Dans cette série de trois articles, AVSF suit la 54e session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de l’ONU, à Rome. L’ONG s’inquiète de la place de plus en plus contestée de la société civile dans les négociations. Elle juge aussi que la baisse de la faim chronique cache des causes profondes qu’on ne traite pas : inégalités, concentration des marchés, dépendance alimentaire des pays du Sud. Les États n’ont pas réussi à adopter les directives sur les systèmes alimentaires résilients, et l’agroécologie a été presque absente des débats. AVSF demande des politiques fondées sur les droits des populations, la souveraineté alimentaire et l’agroécologie paysanne.
Les articles en détail :
- AVSF au CSA : faire entendre les voix paysannes dans les négociations internationales (I), 19 octobre 2026 : Avant le CSA, le Mécanisme de la société civile et des peuples autochtones (MSCPA) a préparé ses positions communes. Carline Mainenti, chargée de plaidoyer à AVSF, y dénonce la remise en cause du rôle du MSCPA.
- AVSF au CSA : derrière la baisse de la faim, des causes structurelles toujours ignorées (II), 20 octobre 2026 : Selon le rapport SOFI 2026 de l’ONU sur la sécurité alimentaire, 645 millions de personnes souffraient de la faim en 2025. AVSF reproche au rapport de réduire la faim à une question de marché et d’oublier l’agroécologie.
- AVSF au CSA : l’échec des négociations sur les systèmes alimentaires résilients fragilise les droits des populations (III), 21 octobre 2026 : L’Argentine, le Paraguay, l’Inde et les États-Unis ont voulu affaiblir les références aux droits humains et aux droits des peuples autochtones. L’adoption des directives est reportée à 2027.
Article, AVSF, octobre 2026