succès obtenus (JAC, Civam, Maisons familiales rurales, Chambres d’agriculture pour ne citer qu’elles…), il appuie volontairement sur le rôle des Céta initiés par des agriculteurs car ces groupes ont largement contribué à la vulgarisation de techniques agricoles et à l’émergence du conseil de gestion.

Origine et développement des organisations agricoles en France. Témoignages et partages d’expériences

Extrait « Origine et développement des organisations agricoles en France… » : Chapitre sur les CETA

Histoire de la gestion en France

Vulgarisation et développement agricole : l’expérience française

Les diverses formes de conseil à l’exploitation familiale

Histoire des Civam (Centres d’initiative pour valoriser l’agriculture et le milieu rural)

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