L’auteur de cet article constate le peu d’intérêt qu’a suscité le sommet de Durban en Afrique, pourtant concernée au premier chef par le changement climatique : « rares sont les titres à avoir consacré plus que quelques dépêches sur la conférence ». Les médias sud-africains sont, pour des raisons évidentes, ceux qui ont offert la couverture la plus importante de l’événement. Ainsi, le Mail & Guardian a ouvert ses colonnes à différents points de vue : tandis que la ministre sud-africaine de l’Eau et de l’Environnement qualifiait la conférence de « succès remarquable », les ONG et scientifiques se sont montrés plus sceptiques. Un autre article met en évidence les divisions des pays africains sur l’entrée dans le marché des gaz à effet de serre. De son côté, le Journal du Mali cite un négociateur africain : « Les Américains ont, eux, plus de 200 négociateurs qui se relaient, et nous on en a deux ou trois, et il suffit d’une minute d’attention de notre part pour nous faire avoir ». Ce constat désabusé, estime Slate Afrique, est peut-être la clé de la relative indifférence constatée sur le continent. L’article conclut : « la sauvegarde de l’environnement est une question qui, si elle est décisive dans les pays africains touchés par le réchauffement climatique, semble être considérée comme un luxe pour beaucoup d’entre eux ».
Autres articles:
- Lire l’article du Journal du Mali : http://www.journaldumali.com/article.php?aid=3950
- Lire les articles consacrés au sommet par le Mail & Guardian (en anglais) : http://mg.co.za/specialreport/cop17-durban-2011
- Lire un autre article de Slate Afrique s’interrogeant sur l’impuissance des pays africains au sommet : http://www.slateafrique.com/79071/durban-les-africains-divises-negociations-climat-pays-developpes




