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publié dans Ressources le 15 mars 2006

A quand la conquête du marché américain ?

Cameroun

Luidor Nono, auteur de plusieurs articles pour Grain de sel, nous a adressé les deux articles suivants, qui n’ont malheureusement pas pu être publiés dans la revue… les voici sur le site de l’Inter-réseaux.

A la traîne par rapport à d’autres pays, les secteurs privés et publics de la zone CEMAC tentent d’améliorer leur participation à l’Africa growth and opportinuty act. (AGOA). Le département d’agriculture des Etats-Unis est à leur côté.

Timide conquête

Octobre 2000, les Etats-Unis publient la liste des 35 pays éligibles à la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique. Parmi ces pays figure le Cameroun. Depuis cette date, les exportations du pays n’ont cessé de croître. Elles sont passées de 19 à 98 milliards de FCFA. Cependant, les économistes avertis pensent que le Cameroun n’a pas encore profité de toutes les opportunités de l’AGOA et avec lui, toute la sous-région Afrique centrale. Avec les performances accordées dans ce cadre, ils déplorent le manque de création d’emploi et d’opportunités plus denses notamment dans l’agriculture. Mises en accusation, les entreprises camerounaises se plaignent d’un environnement des affaires délicat. Ceci dû au manque de financement de la production. Elles montrent du doigt l’inorganisation du secteur productif camerounais pour la conquête du marché américain.

Résultat, l’offres des produits est peu performante et reste dominée par les huiles brutes de pétrole, la pâte de cacao, le bois, le caoutchouc, les tabacs et les cafés. Or d’autres pays africains font de très bonnes affaires aux Etat-Unis avec des secteurs comme celui des textiles, de l’agriculture et même de la biodiversité.

Pour corriger cette petite forme des produits de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale) et accroître le flux commercial entre la sous-région, les Etats-Unis offrent la possibilité de rattraper le retard à travers l’AGOA III, entré en vigueur depuis juin 2004. Lequel, non seulement élargit le nombre de pays éligible, mais rallonge les délais de cet arrangement.

Il est question de rappeler aux pays de la CEMAC, l’importance des liens commerciaux avec les Etat-Unis. Ceux-ci entendent ainsi donner une autre chance aux pays de la CEMAC et les aider à produire des denrées aux normes phytosanitaires et sanitaires (sps) internationales. Le but étant « d’améliorer la participation de la CEMAC dans les échanges AGOA », qui devraient déboucher sur un accroissement de ses exportations vers les Etats-Unis. C’est pour quoi on envisage le montage d’un laboratoire de contrôle de la qualité alimentaire avec des antennes dans chaque pays, ainsi que l’élaboration d’une régulation sous-régionale de l’assainissement des pratiques commerciales.

Luidor NONO mars 2005

luidornn@yahoo.fr

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