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publié dans Bulletins de veille le 19 mars 2009

La différenciation des produits agricoles selon l’origine – Bulletin de veille spécial n° 141 – 19 mars 2009

Estelle Deniel (Inter-réseaux)

Appellations, labels, « d’origine », équitable, bio, Appellation d’origine contrôlée (AOC), Appellation d’origine protégée (AOP), Indication géographique protégée (IGP), Indication géographique (IG) : autant d’indicateurs et de labels permettant de mettre en avant des qualités de produits agricoles et de les différencier sur un marché inondé de produits « de masse » standardisés et homogènes d’un continent à l’autre.

Ce bulletin de veille électronique partage une sélection de références autour d’indicateurs et d’appellations spécifiant une qualité liée à l’origine des produits. Nous espérons qu’il vous permettra de mieux saisir ces notions et les enjeux sous-jacents, et qu’il vous donnera du grain à moudre pour vos propres réflexions !

Nous reviendrons par ailleurs sur cette question de la segmentation des marchés dans de prochains bulletins de veille autour de labels spécifiant d’autres types de qualité des produits agricoles (bio, éthique, équitable…).

Ce bulletin a été élaboré en réseau, grâce à la participation de nombreuses personnes, que nous remercions grandement (voir ci-dessous)!
En souhaitant que vous réagissiez vous aussi pour partager vos expériences et points de vues,

Bonne lecture,

… ::: Partie 1 – Des éléments de définition

Les labels se multiplient, la confusion grandit
R. Naaman. Novethic. Décembre 2007. 2 p.
Entre labels publics/privés, label Max Havelaar, Agriculture Biologique, produits « verts »… la confusion est facile. Comment s’y retrouver ? Les critères de qualité sont-ils les mêmes pour tous (environnement, social…) ? Cette multiplicité de label sur le marché ne serait-elle pas un frein pour les consommateurs, préjudiciable à ce type de marché dans les années à venir ?
http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp?id=113175

De quelles qualités parle-t-on ?

Interview de B. Daviron. 4 min

La notion de qualité est relative, très subjective et diverse selon les critères retenus. Cet interview vidéo permet de comprendre la différence entre : i) la qualité matérielle (qui renvoie aux attributs intrinsèques du produit : couleur, arôme, taille du café) ; ii) la qualité symbolique (qui renvoie à l’existence d’un signe de qualité, comme une marque, une indication géographique/d’origine ou un label, équitable par exemple) ; iii) la qualité « service personnalisé ».

http://www.cirad.fr/upload/fr/actualite/videos/paradoxe_cafe/BenoitDaviron.html

Pour comprendre les notions de « qualité spécifique » et « qualité générique » voir aussi cette courte présentation :

http://www.foodquality-origin.org/Qspecifique.html

Au nom de la qualité : Quelle(s) qualité(s) demain, pour quelle(s) demandes(s) ?

Colloque SFER. Octobre 2005. Clermont-ferrand (France)

Ce texte introductif d’un colloque de SFER (Société Française d’Economie Rurale) tenu en 2005 met en avant plusieurs types d’enjeux majeurs autour de la/les qualité(s), en particulier : 1) la création et la répartition de valeur pour les acteurs des filières ; 2) la protection de la santé et l’assurance de la sécurité des populations en lien avec les problèmes d’obésité de certaines populations, y compris là où on ne s’y attend pas (en milieu urbain, en Asie…) ; 3) le renouvellement ou l’entretien des ressources naturelles et territoriales…

http://www.melissa.ens-cachan.fr/article.php3?id_article=699

Labels et marques

Un label de qualité – ou signe d’identification – est développé pour différencier les producteurs respectant des normes officielles de qualité et pour indiquer au consommateur la provenance ou l’origine d’un produit. Un label peut certifier une origine, une qualité, ou une conformité. Les labels se distinguent des marques déposées, qui sont des qualifications commerciales et des prix décernés par des organismes privés. En France, le terme de label est réservé aux mentions et sigles officiels. Un label peut se définir comme une « marque collective exprimée sous la forme d’une inscription, d’un signe ou d’un logo apposé sur un produit et qui atteste que ce dernier possède un certain nombre de qualités et de caractéristiques » (Gilardi, Koehl, Dictionnaire de mercatique). http://fr.wikipedia.org/wiki/Signes_d%E2%80%99identification_de_l%E2%80%99origine_et_de_la_qualit%C3%A9

Labels officiels français et européens spécifiant une origine

La France et l’Europe sont pionnières en la matière. On distingue en particulier les AOC (Appellations d’origine contrôlée) françaises, les AOP (Appellations d’origine protégée, qui correspondent aux AOC françaises mais au niveau européen), et les IGP (Indications géographiques protégées) européens. Si français et européens se retrouvent pour défendre leurs appellations devant l’OMC, les français ne sont pas nécessairement d’accord pour abandonner les AOC françaises au « profit » des IGP européens. Par ailleurs au niveau mondial, le terme générique pour les labels spécifiant une origine est Indication géographique (IG). Les signes spécifiquement d’origine européens – AOP et IGP – sont définis par le règlement 510/2006 du Conseil de l’UE http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2006:093:0012:0025:fr:PDF

Produits de terroir. Comprendre et agir.

L. Bérard et P. Marchenay. CNRS. 2007. 58 p.

En France, les produits localisés (communément appelés « produits du terroir ») sont de plus en plus convoités puisque la mise en avant de leur origine permet d’apporter une plus-value économique. Face à un tel contexte et à la diversité des produits localisés, ce document apporte quelques repères pour raisonner cette famille de produits, leur protection et leur valorisation. Il définit ainsi les différentes appellations d’origine existant en France : AOP, IGP, Spécialité traditionnelle garantie (UE), dénomination « montagne » (…), avec des exemples récents de valorisations de certains produits français.

http://www.ethno-terroirs.cnrs.fr/IMG/pdf/CNRSTerroirComprendreAgir.pdf (2.74 Mo)

Les AOP et les IGP, la même chose ?

Les AOP et les IGP partagent des caractéristiques communes : dénominations géographiques, lieu d’origine dans la région (dont leur nom est dérivé), procédure d’enregistrement officielle. Mais des différences fondamentales existent ! Pour qu’un produit soit considéré AOP, les matières premières doivent provenir de la zone géographique en question, et le lien entre le produit AOP et le lieu d’origine est impératif ; dans le cas des IGP, le lien entre le produit et le lieu d’origine est nécessaire mais ni essentiel, ni exclusif. En outre, pour l’AOP, toutes les étapes de la production (des matières premières au produit final) doivent avoir lieu dans la zone géographique définie ; pour l’IGP, seule l’une des trois étapes – préparation, production ou transformation – peut se dérouler dans la région géographique définie. Autrement dit, si les producteurs sont de fait partie prenante des AOC, tel n’est pas nécessairement le cas dans les IPG… D’autres explications sur : http://agritrade.cta.int/fr/content/view/full/1794 (PDF, 20 p)

Site officiel de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao)

L’Inao accompagne les producteurs souhaitant s’engager dans les démarches de qualité et gère les Signes d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO). Il regroupe les labels de qualité et d’origine officiels français et européens tels que : l’Appellation d’origine contrôlée produits de France (AOC), l’Appellation d’origine protégée (AOP), l’indication d’origine protégée (UE), la Spécialité traditionnelle garantie (UE) (attestant de la qualité liée à l’origine où à la tradition) et aussi d’autres labels spécifiant des qualités non liées à l’origine ( « Label Rouge produits de France », attestant la qualité supérieure ; « Agriculture biologique produits de France ». Sur le site des guides expliquent comment obtenir ces labels. http://www.inao.gouv.fr

Au niveau international, le terme d’Indication géographique

Au niveau international, le terme d’Indication géographique (IG) renvoie à la dimension géographique d’un produit traditionnel et permet de reconnaître et de protéger la réputation de ce produit (droits de propriété intellectuelle). C’est un terme générique dont la seule définition mondialement reconnue est constituée par les 4 lignes de l’art 22.1 de l’accord ADPIC (Accords sur les aspects des droits de propriété intellectuelle touchant au commerce, signé en 1994 dans le cadre de l’OMC). En vertu de cet accord on entend par IG « des indications qui servent à identifier un produit comme étant originaire du territoire d’un membre, ou d’une région ou localité de ce territoire, dans les cas où une qualité, réputation ou autre caractéristique déterminée du produit peut être attribuée essentiellement à cette origine géographique ». Les IG en Inde, Chine, etc. ne sont ainsi pas la même chose que les AOP et IGP en Europe. http://www.wto.org/french/docs_f/legal_f/27-trips.pdf

Pour l’Afrique francophone, l’Organisation africaine de propriété intellectuelle (OAPI) a adopté un accord concernant les IG, vous le retrouverez dans l’annexe 6. (pp. 142-151) : http://www.droit-afrique.com/images/textes/Afrique/OAPI_Accord_de_Bangui_revise.pdf (676 Ko)

De son côté, la FAO ne parle pas d’IG, mais de produits traditionnels. Lors de sa 26ième conférence, elle a donné lieu à un document intéressant à ce sujet. ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/meeting/013/K2473F.pdf (PDF, 25 p.)

La certification participative : une qualité sans label

Il existe aussi des démarches pour spécifier une qualité, sans passer par une labellisation officielle. Des initiatives de certifications participatives ont été développées par des producteurs (Nord et Sud) qui ne se retrouvaient pas ou plus dans la certification officielle (jugée trop contraignante : cahier des charges non adapté aux pays, lien non direct avec les consommateurs, coût…). Une référence ci-dessous de l’Ifoam (International Federation of Organic Agriculture Movements) qui montre des principes d’un Système de garantie participatif. Et un exemple pour illustrer : la certification participative bio plus adaptée par exemple aux réalités écologiques et économiques locales.

Système de garantie participatif : une vision idéale. Ifoam. http://www.ifoam.org/about_ifoam/standards/pgs/pdfs/SystemesDeGarantieParticipatifs-VisionIdeal.pdf

Les systèmes participatifs de garantie : autre mode de certification. Agripade n°24. mai 2008.p. 18. http://www.iedafrique.org/spip.php?article2

… ::: Partie 2 – Appellations d’origine et commerce international

État des lieux. Les AOC dans la tourmente

Confédération paysanne. Campagnes Solidaires n°219. Juin 2007. p. 2-4.

En France, l’histoire des appellations d’origine s’est construite sur plus d’un siècle. Tout commence à la fin du 19ème siècle avec la grande bourgeoisie viticole bordelaise. Afin de lutter contre les contrefaçons, les usurpations d’identité et ainsi protéger leurs vins, les vignerons, par la création d’un syndicat, demandent la mise en place d’une réglementation « anti-fraude ». Dès lors, la première étape vers la construction des appellations d’origine est franchie… La suite de l’histoire des appellations d’origine en France dans cet article.

http://www.confederationpaysanne.fr/campagnes_solidaires_5.php&numero=219&affiche_div=3 (424 Ko)

Les indications géographiques et leurs enjeux pour les pays ACP

O’Connor. Document de travail. CTA. Avril 2005. 20 p.

“Antigua”, “Parme”, “Gorgonzola”, “Grenade”, “Bordeaux”, “Thé de Kenya” sont des exemples connus d’indications géographiques (IG) associées à des produits spécifiques. Ce document revient aux racines de ces IG, en France et en Europe et s’intéresse à la politique intérieure de l’Union européenne en matière d’IG, et à sa stratégie dans le marché international. Il inclut également un paragraphe sur la distinction entre Appellation d’origine protégée (AOP) et Indication géographique protégée (IGP). (p.5-8)

http://agritrade.cta.int/fr/content/view/full/1794

Les appellations d’origine et les négociations internationales

N. Olszak. Centre d’études internationales de la propriété industrielle- CEIPI. 7 p.

Ce document traite de l’histoire générale des appellations d’origine. Il permet de mieux comprendre les enjeux et l’évolution des appellations d’origine dans les négociations internationales. De la Convention de l’Union de Paris en 1883 jusqu’au cycle de Doha en 2001, quelles ont été leurs évolutions et les accords qui s’y rattachent ?

http://www.atrip.org/21.htm (en bas de page dans le section nommée : Quatrième panel : Nouvelles dynamiques en propriété intellectuelle internationale)

Pourra-t-on défendre et promouvoir les appellations d’origine à l’OMC ?

B. Sylavander. Mission agrobiosciences. 13 p.

Des scientifiques, agriculteurs, militants et consommateurs débattent sur les « appellations d’origine ». L’économiste sociologue Bertil Sylvander replace le décor autour des AOC, AOP, IGP, et donne, clé en main, des informations pour comprendre les négociations au niveau OMC. Sur un ton plutôt direct, il positionne les pays dans ces négociations et délie les fausses vérités. Qui condamne ces appellations ? Qui est pour ? « Ancien monde (Europe) » contre « Nouveau monde (États-Unis, Australie…) » ? Son discours est rythmé par des exemples précis de produits français et européens. Vous comprendrez pourquoi le secteur viticole français sous AOC est très concurrencé par les politiques commerciales de marque et de cépage du « Nouveau monde ».

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=1131

Dans le même registre : Quelle stratégie pour les produits de terroir dans un contexte de globalisation des marchés ? J-L.Rastoin. Mission agrobioscience.2004. 15 p. http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=1420

… ::: Partie 3 : Des expériences concrètes

De nombreuses expériences sont en cours dans les pays du Sud (riz mangrove de Guinée, miel de Oku, Poivre de Penja au Cameroun, café de Ziama en Guinée, Poivre de Kampot du Cambodge…). Ces expériences, récentes, sont encore peu documentées. A suivre donc !

France : Les AOC dans le développement territorial. Le cas français des filières fromagères

J. Frayssignes. 16 p.

Cette étude compare l’impact des AOC fromagers dans 4 pôles de France : Basse-Normandie, Centre, Sud-Aveyron, et Savoie. Chacun indicateur a de l’importance : nombre d’exploitation AOC dans la région, AOC intégré (ex : Roquefort) ou « semi-intégré » (camembert de Normandie), notoriété de la région… pour comprendre les effets d’entraînement que peut avoir une AOC au niveau économique, touristique (…).

http://www.origin-food.org/2005/upload/PhD_leaflet%20Julien%20Frayssignes.pdf (634 Ko)

Du même auteur : L’impact économique et territorial des signes d’Identification de la qualité et de l’origine J. Frayssignes. Rapport d’étude. Sept. 2007. 86 p. Étude sur différents produits labellisés : AOC Rocamadour, label rouge « Agneau Fermier du Quercy », label rouge « Haricot Tarbais », Label rouge « Bœuf fermier Aubrac ». À chacun son histoire, sa structure, ses enjeux et ses bénéfices autour d’un label de qualité ou d’une appellation d’origine. http://www.origin-food.org/2005/upload/Rapport%20final%20IRQUALIM%20Qn.pdf (908 Ko)

Origin-based Products. Lessons for pro-poor market development

P. von Kop, D. Sautier and A. Gerz (Eds.). Bulletin 372. Cirad.106 p.

Ce document en anglais regroupe des études sur des produits typiques de certaines régions du monde : manioc (Gari) Missé du Bénin, fromage Mantecoso du Pérou, thé Rooibos d’Afrique du Sud, café arabica du Costa Rica et fromage Comté de France. Certains de ces produits bénéficient déjà d’une indication géographique. D’autres non, mais la question d’une IG y est néanmoins posée pour protéger le produit, faire reconnaître un savoir-faire et/ ou permettre un accès au marché international. À noter, la forme intéressante de ce document : fiches de 10-15 p. par produit, et accompagnées de références bibliographiques.

http://www.kit.nl/net/KIT_Publicaties_output/ShowFile2.aspx?e=921 (2,44 Mo)

Maroc : Les mafias de l’arganier

Entretien avec I. Sadik : « Sus aux fausses coopératives ». Le reporter. 2 p.

L’huile d’argan, un produit très recherché par les pays du Nord ces dernières années. Mais à qui profite un tel engouement ? Une mafia (représentée par les opérateurs privés) essaie-t-elle de tirer profit de cette huile, fabriquée à la base par des coopératives de femmes fortes d’un savoir-faire sur ce produit ? Une indication géographique permettrait-elle de protéger cette filière traditionnelle ?

http://www.lereporter.ma/index.php?option=com_content&id=1248&view=article&Itemid=174

Maroc : Des labels pour valoriser les produits du terroir

M. Alami. Le reporter. 2 p.

Une réponse face à la concurrence des opérateurs privés : l’Association marocaine de l’indication géographique de l’huile d’argan « Amigha » fait le 1er pas vers une reconnaissance du travail des coopératrices féminines, à travers une labellisation de l’huile d’argan. Une première au Maroc! Et d’autres produits marocains pourraient suivre : clémentine, safran, huile d’olive…

http://www.leconomiste.com/article.html?a=90778

Le café de Colombie : la protection et la promotion d’une origine connue

L. F. Samper, Président de la Fédération nationale des cultivateurs de café de Colombie. 2005.

Ce PowerPoint présenté par le président de la Fédération de producteurs de café de Colombie explique comment la Fédération et ses producteurs sont passés de marques commerciales (distinctives, reconnues, et puissantes, mais toutefois avec des limites) à des marques de certification officielles, puis à une démarche d’Appellation d’origine. Le « Café de Colombie » est la première IG non européenne reconnue en Europe.

http://origin.technomind.be/fileadmin/origin/PDFs/French/OriGIn_en_action/Evenements_OriGIn/Hangzhou_Novembre_2005/Luis_Samper-Origin_China_FR.ppt

… ::: Partie 4 : Enjeux

Indications géographiques. Protéger les marques de territoire au profit des producteurs ruraux

M. François, P. Seyrevath. Gret, Cedac. 2009. p.24

Le ministère du Commerce du Cambodge élabore une réglementation sur les Indications géographiques (IG). De nombreux produits cambodgiens (tels que le sucre de palme de Kampong Speu, le poivre de Kampot…) pourraient en effet bénéficier de ce signe d’identification d’origine et de qualité. Pourquoi ce pays comme de nombreux pays asiatiques s’intéresse aujourd’hui aux IG ? Ce document replace les IG dans leur contexte historique et expose de façon très intéressante et concise les enjeux des IG pour certains pays et certains producteurs (définition d’une IG, histoire des IG en Europe, dans le monde, débat à l’OMC, IG et organisations paysannes…).

http://www.gret.org/ase/result_long.asp?cle=1037 (290 Ko)

Indonésie : Les Indications géographiques : une voie de pérennisation des processus d’action collective au sein des Systèmes agroalimentaires localisés (SYAL) ?

S. Fournier. Cahiers Agricultures. Vol. 17, N°6, 547-51. 2008. 7 p.

Du fait de leur aptitude à délimiter une zone de production et à renforcer la capacité d’action collective, les IG semblent apporter des éléments susceptibles de pérenniser les dynamiques d’actions collectives au sein d’un SYAL. Pour autant, dans les pays occidentaux, les pouvoirs publics interviennent pour développer des dispositifs institutionnels et organisationnels permettant, via l’action collective, de pérenniser les Systèmes agroalimentaires localisés. Il en est autrement dans les pays du Sud : cette pérennisation y reste un véritable problème (faiblesse des États à protéger leurs productions nationales, augmentation de la concurrence et dilution d’un savoir-faire, d’actions collectives…). L’IG “café de Kintamani Bali” (Indonésie) en est un bon exemple.

http://www.jle.com/fr/revues/agro_biotech/agr/e-docs/00/04/44/26/article.phtml

Appellations d’origine : le marché contre l’authenticité ?

Confédération paysanne. Campagnes Solidaires n° 219. Juin 2007. 8 p.

L’AOC a pendant longtemps été le phare emblématique de la reconnaissance du travail des paysans français, de leur savoir-faire et de la spécificité du territoire. Bien que cette appellation permette à de nombreux produits régionaux français de se retrouver sur le marché international, celle-ci est de plus en plus controversée. Les pays voisins accusent les AOC d’être des obstacles à la libre concurrence et les producteurs eux-mêmes accusent les grandes enseignes de distribution de s’approprier ce marché et donc les bénéfices. Doit-on maintenir les AOC ? Ont-elles des raisons réelles d’exister et pour qui ? Ce dossier tente de répondre à ces questions avec plusieurs articles courts s’appuyant sur différentes AOC (vins de bordeaux, Pélardon…).

http://www.confederationpaysanne.fr/campagnes_solidaires_5.php&numero=219&affiche_div=3 (424 Ko)

Des produits made in China sans contrefaçon

M. Papaix. Agrobiosciences.2004. 9 p.

Thé vert de Longjin, vin jaune de Shaoxing, vinaigre de Zenjiang : voici des exemples de produits chinois bénéficiant d’une Indications géographique (IG). Pourquoi ce pays connu pour être le pays de la contrefaçon, de l’imitation s’intéresse-t-il aux IG ? La notion d’origine y signifie-t-elle la même chose qu’en Europe (où elle est liée à une tradition, un savoir-faire, une légitimité historique) ? Ou se résume-t-elle à un « Made in China » et ne serait-elle alors qu’une indication de provenance ? En France, les indications géographiques sont mises en place par les producteurs. Qu’en est-il en Chine, pays où les organisations de producteurs sont interdites ?

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=1425

IG et marques. Des outils en devenir

L. Berard et P. Marchenay. Courrier de la planète n°83. 4 p.

Article intéressant qui traite de l’enjeux des pays émergents à protéger leurs produits localisés (et les noms géographiques liés) face aux stratégies d’appropriation des noms géographiques liés à un produit par les grandes multinationales (avec leurs marques privés). Exemple avec l’Afrique du Sud où le nom de l’emblématique rooibos (« thé rouge » sud-africain) fut enregistré en tant que marque aux États-Unis par une entreprise privée puis à nouveau reconnu nom générique, appartenant au domaine public grâce à l’intervention de l’Afrique du Sud. Mais quels choix pour ces pays émergents : marque privée, marque collective, indication géographique ? Comment « réussir » en quelques années ce que la France a fait durant un siècle en matière de protection ?

http://www.ethno-terroirs.cnrs.fr/IMG/pdf/Courrier_Planete_LBPM.pdf

Le cidre cauchois privé de l’AOC ?

Paris Normandie (presse Internet). Mars 2009. 1 p.

Les producteurs de cidre de Normandie sont en colère, on leur refuserait une Appellation d’origine contrôlée (AOC) et on leur conseillerait de se réorienter vers une Indication géographique protégée (IGP). Mais pour les producteurs, cela n’a rien à voir et une IGP n’aurait pas le même impact qu’une AOC. Réaction des producteurs dans cet article.

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/119168/Le_cidre_cauchois_prive_d_AOC_

Burkina Faso : Nouvelles formes de reconnaissance des femmes burkinabè dans la production collective de beurre de karité

M. Saussey, P. Moity-Maizi, J. Muchnik. Cahiers Agricultures. Vol. 17, N°6, 582-6. 2008. 8 p.

L’accès au marché international est, pour l’Association Buayaba, une véritable reconnaissance du savoir-faire artisanal des femmes burkinabè productrices de beurre de karité. Il a été rendu possible par la création de groupements et par leur professionnalisation à la fois technique et réglementaire avec l’objectif de répondre aux exigences et normes de qualité des pays importateurs. Cependant, cet accès au marché international permet-il d’effacer les inégalités locales (homme/femme), de surpasser certaines logiques et normes sociales, et d’améliorer le revenu des femmes ?

http://www.jle.com/fr/revues/agro_biotech/agr/e-docs/00/04/44/2C/article.phtml

… ::: Agenda

Une réunion d’expert ACP-UE sur les enjeux liés aux indications géographiques (IG) est organisée par le Cirad, le CTA et l’Afd le 24-27 mars à Montpellier. De nombreux participants Sud et Nord sont attendus pour échanger sur ce sujet. À suivre donc les réflexions et débats, les nouvelles références qui en découleront et qui viendront par la suite alimenter ce sujet.

Bulletin de veille coordonné par Estelle Deniel, avec l’appui de l’équipe technique d’Inter-réseaux.

Des remerciements particuliers pour leur participation à ce dossier à : Martine François (Gret), Julie Maisonhaute (Plate-Forme pour le Commerce équitable – PFCE), Didier Chabrol (Cirad), Denis Sautier (Cirad), Nicolas Bricas (Cirad), Vincent Fautrel (CTA), Patrick Delmas (Afdi) et Kerfalla Camara (ONG Maison Guinéenne de l’Entrepreneur).

Si vous avez des ressources intéressantes, n’hésitez pas à les partager. Ecrivez-nous à veille@inter-reseaux.org.

Peu d’acteurs et d’expériences du Sud sont relayés dans ce bulletin de veille. En effet, encore peu de choses ont été écrites et diffusées sur Internet. Nous vous invitions donc à réagir et à partager vos expériences. N’hésitez pas nous contacter.

Vous pouvez vous inscrire au bulletin de veille sur le site d’Inter-réseaux (formulaire en bas à gauche sur la page d’accueil du site). Si vous ne souhaitez pas recevoir les futures éditions de ce bulletin, merci de nous le signaler.

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