Pour mieux comprendre la situation foncière en Afrique, le point de vue de l’anthropologie du changement social et du développement apporte des éclairages utiles. C’est notamment le cas en ce qui concerne la question de la formalisation (ou de l’enregistrement) des droits coutumiers, qui est un enjeu présumé majeur pour la sécurisation des droits détenus par la très grande majorité des exploitants africains.
Il s’agit également d’un véritable défi historique, puisque, depuis un siècle que l’on en parle et que l’on lance des programmes de délivrance de titres, la situation n’a pas significativement changé : seule une infime minorité des droits fonciers d’origine coutumière ont été légalement reconnus et enregistrés en Afrique rurale et la pérennisation des titres émis est toujours aussi fragile.




