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publié dans Ressources le 19 janvier 2015

Nicaragua : Analyse des mutations agraires engendrées par l’implantation et la croissance d’une entreprise sucrière multinationale

AGTER

Agriculture familialeAgro-business/ Agriculture intensiveAnalyse, synthèse

Agter a réalisé une « Analyse des mutations agraires engendrées par l’implantation et la croissance d’une entreprise sucrière multinationale » au Nicaragua. Cette analyse livre la conclusion suivante :

Bien que l’histoire du pays ait été marquée par de fortes revendications paysannes et une réforme agraire ayant abouti à une redistribution partielle des terres, le gouvernement encourage aujourd’hui les projets agro-industriels de grande ampleur au dépend des agricultures familiales. Ces dernières sont de plus en plus asphyxiées par les politiques publiques, ayant très peu de subventions et d’accès au crédit (spécialement dans la zone de Chinandega). Pourtant, cette étude montre qu’elles produisent plus de valeur ajoutée que l’agro-industrie sucrière et que cette création de richesses est destinée à la rémunération du travail et non du capital.

Un autre aspect à mettre dans la balance est le désastre écologique et sanitaire qu’engendre dans cette région du Nicaragua la monoculture de canne à sucre intensive en intrants. La maladie rénale chronique sévit au sein des ouvriers agricoles, les puits des villages proches des parcelles de canne sont asséchés et les récoltes des parcelles paysannes des environs sont endommagées par les épandages aériens des produits.

Ainsi, installé sur les meilleures terres d’Amérique Centrale, Pantaleon s’accapare une rente différentielle considérable, tout en sous-payant la main d’œuvre, pour rémunérer les capitaux investis dans le projet.

Il est important de souligner que ce projet a pu être réalisé grâce aux financements internationaux octroyés par la Banque Mondiale et, dans une moindre proportion, par PROPARCO, un établissement financier qui fait partie du groupe AFD. Ces derniers ont investi plus de 210 millions de $, arguant sur les effets sociaux, économiques et environnementaux positifs. Ce prêt a en fait permis aux capitalistes d’étendre leur exploitation des ressources humaines et naturelles de la zone, d’une façon qui, au regard des observations que nous avons pu faire dans la région, ne semble pas vraiment « durable ».

Lire l’analyse : http://www.agter.org/bdf/fr/corpus_chemin/fiche-chemin-464.html

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