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publié dans Bulletins de veille le 16 décembre 2010

Bulletin de veille n°169 – 16 décembre 2010

Veuillez trouver ci-dessous un nouveau bulletin de veille sur le développement rural.
Ce mois-ci, des références autour de la volatilité des prix, des changements climatiques, du foncier, du coton, des OGM, etc.
N’hésitez pas à réagir par retour de mail à l’une ou l’autre de ces références, ce bulletin de veille est aussi l’occasion d’engager le débat au sein d’Inter-réseaux.
Vous pouvez également consulter ce bulletin sur le site web d’Inter-réseaux:
Bonne lecture !
L’équipe d’Inter-réseaux Développement rural

Volatilité des prix

Note de synthèse sur l’impact de la volatilité des prix des produits agricoles sur les acteurs des filières au Burkina Faso
Inter-réseaux, 29 novembre 2010
A l’occasion du séminaire « Agir sur la volatilité des prix pour la sécurité alimentaire et le développement » qui s’est tenu le 1er décembre 2010 au ministère français des Affaires étrangères et européennes à Paris (http://www.inter-reseaux.org/agenda/article/seminaire-agir-sur-la-volatilite), Inter-réseaux a présenté une synthèse d’enquêtes de terrain portant sur l’impact de la volatilité des prix sur les acteurs des filières agricoles au Burkina Faso. Réalisée sur la base d’une vingtaine d’interviews conduites auprès de producteurs et d’organisations paysannes, de transformateurs, commerçants, interprofessions, structures publiques, association de consommateurs, etc., cette note vise (i) à mettre en lumière le ressenti et l’impact de la volatilité des prix agricoles sur les acteurs de terrain interrogés et (ii) à mettre en évidence la diversité des stratégies mises en place par leurs organisations pour faire face à cette volatilité. À cette note de synthèse sont jointes deux fiches d’expériences d’organisations paysannes au Burkina Faso : l’Unions des groupements pour la commercialisation des produits agricoles de la Boucle du Mouhoun (UGCPA/BM) et la coopérative rizicole de Mogtédo.
Télécharger la note de synthèse (12 pages) : http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf_Synthese_enquetes_BF_versionfinale-2.pdf
Lire la fiche d’expérience UGCPA/BM (2 pages) : http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf_fiche_UGCPA_finale.pdf
Lire la fiche d’expérience Mogtédo (2 pages) : http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf_fiche_Mogtedo_finale.pdf

Jean-Pierre Jouyet plaide pour la régulation des marchés agricoles
EurActiv.fr, 23 septembre 2010
Lors de la présentation des résultats des travaux du groupe « Demain l’agriculture », Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers, a rappelé qu’il était temps d’amorcer une régulation des marchés agricoles, qui devrait passer par 3 étapes : enregistrer les opérations, les standardiser et les compenser. Selon lui, une transparence accrue des données (stocks mondiaux notamment) est également nécessaire pour éviter la spéculation. Il souligne cependant que cette régulation ne pourra être créée que par la pression politique, qui pourra s’exercer au niveau du G20.
http://www.euractiv.fr/jean-pierre-jouyet-plaide-regulation-marches-agricoles-article

Pourquoi les cours des matières premières agricoles sont devenus fous
La Tribune, 22 novembre 2010
La lutte contre la volatilité des prix des matières premières agricoles revêt un caractère d’urgence, avec des cours de nouveau en hausse en 2010 (60% pour le blé depuis fin juin, 27% pour le maïs, 30% pour le sucre). Cet article de La Tribune présente la situation de plusieurs matières premières ayant subi un envol récent des prix, telles que l’orge et le cacao. Les interviews de Christian Pèes (agriculteur, Groupe Euralis) et de Pierre Pringuet (industriel, Pernod Ricard) permettent d’aborder les répercussions de cette volatilité sur les acteurs des filières. Différentes mesures envisageables pour lutter contre cette volatilité sont également évoquées.
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20101119trib000574540/pourquoi-les-cours-des-matieres-premieres-agricoles-sont-devenus-fous.html

Gel des exportations : la cause de la volatilité des prix agricoles ?
Momagri, 22 novembre 2010
Selon un article du quotidien britannique Financial Times, la volatilité des prix agricoles est due non seulement aux comportements spéculatifs des investisseurs et aux variations du dollar, mais aussi à un troisième facteur : le gel des exportations des denrées agricoles, décrété de façon unilatérale par certaines puissances agricoles.
http://www.momagri.org/FR/regards-sur-l-actualite/Gel-des-exportations-la-cause-de-la-volatilite-des-prix-agricoles-_790.html

Vive la hausse des prix agricoles !
Jeune Afrique, 25 novembre 2010
La hausse généralisée des prix agricoles, qui touche quasiment tous les produits, s’explique par différents facteurs : une forte sensibilité des prix à la météo, un changement de comportement alimentaire dans les pays émergents, une offre agricole qui se réduit, une progression de l’exode rural. Cette hausse, considérée par les citadins comme une malédiction les obligeant à consacrer une part plus importante de leurs revenus à l’alimentation, n’est-elle pas une bénédiction pour les ruraux ? Cela peut l’être, à condition que le niveau de vie des paysans s’élève réellement ; et pour cela, il est indispensable que la politique agricole devienne une priorité pour les gouvernements, et que ceux-ci y investissent une part conséquente de leurs budgets.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2601p097.xml0/developpement-prix-inflation-pauvretevive-la-hausse-des-prix-agricoles.html

Warrantage

Note de synthèse des débats de la partie warrantage du séminaire « Assurance indicielle et warrantage : quelles perspectives pour l’Afrique de l’Ouest ? » (Gret, AFD)
Inter-réseaux, 22 novembre 2010
Dans le cadre de plusieurs études et travaux conduits par la coopération française sur le thème des instruments de régulation des marchés agricoles, le Gret a conduit en 2010 une étude intitulée « Gestion des risques agricoles par les petits producteurs – De la théorie à la pratique – Focus sur l’assurance récolte indicielle et le warrantage », sur financement de l’AFD. La note présentée ici reprend les éléments de débats et de discussions ayant eu lieu le 16 novembre 2010 lors du séminaire de présentation de cette étude Elle met notamment en avant :(i) les principales vertus du warrantage ; (ii) les préalables à la mise en place d’un système de warrantage ; (iii) les problématiques du warrantage ; et (iv) les besoins actuels d’appui au warrantage.
http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf_Seminaire_warrantage_note_synthese_debats_version_2.pdf
Pour information, une synthèse et une vidéo du séminaire seront très prochainement disponibles sur le site du GRET (www.gret.org). Deux publications relatives à cette étude sont également en cours.

Renforcer les capacités des réseaux d’organisations agricoles par l’analyse de l’évolution du prix des céréales locales au Burkina, Mali et Niger durant la période 2001-2010
Afrique verte, 6 décembre 2010
Cette étude analyse l’évolution des prix des céréales au Burkina, au Mali et au Niger ces dix dernières années, afin de contribuer à la détermination de points d’alerte susceptibles d’aider les organisations de producteurs dans la prise de décision. Plus spécifiquement, le document met en cause quelques idées reçues, notamment celle la plus couramment utilisée pour la gestion des stocks céréaliers au Sahel : les prix seraient bas à la récolte pour augmenter jusqu’à la soudure.
http://www.afriqueverte.org/r2_public/media/fck/File/Documentation/DocsAV/organisations%20agricoles%201,4%20Mo.pdf
Le Réseau national des chambres d’agriculture du Niger (Reca-Niger) propose un extrait de cette étude sur le warrantage au Niger : http://www.reca-niger.org/spip.php?article232

Gestion des connaissances et genre : Capitalisation des bonnes pratiques en appui à la production agricole et à la sécurité alimentaire
Site web du projet « Capitalisation des bonnes pratiques en appui à la production agricole et à la sécurité alimentaire », lancement en novembre 2010
La démarche du projet « capitalisation », qui fait partie du programme de partenariat FAO-Belgique, est orientée par 3 objectifs : rendre accessible l’information aux agriculteurs/rices ; constituer un capital d’informations et de connaissances ; relier les expériences locales aux connaissances globales. Pour cela, il construit une dynamique de réseautage portant les thèmes du warrantage, de la gestion des intrants et de la communication du genre dans le développement. Vous trouverez sur ce site une présentation du projet ainsi que des documents liés aux réseaux thématiques.
http://www.capitalisation-bp.net/
Les premières activités et produits du réseau « warrantage » sont déjà disponibles: http://www.capitalisation-bp.net/spip.php?article36

Changements climatiques

Les échos de Cancun – bulletins d’information
Coordination Sud, 29 novembre – 10 décembre 2010
Tout au long de la 16ème conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a eu lieu à Cancun, le Gret, sur financement de Coordination Sud, a coordonné la rédaction de 4 bulletins d’information « Les échos de Cancun» qui font des points d’étape des négociations : différents groupes de négociations, sujets phares, thématiques oubliées, arrivée des ministres et enfin bilan.
Vous pouvez télécharger les 4 bulletins « Les échos de Cancun » : – Bulletin n°1 : http://www.coordinationsud.org/Les-Echos-de-Cancun-no1-Cancun-uneBulletin n°2 : http://www.coordinationsud.org/Les-Echos-de-Cancun-no2-LaBulletin n°3 : http://www.coordinationsud.org/Les-Echos-de-Cancun-no3-Arrivee Bulletin n°4 : http://www.coordinationsud.org/Les-Echos-de-Cancun-no4-Copenhague
Pour en savoir plus sur la position de la société civile française sur ces négociations, vous pouvez télécharger le document de position : http://www.coordinationsud.org/spip.php?action=acceder_document&arg=4984&cle=e13cd23f966ad9ce2932db953b9773d7&file=pdf%2Fdoc_de_position_cancun_csud_rac_fr.pdf

Note de décryptage des négociations sur le climat : Cancún
Médiaterre, 29 novembre 2010
Dans le cadre des négociations sur le climat de Cancun, et afin d’éclairer le lecteur sur leur contenu et leurs enjeux, cette note de décryptage a été rédigée avec trois objectifs : (1) aider le public le plus large possible à comprendre l’enjeu de ces négociations en essayant, dans la mesure du possible, d’éviter le jargon trop technique ; (2) décrire le processus, son état d’avancement, ses sujets en débats et ses points de blocage ; et (3) éclairer les points de convergence possible, et les options qui pourraient faire avancer le processus. Dans cette optique, le texte suit une logique historique : comprendre le présent et envisager le futur passe par une maîtrise du passé.
http://www.mediaterre.org/international/actu,20101129090146.html

Négociations climatiques de Cancun: les enjeux pour l’Afrique
Les Afriques, 30 novembre 2010
Suite à l’ouverture du sommet de Cancun, cet article fait le point sur les enjeux de ces négociations pour les pays africains. Comme la majorité des pays de développement, c’est la promesse d’un financement de 30 milliards de dollars sur trois ans (jusqu’en 2012), et de 100 milliards de dollars d’ici 2020, qui a poussé les pays africains à l’adhésion au texte de Copenhague. L’article souligne notamment l’opportunité pour l’Afrique d’évoluer vers une véritable stratégie de financements carbone innovants au travers de deux types d’instruments : les mécanismes de développement propre (MDP) et le développement des marchés du carbone. Il reprend également les attentes et exigences des représentants des pays africains pour ces négociations.
http://www.lesafriques.com/actualite/negociations-climatiques-de-cancun-les-enjeux-pour-l-af.html?Itemid=89?article=269300

L’appel de l’ONU pour un « Plan Marshall pour l’Agriculture »
Afrique Actu, 29 novembre 2010
Cet article reprend les principaux éléments du communiqué dans lequel Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, appelle les participants à la conférence de Cancun à « agir pour lutter efficacement contre le changement climatique et son impact désastreux sur le droit à l’alimentation ».
http://afriqueactu.net/15506/monde-2/lonu-demande-un-plan-marshall-pour-lagriculture

Repenser l’agriculture pour anticiper les impacts locaux du changement climatique
CTA, 10 décembre
Face à l’actuel phénomène de changement climatique, il est de plus en plus fondamental de réfléchir à comment l’agriculture peut répondre aux multiples défis : être productrice d’aliments, mais aussi une solution d’adaptation et d’atténuation en réponse aux changements climatiques, et une réelle voie de développement pour les pays qui en ont besoin. Le changement climatique impose de repenser les pratiques, et ce papier propose quelques recommandations : (i) mieux évaluer les impacts locaux du changement climatique, (ii) (re)concevoir les technologies et pratiques agricoles, ainsi que les mesures d’adaptation et d’atténuation afin d’inclure la diversité, l’innovation et la flexibilité dans le but de répondre aux défis locaux posés par le changement climatique, (iii) transférer les connaissances relatives à ces concepts, technologies, pratiques et mesures à ceux qui en bénéficieront le plus, et enfin (iv) reconnaître que le changement climatique n’est qu’un des nombreux facteurs qui affectent l’agriculture, ce qui nécessite une approche beaucoup plus intégrée qu’elle ne l’est actuellement.
http://knowledge.cta.int/fr/Dossiers/CTA-et-S-T/Developpement/Repenser-l-agriculture-pour-anticiper-les-impacts-locaux-du-changement-climatique

Foncier

Interview de Cheikh Omar Ba, secrétaire exécutif de l’Ipar : « Il faut aller vers une réforme foncière concertée »
SudOnline, 15 décembre 2010
Dans le cadre de la finalisation de plusieurs études conduites par l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (Ipar) portant sur les mécanismes de sécurisation foncière mais aussi sur l’accaparement des terres au Sénégal, Cheikh Omar Ba, secrétaire exécutif de ce Think Tank, nous présente au travers de cette interview, sa vision de la réforme foncière au Sénégal. Il mentionne notamment le travail de documentation et capitalisation qui a été entrepris avec les organisations sur ce processus, souligne l’importance d’envisager une restructuration du foncier pour espérer que les paysans sénégalais puissent nourrir le Sénégal, tout en renforçant les agricultures paysannes et limitant l’exode rural. Il ponctue son entretien en proposant un « binôme exploitations familiales – agro-business » pour booster l’agriculture, avec une clé de répartition appropriée de l’allocation des surfaces comme principal enjeu.
http://www.sudonline.sn/-il-faut-aller-vers-une-reforme-fonciere-concertee-_a_709.html
Un autre article de Walf Fadjri sur ce sujet « Sécurisation foncière : le Sénégal sur un champ de haies » : http://www.walf.sn/economique/suite.php?rub=3&id_art=69565

Gestion décentralisée ou locale du foncier ? Le cas du Niger
Agter, 10 décembre 2010
En Afrique de l’Ouest, la décentralisation de la gestion foncière rurale est considérée comme la voie à suivre par nombre d’acteurs. À travers les commissions foncières (Cofo), le Niger a cependant mis en place depuis plus d’une décennie un système original de gestion locale du foncier rural avant même le processus de décentralisation. Cette fiche présente les acquis et difficultés du système de gestion foncière locale résultant des commissions foncières et questionne son articulation avec le processus nouveau de la décentralisation.
http://www.foncier-developpement.org/outils/gestion-decentralisee-ou-locale-du-foncier-le-cas-du-niger-par-adam-kandine

Accaparement des terres

Des investisseurs saoudiens seraient prêts à prendre le contrôle de la production de riz au Sénégal et au Mali
Grain, 30 novembre 2010
Au Mali comme au Sénégal, ainsi que dans d’autres pays africains, des investisseurs saoudiens seraient en train d’acquérir des surfaces de plusieurs centaines de milliers d’hectares de terres agricoles, afin d’y cultiver du riz qui serait, à 70%, destiné à alimenter le marché saoudien. L’article fait ici le point sur ces transactions à partir des informations disponibles, bien que les termes des contrats liés à ces projets soient tenus secrets, et souligne qu’il est urgent de rendre public tous les détails concernant l’avancement de ces transactions. Grain rappelle enfin que « si le projet se réalise, des centaines de milliers de paysans et d’éleveurs (…) seront privés d’accès aux terres et à l’eau, et la sécurité alimentaire nationale sera mise en danger ».
http://farmlandgrab.org/wp-content/uploads/2010/11/atg-28-fr.pdf

Appel du forum de Kolongo contre l’accaparement des terres
CNOP, AOPP, Sexagon, Forum des OSC, Faranfasi so, 15 décembre 2010
Les 19 et 20 novembre 2010, les paysans et paysannes maliens du Collectif des organisations paysannes et de la Coalition du forum des organisations de la société civile se sont réunis à Kolongo afin de définir une vision concertée commune sur les impacts de l’accaparement des terres et d’aboutir à une synergie d’actions. À l’issue de ces deux journées, un mémorandum a été élaboré à destination du gouvernement malien : il l’exhorte à adopter une politique foncière agricole, lui rappelle que chaque malien/ne a droit à la propriété foncière et que les ressources naturelles sont inaliénables, l’encourage à geler les travaux d’aménagement de l’Office du Niger dans les sites litigieux, et l’exhorte à engager un dialogue politique avec la profession.
http://www.cnop-mali.org/IMG/pdf_Appel_de_Kolongo_final.pdf
Retrouvez les témoignages et réactions des participants au forum ainsi que des autorités maliennes :

Rien ne va plus à l’Office du Niger : l’État, les investisseurs et les exploitants à couteaux tirés
Malijet.com, 29 novembre 2010
Alors que les petits producteurs de la zone Office du Niger au Mali, et particulièrement ceux de Sanamandougou, dénoncent le projet de l’État de céder des terres de l’Office à des investisseurs étrangers, une conférence de presse s’est tenue le 21 novembre à la direction de l’Office. Le PDG de l’Office a rappelé que ces parcelles sont la propriété de l’État, qui est habilité à les donner ou retirer.
http://www.malijet.com/actualite_economique_du_mali/rien_ne_va_plus_l_office_du_niger_l_etat_les_investisseurs_et_le.html

Financement de l’agriculture

Assemblée nationale : 34,13 milliards pour consolider la productivité agricole
L’Essor, 29 novembre 2010
L’Assemblée nationale malienne a adopté, fin novembre, un projet de loi allant dans le sens de la modernisation de l’agriculture, autorisant la ratification de l’accord signé entre le Mali et l’Association internationale du développement (Ida) pour le financement du Projet d’accroissement de la production agricole (Papam), d’un montant de 34,13 milliards. L’ambition de ce projet est de consolider les projets antérieurs et d’accroître la productivité des exploitations. Il devrait aider à faire face aux principales contraintes liées à la productivité agricole, à développer les technologies d’intensification de l’irrigation à petite échelle, et à poursuivre la gestion de l’eau. Il contribuera aussi au développement de 3 000 hectares de terre.
http://www.essor.ml/actualite/article/assemblee-nationale-34-13

Politiques agricoles

Les subventions agricoles dans les pays étrangers: différents chemins pour des objectifs communs (Crop subsidies in foreign countries : Different Paths to Common Goals)
Ceri, avril 2009
Le rapport présenté ici est une mise à jour du rapport de 2007 sur les politiques agricoles internationales menée par l’Institut de recherche économique sur le coton (Ceri) aux États-Unis. Cette étude vise à faire un état des lieux des subventions agricoles et des mesures de protection actuellement appliquées sur 7 principales cultures (maïs, coton, riz, sorgho, soja, sucre et blé) par un échantillon de 21 pays développés et en développement. Elle montre notamment que (i) tous les pays utilisent des outils ou combinaisons d’outils variés en soutien à leurs agricultures, (ii) les gouvernements des pays industrialisés sont en évolution vers l’adoption de découplages des paiements directs; (iii) les pays en développement ont tendance à coupler leurs programmes de soutien des prix avec des politiques de subventions aux intrants, créateurs de distorsion commerciales ; (iv) le niveau de protection tarifaire des pays en développement est plus élevé que celui des pays industrialisés.
L’étude est disponible en anglais : http://www.aaec.ttu.edu/ceri/NewPolicy/Publications/StaffReports/CropSubsidiesInForeignCountries_2009.pdf
Retrouvez également un résumé en anglais de l’étude sur le site d’Inter-réseaux : http://inter-reseaux.org/ressources-thematiques/politiques-agricoles/article/les-subventions-agricoles-dans-les

Croissance verte

Conférence « Les agriculteurs du monde et la croissance verte »
Farm, 7-8 décembre 2010
Les 7 et 8 décembre 2010 s’est tenue à Paris la conférence « Les agriculteurs du monde et la croissance verte », organisée par la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm). La conférence s’est articulée autour de 3 sessions : 1 : vers une révolution dans les systèmes de production ? 2 : Produire mieux en condition de sécheresse – la tolérance à la sécheresse des espèces végétales cultivées. 3 : Quelle rémunération des agriculteurs par les marchés environnementaux ? L’ensemble des présentations des intervenants et des documents distribués aux participants est maintenant disponible.
http://www.fondation-farm.org/spip.php?article732

L’agriculture peut-elle accéder aux marchés du carbone ?
Farm, version provisoire, décembre 2010
Dans le cadre de la session 3 de la conférence « les agriculteurs du monde et la croissance verte », une étude sur l’agriculture et les marchés du carbone a été présentée. Elle fait d’une part le point sur les liens entre agriculture et changement climatique et sur le fonctionnement des marchés du carbone. Il permet d’autre part d’éclairer le lecteur sur les raisons qui ont conduit à écarter l’agriculture de la régulation internationale, et présente une analyse du potentiel de l’agriculture dans l’atténuation du changement climatique ainsi qu’une évaluation des possibilités de rémunération des agriculteurs pour leur contribution à la lutte contre le changement climatique.
http://www.fondation-farm.org/zoe_fic/conf2010_etudecarbone_farm.pdf

Motorisation agricole

L’énergie de l’espoir
Spore (CTA) n°150, décembre 2010-janvier 2011
Alors que l’augmentation de la production agricole est aujourd’hui vitale pour les pays du Sud, cet article de Spore s’interroge sur la capacité de la motorisation agricole à engendrer une hausse de la productivité. La motorisation apparaît en effet comme une solution incontournable : elle permet de diminuer la pénibilité du travail, d’augmenter les surfaces cultivées, de diminuer l’exode rural, etc. Mais sa diffusion nécessite toutefois de faire sauter certains verrous, notamment ceux de l’insécurité foncière, du morcellement des exploitations, et du coût des équipements. Différentes solutions à ces blocages sont présentées, telles que la mécanisation partagée, l’assemblage local du matériel, etc. Il est enfin rappelé que la motorisation n’est qu’un facteur parmi d’autres d’intensification agricole, et que, pour réussir, ces initiatives doivent être adaptées à la demande et aux conditions locales.
http://spore.cta.int/index.php?option=com_content&task=view&lang=fr&id=1523&catid=10

Riz – Sénégal

Création d’une Société de promotion et de commercialisation du riz local
APS, 26 novembre 2010
L’assemblée générale constitutive de la Société de promotion et de commercialisation du riz local (SPCRL) s’est tenue le 25 novembre dernier. La création de cette société, fruit d’une longue concertation entre les acteurs de la filière riz et le ministère du Commerce, a pour objectif d’améliorer la valorisation et la commercialisation du riz produit au Sénégal. Les difficultés de commercialisation de ce riz local étant essentiellement liées à un déficit de transformation, l’une des actions prioritaires sera la modernisation des unités de transformation permettant d’obtenir un riz de qualité. La création de cette société s’inscrit dans la dynamique de réduction des importations (baisse de 59% entre 2007 et 2010) et de renforcement de la production locale (hausse de 222% entre 2007 et 2009).
http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=74325

Coton

L’envolée des cours du coton profite aux agriculteurs africains
Afrique avenir, 13 décembre 2010
Les cours du coton connaissent une envolée depuis octobre 2010, qui s’explique par une forte hausse de la demande chinoise, liée à de mauvaises récoltes en Asie. Alors que la production cotonnière africaine était en chute, avec une baisse de 50% de la production ces 6 dernières années liée à la concurrence des Etats-Unis, cette hausse des prix pourrait permettre de remettre progressivement à flots les sociétés cotonnières, déficitaires. Les producteurs burkinabé, quant à eux, devront attendre quelques mois avant d’en toucher les bénéfices, les prix étant en effet fixés à l’avance sur la base d’une moyenne annuelle. Ils devraient recevoir des ristournes rétroactives au mois de mai 2011.
http://www.afriqueavenir.org/2010/12/08/l%E2%80%99envolee-des-cours-du-coton-profite-aux-agriculteurs-africains/

Le Cameroun veut augmenter sa production cotonnière
Investiraucameroun.com, 13 décembre 2010
Alors que la production cotonnière camerounaise a connu une forte décrue ces dernières années (350 000 tonnes produites en 2004 contre 150 000 en 2009), les pouvoirs publics ont mis sur pied un programme visant la « relance immédiate » de la production, en subventionnant les producteurs locaux. Ces efforts ont porté leurs fruits, avec une production en hausse qui pourrait tourner autour de 300 000 tonnes. Les autorités insistent également sur la transformation locale, afin de favoriser la création d’emplois, le renforcement du tissu industriel ainsi que le renflouement des caisses de l’État.
http://www.investiraucameroun.com/actualites/le-cameroun-veut-augmenter-sa-production-cotonniere-256

Coton OGM

Le débat autour du coton OGM refait surface
Le Figaro, 10 septembre 2010
La flambée des cours du coton ainsi que la crainte d’une diminution des stocks, en lien avec les aléas climatiques, remettent le Bt à l’ordre du jour des discussions sur le coton. Le Bt est un coton génétiquement modifié, commercialisé par Monsanto depuis 1996, qui a des propriétés insecticides. Il est cultivé sur près de la moitié des 33 millions d’hectares de coton de la planète, et le Burkina Faso lui consacre déjà ¼ de ses surfaces en coton. Mais si ce coton OGM a suscité beaucoup d’enthousiasme dans les premières années de son utilisation, les publications actuelles font preuve de plus de méfiance : son efficacité ne serait plus suffisante, il aurait pour effet le développement d’insectes plus résistants et l’appauvrissement des sols. Face à cette situation, un retour à la culture du coton conventionnel est, d’après Michel Fok du Cirad, pertinente.
http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2010/09/01/04012-20100901ARTFIG00686-le-debat-autour-du-coton-ogm-refait-surface.php

Coton : à fond pour les OGM
Jeune Afrique, 30 novembre 2010
Le Burkina Faso est le premier pays producteur de coton en Afrique, mais aussi l’un des dix premiers producteurs de coton OGM, avec un objectif de production de 600 000 tonnes pour la campagne 2010-2011. Si l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) défend la culture de coton OGM, qui, selon son président, a un meilleur rendement, le Réseau des organisations paysannes et de producteurs d’Afrique de l’Ouest (Roppa) n’est pas de cet avis. Son président, Djibo Bagna, dénonce un système qui rend les producteurs dépendants et un manque d’expertise sur ces semences.
http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2601p085-087.xml1/coton-ogm-burkina-faso-productioncoton-a-fond-pour-les-ogm.html

OGM

Cultures OGM en Afrique de l’Ouest : Après le Burkina Faso, bientôt le Mali, le Togo, le Sénégal…
Malijet, 1er décembre 2010
Comment faire face aux défis liés à la productivité agricole et à la sécurité alimentaire en Afrique ? Les cultures OGM peuvent-elles être une réponse ? Comment assurer une diffusion sécurisée des cultures transgéniques et une bonne coexistence avec celles conventionnelles, non GM, dans le contexte ouest-africain ? Quels avantages et inconvénients certains pays comme le Mali, le Togo, le Bénin et le Sénégal, ont-ils à entrer dans la culture d’OGM ? Autant de questions d’importance au centre d’un atelier régional qui s’est tenu à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, du 24 au 26 novembre 2010.
http://www.malijet.com/a_la_une_du_mali/cultures_o_g_m.html

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