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publié dans Ressources le 20 novembre 2013

Introduction et présentation du dossier d’AGTER sur la gouvernance des forêts au Cameroun

AGTER AGTER

ForêtCameroun

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Depuis sa création en 2005, l’association internationale aGter, dont la raison d’être est de contribuer à l’amélioration de la gouvernance de la terre, de l’eau et des ressources naturelles, avait surtout travaillé sur les questions foncières. Les forêts, qui recouvrent un tiers de la surface terrestre et revêtent une importance fondamentale en tant que bien commun à toute l’humanité, ne pouvaient rester exclues de la réflexion que mène l’association. Depuis 2010, aGter a engagé un chantier de réflexion sur la gouvernance des ressources forestières, dont la spécificité est de travailler en parallèle sur des réalités diverses de différentes régions du monde, en croisant les regards et les approches afin d’enrichir la réflexion.

Le Cameroun et le Guatemala, deux pays très différents autant d’un point de vue géographique que pour leur histoire et leur culture, ont été les premiers à faire l’objet de ce travail d’analyse et de documentation. Par delà les différences, des enjeux communs apparaissent lorsque l’on s’intéresse aux formes de gestion des ressources naturelles et aux choix politiques qui les ont fondées.

Pour la réalisation de ce travail, aGter a choisi de s’associer à un réseau mondial qui réunit un certain nombre d’organisations forestières, la coalition Rights and Ressources Initiative (RRI) et qui travaille à la reconnaissance et au renforcement des droits des populations et communautés forestières dans différents pays.

Les organisations membres de RRI au Cameroun ont participé à la réflexion et à la conception des documents qui composent ce dossier. Celui-ci s’est construit d’une façon collective, en recueillant des contributions plurielles. Deux étudiantes de Master, encadrées par aGter et accueillies en 2011 et en 2012 par le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) ont contribué à ce travail.

Les deux principaux objectifs de ce dossier sont :

  • renforcer les capacités et le fonctionnement des organisations qui œuvrent pour la reconnaissance et la protection des droits des populations forestières, au Cameroun, notamment dans leur travail de plaidoyer et de propositions politiques ;
  • alimenter, au Cameroun et dans d’autres pays du monde, la réflexion sur la gouvernance des forêts et sur le rôle des communautés locales, paysannes et indigènes, dans la mise en place de systèmes de gestion des ressources forestières capables d’assurer leurs moyens de vie tout en préservant les ressources naturelles. Le cas du Cameroun n’est pas présenté comme un modèle, mais comme une base d’expériences utiles. La mise en perspective avec l’autre dossier construit sur la même période au Guatemala permet de mieux comprendre les évolutions et d’apporter des éléments pour la réflexion et la formulation de propositions. Celles-ci seront à construire au cas par cas, en fonction des spécificités de chaque pays.

Ce dossier ne prétend pas à être exhaustif sur l’ensemble des questions qui concernent la gouvernance des forêts au Cameroun. Certains aspects, comme celui des concessions forestières industrielles, ne sont abordés que partiellement, bien qu’ils représentent dans le panorama de la gestion forestière au Cameroun une dimension considérable : sur près de 20 millions d’hectares de forêt, 6,4 avaient été classés en 2009 comme des forêts de production à long terme et faisaient l’objet de telles concessions.

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